À propos d'un expert en éducation

Le 24 mai 2018, le média en ligne "The Conversation" (« L'expertise universitaire, l'exigence journalistique ») a publié un article de François Taddei, « A l'école, le portable, c'est le couteau suisse du XXIe siècle ». Nous proposons ci-dessous une critique de ce texte plus militant que scientifique, dont l'objet est de promouvoir une certaine vision de l'école et des enseignants.

Par A. Hart-Hutasse et C. Cailleaux, enseignant.e.s.

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François Taddei, un héraut de l'innovation

François Taddei s’est imposé ou plutôt nous a été imposé depuis quelques années comme un acteur central des débats sur l’éducation et sur « l'innovation » pédagogique. Ce surgissement rapide d’un biologiste, chercheur à l'INSERM, dans un champ qui lui était a priori étranger rappelle à plusieurs égards celui, plus récent, d’un Laurent Alexandre dans le domaine de l'intelligence artificielle et des neurosciences[1]. Et ce surgissement est multiple.

Dans l’espace médiatique tout d’abord, F. Taddei multiplie les interventions[2] et bénéficie de soutiens indéfectibles, faisant par exemple de son centre d’études, le Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), « la référence française en termes d’innovation dans l’éducation ».[3] Dans le champ institutionnel, il s’est affirmé comme expert, rédigeant des rapports (sur la « société apprenante ») pour l'actuel ministre de l’Éducation nationale – et pour la précédente[4], ainsi que pour des organismes internationaux tels l'OCDE - rapports qui alimentent la maigre liste des publications « scientifiques » du CRI[5]. Il a été brièvement nommé membre de l’éphémère Conseil National de numérique en décembre 2017 par le gouvernement d'E. Philippe[6].

Enfin, on le retrouve très investi dans un troisième secteur, celui des « tiers-lieux » comme il les appelle lui-même. Il s’agit par exemple des conférences TedX, de talks organisés par des fondations pseudo-philantropiques (comme Ashoka, dont il est VRP)[7], ou encore de foires commerciales pour start-ups et autres industriels du numérique éducatif[8]. Mais l'exemple paradigmatique de ces « tiers-lieux » n’est-il pas le CRI de F. Taddei[9]? La fiche de présentation sur le site The Conversation rappelle en effet que « le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) expérimente et diffuse de nouvelles manières d’apprendre, d’enseigner, de faire de la recherche et de mobiliser l’intelligence collective, dans les domaines des sciences de la vie, des sciences de l’apprendre et du numérique. (…) Depuis ses débuts il est soutenu et accompagné de façon déterminante par la Fondation Bettencourt Schueller. Le CRI bénéficie également des programmes d’investissements d’Avenir, du soutien de la Mairie de Paris et de nombreux partenaires ».[10] L’argumentaire marketing est bien en place : les tiers lieux sont les parangons de l'ouverture, de la disruption, des synergies dépassant les blocages et crispations de l’Ancien monde. Dans les faits, il s’agit surtout de faire tomber les frontières entre le privé et le public, entre le domaine du profit et celui du bien commun, dans un esprit très macronien du « en même temps ». Ainsi, le 23 mai dernier, la réception des géants mondiaux du numérique à l’Élysée s’est curieusement transformée en un sommet du « Tech For Good »[11] : gigantesque imposture qui veut nous faire croire que des acteurs privés connus pour leurs stratégies d’exil fiscal, de mise en concurrence des travailleurs et de saccage de l’environnement souhaitent concilier recherche du profit et défense du bien commun.

F. Taddei est donc on ne peut plus légitimé pour livrer son analyse sur l'utilisation des téléphones portables à l'école au Magazine de l’Éducation. Édité par la plateforme TECHEDULAB de l’Université de Cergy-Pontoise et publié depuis 2017, ce magazine « s’adresse aux professionnels et décideurs des politiques de l’éducation mais aussi à qui veut comprendre les faits éducatifs ».[12] L’article a été reproduit en ligne par The Conversation (dont le CRI est « partenaire hôte »)[13].

Un avis d’expert sur le numérique à l'école ?

