Qu’une découverte soit faite, en psychopathologie, à ce que le public concerné s’en empare pour en profiter, il y a du temps.
Voilà maintenant plusieurs années que je communique vers le public des réseaux sociaux pour faire connaître la découverte que j’ai faite sur l’autisme, ce qu’il est, comment on en guérit, mais, d’une certaine façon comme Freud à ses débuts, il manque à mon cabinet son public, ses patients. Certains sont venus, et dernièrement, on pu profiter pleinement de ma pratique articulée à ce que j’ai ajouté à la théorie de la psychanalyse lacanienne. Mais peu sont venus.
Je me demande si la nature de l’autisme lui-même n’est pas la cause de cela. Venir comme autiste, c’est être pris à défaut, encore une fois, comme tant de fois dans leur vie. De plus, il est normal que, lorsque l’on est autiste, la psychanalyse ait mauvaise presse, puisqu’il fallait à l’autiste d’abord entrer dans le langage pour pouvoir en bénéficier. Mais c’est chose faite, avec ma pratique, on sait comment entrer dans le langage dès le début du déroulé des séances. Certains ne font qu’une séance et partent satisfaits, une fois guéris.
Encore faut-il qu’ils viennent. Que mon cabinet soit situé ici ou là n’importe pas vraiment. Il y a partout des personnes susceptibles de tirer avantage de ces nouveautés.
Simplement, moi, je suis enthousiaste, heureux de tout cela et voudrait que ce que cela a de précieux soit partagé, transmis…
Cela prendra peut-être quelques années, ou ne viendra jamais. Mais de toutes façons, l’éthique de la psychanalyse sera défendue ici et je serai disponible. Au un par un et au cas par cas. Après tout, je ne suis pas un manager.
Christophe Gervot,
psychanalyste à Missillac (44780), le 11/02/2025