Pour ne pas trahir la pensée de F. Taddei, nous avons décidé d’en suivre le déroulement pas à pas. Chaque passage en italique est donc issu de l’article en question.

  • Le potentiel des nouvelles technologies pour l’apprentissage et l’éducation est en grande partie non évalué. Il manque de recherche précise sur le sujet et notamment de recherches sur ce qui se passe dans le terrain et pour chacun des apprenants, et ce à tous les âges de la vie. Il y a peu d’évaluations en dehors de sentiments personnels.

« Peu d’évaluations » du potentiel du numérique éducatif ? Vraiment ? Il est tout de même surprenant qu’un spécialiste de la pédagogie comme F. Taddei ne cite pas les études assez nombreuses analysées par exemple par A. Tricot et son équipe[14]. Plus surprenant encore qu'il ignore une étude de l’OCDE rappelant que « dans le meilleur des cas, l’incidence du numérique sur la performance des élèves est mitigée »[15]. Les évaluations existent bel et bien, mais F. Taddei préfère poursuivre (rappelons-le, dans un média qui se réclame de « l'expertise universitaire ») sans jamais citer la moindre étude, en s’appuyant au contraire sur ses « sentiments personnels » qu’il présente systématiquement comme des affirmations incontestables, volontiers injonctives. Continuons.

  • L’une des questions centrales est : a-t-on appris à apprendre ? Et a-t-on appris à apprendre de manière critique à l’heure du numérique ? Car on peut aussi être manipulé par le numérique. Tout moyen de communication est aussi un moyen de manipulation, on l’a vu de Goebbels à Trump ou Daesch. Plus on a des outils de communication efficaces, plus il faut développer l’esprit critique et la capacité à distinguer le bon grain de l’ivraie, ce qui est tout sauf évident même pour un adulte et a fortiori pour un enfant ou un adolescent.

De la même façon que F. Taddei prétextait plus haut la faiblesse d’études scientifiques pour mieux se débarrasser du poids de la preuve, il  souligne les dangers du numérique de manière on ne peut plus vague et caricaturale pour mieux éviter toute approche critique. Il préfère rejoindre au plus vite la voie de l'enthousiasme technophile.

  • Par contre ce que le numérique permet, par rapport à la radio par exemple, c’est qu’on peut tous produire et partager et que l’on peut facilement documenter ce que l’on fait. On peut échanger plus largement et à toutes les échelles. On a donc cette possibilité, non seulement d’apprendre à lire, écrire mais d’accueillir une production faite par d’autres et de soi-même produire, via l’écrit ou tout un tas d’autres dispositifs que le numérique permet. Il faut non seulement apprendre à décrypter les messages que l’on reçoit mais il faut aussi apprendre à partager ses idées, ce qui suppose apprendre à les mettre en ordre, avoir une capacité critique sur soi-même mais aussi d’accepter la critique de l’autre. Une critique qui bien sûr doit être bienveillante et constructive.

F. Taddei oppose curieusement radio et numérique. Est-il possible qu’un si grand pédagogue et scientifique ignore que les radios sont aujourd’hui numériquement enregistrées et diffusées, est-il pensable qu’il ignore l’existence des webradios dans le cadre scolaire ? Les supposés atouts du numérique mis en avant (tous produire, partager, apprendre à lire et à écrire, développer l’esprit critique, être bienveillant) ne lui sont ni consubstantiels, ni spécifiques. Si F. Taddei s’était souvenu des études que nous avons citées plus haut – et qu’il a évidemment lues, il aurait rappelé que le numérique n’est pas une plus-value dans ces domaines. Mais il a encore un argument : le numérique rend possible d’échanger plus largement, à toutes les échelles ! Curieusement, notre expert confond numérique et internet, voire numérique et réseaux sociaux. Ce flou lui permet d’esquiver de nombreuses questions fondamentales, notamment celle de la sécurité des données partagées par les élèves sur les réseaux. Les problèmes techniques, juridiques, éthiques et économiques que rencontrent les enseignant.e.s sur le terrain ne sont pas abordés ici (ni ailleurs), si ce n’est de manière on ne peut plus allusive ou caricaturale.

Un article prétexte pour promouvoir la « société apprenante »

  • Une des grandes difficultés, c’est qu’aujourd’hui les enseignants sont très peu accompagnés. La formation initiale est perfectible comme tout dispositif et la formation continue plus encore, car elle est loin d’être à la hauteur des enjeux et en particulier des enjeux de transformation.

Nouvelle affirmation gratuite, cryptique (que peut bien signifier « enjeux de transformation » ?), qui a la force de la rengaine pour elle. On l’entend résonner à travers articles médiatiques, discours et rapports institutionnels[16] : les professeur.e.s sont mal formé.e.s, voire incompétent.e.s, il est temps que d’autres vecteurs de formation prennent le relais. Et sur ce point, François Taddei est plus disert.

  • On a donc besoin d’un vrai développement professionnel et d’adosser ce développement professionnel aux résultats de la recherche. Et cela peut se faire en s’appuyant notamment sur les laboratoires de recherche, si ceux-ci font l’effort de rendre accessibles leurs savoirs et résultats à tous les publics, à commencer par les professeurs. Il faut permettre à chaque enseignant de s’approprier les meilleures pratiques et de les adapter au contexte spécifique qui sont les siens. Il suffit qu’une fraction des enseignants le fasse, qu’il documente ce qu’il en fait pour permettre à d’autres de s’en servir.

On retrouve ici la trace du grand projet de François Taddei : la « société apprenante ». Un plan d'action même, dont il nous expose tout le déroulé : des chercheurs (François Taddei ?) travaillant dans des laboratoires de recherche (le CRI ?) offrent magnanimement leurs lumières à une avant-garde d'enseignant.e.s (les changemakers d’Ashoka ?). Cette avant-garde lit la recherche, s’approprie les « meilleures pratiques » (définies par le CRI ?) et permet ainsi aux autres (la plèbe) de s’en servir. Dans cette logique assez peu bottom-up, l’immense majorité de nos collègues (les non-innovants, les non-changemakers) sont quasiment réduits au rôle d’exécutants, tout juste bons à « s’approprier » des solutions clés-en-main et à les « adapter ». F. Taddei oublie ainsi qu’au quotidien, ce sont des centaines de milliers de professeur.e.s qui conçoivent leurs cours, en fonction d'objectifs d'apprentissage et d'éducation, il ignore manifestement qu'il s'agit de l'essence même de leur métier, de leur professionnalité. Finalement, au-delà des envolées sur l’horizontalité de la société apprenante, notre expert se place dans la même logique que le Ministère élaborant pour les professeur.e.s des écoles le fameux livret orange destiné à leur expliquer comment faire leur métier[17]. Car, à l’instar de J.-M Blanquer, F. Taddei sait.

Encourager « à bon escient » l'utilisation des couteaux suisses par les élèves

  • Par exemple l’utilisation des portables à l’école. Il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre : tout accepter ou tout interdire. A minima ce qu’il me semble important de développer c’est la capacité à utiliser l’outil à bon escient.

F. Taddei aborde enfin le supposé sujet de son article : les portables à l’école. L'actualité lui en a peut-être fourni le prétexte, avec la discussion en cours à l'Assemblée Nationale d'une loi qui modifierait le Code de l’Éducation en la matière[18]. Mais il caricature le débat (tout accepter/tout interdire) esquivant une nouvelle fois toute interrogation un peu fine et concrète sur les espaces et la diversité des usages, sur l’âge des élèves, la question des données, des coûts, etc. Si dans leur communication à propos de la nouvelle loi les députés LREM ainsi que le Ministre Jean-Michel Blanquer mettent l'accent sur le mot « interdiction », qui plaît à un certain électorat, le terme préféré du Ministre pour évoquer les usages du numérique à l'école est bien le « discernement », si proche du « à bon escient » de notre expert. Contrairement à ce que laissent entendre les échos médiatiques majoritaires, l’un des objectifs de la loi est d'encourager l'utilisation des téléphones portables dans les activités pédagogiques[19]. A ce propos, F. Taddei propose courageusement quelques exemples.

  • Il est ainsi possible d’installer dans les téléphones portables un système qui permet d’accéder aux données des capteurs : donc, si vous êtes prof de physique vous pouvez étudier le moment des pendules et enregistrer directement sur votre téléphone les oscillations du pendule. Si vous voulez étudier la chute libre, vous pouvez étudier l’accélération que subit un outil de ce genre. Vous pouvez en cours de géographie vous en servir géolocaliser une partie de l’espace ou en cours de sport utiliser le GPS pour que les élèves voient le parcours qu’ils vont faire. Toutes les traces numériques que ces appareils peuvent enregistrer, on peut les détourner pour les utiliser à des fins pédagogiques.

Nous ne nous prononcerons pas sur les « pistes » fournies aux enseignants de sciences physiques. En tant que professeur.e.s d'histoire-géographie, nous sommes ébahis face à la recommandation de « se servir d’un téléphone pour géolocaliser une partie de l’espace » : quelle partie de l’espace ? Dans quel but ? L’école est-elle là pour aider Google ou Apple à géolocaliser nos élèves avec leurs smartphones ? La géographie se réduit-elle à un exercice de localisation aux yeux de F. Taddei ? Il ne peut ignorer l’existence de cartes topographiques en papier, que nos collègues d’EPS s’efforcent de promouvoir au lieu des smartphones, précisément parce qu’ils savent ce que signifie leur métier, et cette activité : apprendre aux élèves à s’orienter, par eux-mêmes, grâce à une carte, en observant leur environnement, en décidant d’un itinéraire et non pas en laissant un téléphone le faire à leur place. Il ne devrait pas ignorer non plus, en spécialiste de l'innovation, l’existence de recherches préoccupantes en ce domaine, comme cette étude japonaise de 2013, affirmant que « les utilisateurs de GPS subissent une perte de mémorisation de leur parcours de l’ordre de 20% par rapport à ceux qui n’utilisent pas le GPS »[20]. Mais F. Taddei a mieux à écrire.

  • Plutôt que dire aux élèves que c’est un instrument qu’il faut absolument éviter, il faut leur apprendre que c’est une boîte noire qu’ils se doivent de comprendre pour en utiliser au mieux les potentialités. Le portable c’est le couteau suisse du XXIe siècle. Il faut donc apprendre à s’en servir. On sera d’autant plus écouté par les élèves, qu’on en aura montré les potentialités

Qui dit aux élèves « d’absolument éviter » leur portable ? Là encore, l'auteur préfère les discours vagues et les hommes de paille, bien pratiques pour esquiver tout débat. Et pour revenir à ses propos précédents, en quoi ce qu'il propose comme exemples d'activités permettrait un seul instant d’apprendre aux élèves que leur téléphone est une « boîte noire » ? En quoi l’image du couteau suisse est-elle pertinente, en milieu scolaire ? A-t-on jamais appris à se servir d’un couteau suisse en classe ? Pourquoi un.e professeur.e qui aurait montré aux élèves les potentialités de leur téléphone portable serait-il « plus écouté par les élèves » ? On aimerait des réponses, mais chacun des éléments avancés ici par l’auteur est gratuit. Et ces éléments gratuits sont assemblés par des connecteurs prétendument logiques qui sont en fait autant de connecteurs magiques.

« Apprendre à apprendre » ou la meilleure manière d'accepter le monde tel qu'il est

  • Apprendre à apprendre est le maître mot. C’est la meilleure manière de s’adapter au monde. C’est vrai des individus, c’est vrai des collectifs.

F. Taddei est biologiste de formation. Il a consacré ses recherches au vieillissement et à la variabilité génétique de bactéries[21]. Tout cela semble à mille lieues du métier d’enseignant.e. Et pourtant, la conclusion de cet article nous plonge au cœur de ce qui constitue sa démarche depuis plusieurs années : transposer au domaine de l’éducation l’adaptation au changement qu’il a étudiée chez les bactéries. F. Taddei ne fait aucunement mystère de cette démarche intellectuelle. Bien au contraire, il la revendique comme le rappelle cet article de 2009 : « François Taddei vient d’achever, à la demande de l’OCDE, un rapport sur les orientations à donner à une réforme de l’éducation. Il a un credo, emprunté à Charles Darwin : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.» Et une conviction : le système le plus performant sera celui qui forme les meilleurs autodidactes. »[22]

Plus qu’une analogie, F. Taddei entend bien mener une transposition de l’échelle des bactéries à celle des humains, de l’ordre de la mutagénèse (fût-elle artificielle) à celui de l’éducation, de la théorie de la sélection naturelle aux processus d’apprentissages d’enfants et d’adolescents. En résumé, il assimile biologique et culturel reprenant un des axes classiques de légitimation des dominations[23]. Ce faisant, le discours de F. Taddei disqualifie toute forme de contestation ou de résistance. Lorsqu’il est question de changement, il ne s’agit que d’un slogan marketing, celui des changemakers d’Ashoka, les leaders qui nous montrent comment nous adapter au monde tel qu’il va. « Apprendre à apprendre » n’a donc pas à ses yeux de vertu en soi, il ne s’agit que de trouver la meilleure stratégie d’adaptation et survie face à un changement, jamais clairement défini, mais qu’il faut savoir suivre : « l’école doit s’adapter à la folie du monde, c’est-à-dire au changement du monde »[24]

En conclusion, derrière tout un discours en apparence creux, déconnecté du terrain et boursouflé de novlangue, il y a bien une pensée qui s’avance, légitimant les inégalités, les hiérarchies[25], et la nécessaire soumission de la société à l’obsession du court terme capitaliste. Quoi d’étonnant ? N’est-ce pas Liliane Bettencourt, alors femme la plus riche de France, qui a permis par sa fondation l’existence même du CRI de F. Taddei[26] ? Est-ce donc cela qu’il nous faudrait apprendre et enseigner : l’éducation comme lutte pour la survie et le mécénat de milliardaires comme seule planche de salut ?

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[1] http://www.acrimed.org/Sciences-peut-on-publier-n-importe-quoi-dans-L

[2] https://www.franceculture.fr/personne-francois-taddei

https://www.franceinter.fr/personnes/francois-taddei https://www.lemonde.fr/festival/article/2016/06/15/francois-taddei-il-est-temps-de-passer-a-une-ecole-de-la-confiance_4950879_4415198.html

https://www.canal-u.tv/video/universite_paris_diderot/13min_apprendre_au_21e_siecle_francois_taddei.12443

https://www.youtube.com/watch?v=m9zXFElssh8&feature=youtu.be

[3] Citation complète : « En quelques années François Taddei a fait du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) la référence française en termes d’innovation dans l’éducation. » voir https://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/03/21/francois-taddei-chercheur-interdiscipline_1852156_1650684.html ou encore http://orientation.blog.lemonde.fr/2017/06/12/comment-definir-une-societe-apprenante-les-reponses-de-francois-taddei/

[4] « Vers une société apprenante », rapport remis à N. Vallaud Belkacem, le 5 avril 2017 (écrit avec C. Becchetti-Bizot et G. Houzel) http://www.education.gouv.fr/cid115649/vers-une-societe-apprenante-rapport-sur-la-recherche-et-developpement-de-l-education-tout-au-long-de-la-vie.html ; « Un plan pour co-construire une société apprenante », rapport remis à J.-M. Blanquer, le 4 avril 2018 https://cri-paris.org/wp-content/uploads/2018/04/UN-PLAN-POUR-CO-CONSTRUIRE-U-NE-SOCIEe%CC%8CTEe%CC%8C-APPRENANTE-.pdf

[5] https://cri-paris.org/resources/

[6] https://www.letudiant.fr/educpros/nominations/francois-taddei-devient-membre-du-conseil-national-du-numerique.html

[7] Une de ses interventions pour Ashoka ici : https://www.youtube.com/watch?v=m9zXFElssh8 – en novlangue ashokienne, on ne dit pas VRP, on dit fellow https://www.ashoka.org/ja/fellow/fran%C3%A7ois-tadd%C3%A9i

[8] Participation par exemple au salon Eduspot 2017 https://www.eduspotfrance.fr/wp-content/uploads/2017/03/dossier_presse_BD.pdf Pour une présentation (critique) de ce salon, voir notre précédent billet : https://blogs.mediapart.fr/edition/la-guerre-scolaire-qui-vient/article/230317/lemancipation-nest-pas-une-marchandise

[9] Fondé en 2005 avec Ariel Lindner https://cri-paris.org/the-cri/

[10] https://theconversation.com/institutions/centre-de-recherches-interdisciplinaires-cri-2417

[11] https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/23/sommet-tech-for-good-les-annonces-des-grands-patrons-recus-par-emmanuel-macron_5303461_3234.html

[12] https://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/ema/recherche/ema-techedulab.html

[13] https://theconversation.com/a-lecole-le-portable-cest-le-couteau-suisse-du-xxi-siecle-96363 Précisons que pour devenir auteur dans ce média, il faut obligatoirement être universitaire et/ou chercheur : « L'accès à un journalisme d'expertise authentique et de qualité est un des piliers de la démocratie. Notre objectif est de permettre une meilleure compréhension de l'actualité et des sujets les plus complexes. Dans l'espoir d'alimenter un débat public de meilleure tenue. » https://theconversation.com/fr/who-we-are

[14] https://www.editions-retz.com/pedagogie/domaines-transversaux/apprendre-avec-le-numerique-9782725633206.html

[15] https://www.lemonde.fr/campus/article/2015/09/15/en-classe-le-numerique-ne-fait-pas-de-miracles_4758368_4401467.html

[16] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/09/09/01016-20140909ARTFIG00120-l-ocde-pointe-le-manque-de-preparation-pedagogique-des-enseignants-francais.php

[17] http://www.leparisien.fr/societe/jean-michel-blanquer-la-liberte-pedagogique-n-a-jamais-ete-l-anarchisme-25-04-2018-7684062.php

[18] http://www.assemblee-nationale.fr/15/dossiers/interdiction_usage_telephone_portable_ecoles_colleges.asp

[19] http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/05/17052018Article636621392934264766.aspx

[20] http://www.cartographicperspectives.org/index.php/journal/article/view/cp75-ishikawa-takahashi cité par H. Guillaud dans http://internetactu.blog.lemonde.fr/2014/10/17/gps-plus-il-est-facile-de-savoir-ou-je-vais-moins-je-me-souviens-comment-jy-suis-arrive/

[21] https://www.theses.fr/1995PA112494

[22] http://www.liberation.fr/sciences/2009/04/14/six-milliards-d-autodidactes_552537 C’est nous qui soulignons.

[23] On peut par exemple rappeler ces mots de Bourdieu, en préambule à la Domination masculine en 1998 : « Les apparences biologiques et les effets bien réels qu’a produits, dans les corps et dans les cerveaux, un long travail collectif de socialisation du biologique et de biologisation du social se conjuguent pour renverser la relation entre les causes et les effets et faire apparaître une construction sociale naturalisée (les « genres » en tant qu’ habitus sexués) comme le fondement en nature de la division arbitraire qui est au principe et de la réalité et de la représentation de la réalité, et qui s’impose parfois à la recherche elle-même. » https://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/BOURDIEU/3940

[24] F. Taddei, dans le film d’Ashoka Une idée folle, que nous avions critiqué ici https://blogs.mediapart.fr/edition/la-guerre-scolaire-qui-vient/article/170917/qui-eu-cette-idee-folle-un-jour-de-vendre-lecole

[25] « Il faut passer d'une structure de contrôle à une société de la confiance (...) On a trop peu confiance en nos chefs d'où toutes les grèves, tous les machins qu'on connaît trop bien (...) on sait râler, on sait critiquer, mais on ne sait pas le faire comme une force de proposition, comme une force d'innovation. » https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=yB09_tq76vA

[26] https://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/21/la-fondation-bettencourt-schueller-soutien-discret-de-chercheurs-etudiants-enfants-defavorises_5189283_3234.html

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