Chap 3 : Le tour du village France en 80 jours puis le village monde : l'Australie

1 livre 1 histoire vraie : « AU VIOL CITOYENS!!! » : Harcelé pendant 4 ans, Violé pendant 15 ans, Filmé pendant 18 ans.

Devant l'ampleur du harcèlement que je subissais, je décidais dès début 2001 de partir chercher du travail en province.

D'abord la Normandie, où je continuais à être harcelé, puis l'Aquitaine, et enfin le sud de la France où j'achetais un couteau à cran d'arrêt qui ne me quitta plus depuis au cas ou on m'agresserait avec une arme.

Je faisais du camping et je traînais dans les bars et les clubs quand je ne faisais pas le tour des agences intérimaires.

Peine perdue il n'y avait pas de travail pour moi, et j'étais toujours harcelé.

Je commençais à me dire que tout cela n'était pas dû au hasard et que quelque chose se passait vraiment dans ma vie.

En rentrant, à Boulogne, un soir je regardais la télévision, et quelle ne fut pas ma surprise de voir Julien R. tourner dans une publicité pour des apéritifs.

Il jouait le rôle d'un prisonnier dans la cellule d'une prison qui scie les barreaux de sa fenêtre, puis s'attache les draps aux pieds, avant de se lancer dans le vide, tout ça après avoir mangé les fameux apéritifs. C'est à partir de ce moment que je me suis dit que quelque chose clochait vraiment.

Et c'est là que je décidais de quitter la France pour l'étranger en interrompant mes études en cours du soir certes, mais peut être que j'allais retrouver ma tranquillité. C'était soit ça, soit poignarder quelqu'un dans la rue, et devenir fou. En effet dans le sud de la France j'ai eu vraiment peur et j'ai acheté un cran d'arrêt dans une boutique au coin d'une rue.

Je déménageais chez mes parents durant l'été 2001.

Dans un premier temps je fis le projet d'aller en Grande-Bretagne avec ma soeur. Mais à cause d'une algarade avec cette dernière, ce projet ne vit pas le jour.

Je fis donc des recherches sur internet pour voir quel pays serait le plus susceptible de m'accueillir pour travailler.

Ce fut soit l'Australie soit l'Afrique du sud.

En effet l'alcoolisme, la criminalité, le chômage y étaient faible, en dépit des viols qui étaient élevés.

Mon choix se porta donc sur l'Australie.

Je quittais la France après avoir fait un visa à l'ambassade d'Australie, le 17 octobre 2001.

Après un stop en Malaisie de quelques heures, l'avion redécolla pour Sydney.

Je comptais subsister avec les ASSEDIC en attendant de trouver du travail.

Au début tout se passa bien. Je résidais dans des backpackers, des auberges de jeunesse, mais je me rendis rapidement compte que mon niveau d'anglais ne me permettrait pas de travailler. Je décidais donc de passer quelques mois de vacance avant de rentrer en France.

Je donnais par ailleurs des nouvelles à ma famille par e-mail en leur écrivant toute les semaines, via l'adresse mail de ma soeur.

Je passais mon temps à draguer les filles, car en vacance je suis plus hétéro qu'homo.

D'abord je rencontrais une hôtesse de l'air canadienne pas très jolie mais avec une poitrine superbe et beaucoup d'humour.

Puis à Byron Bay je draguais une jeune australienne de 21 ans. Un jour dans la chambre avec elle, nous fumions de l'herbe. Je l'embrassais car elle s'était approchée de moi, et lui dit de retirer sa culotte, ce qu'elle fit sans hésiter.

Nous avons passé l'après-midi à faire l'amour de façon torride. Malheureusement je fis une erreur.

Après nos ébats, je voulais rejoindre la plage où j'avais l'habitude de jouer au volley-ball tous les après-midi.

Je m'habillais donc précipitamment et la laissait seule après l'avoir embrassée.

Elle m'en voulu de ce manque de courtoisie et dit à tout le monde dans l'auberge que je l'avais droguée puis violée.

Après un court scandale le soir venu dans la chambre, au sein de laquelle étaient réunies toutes les filles de l'auberge, et où je ne bronchais pas vu que je ne comprenais pas ce qui se disait, tout le monde se coucha et passa une nuit en tout cas pour moi horrible.

La police ne fut pas prévenue. Mais je décidais de partir le lendemain. Quelques heures avant mon départ, cette fille, avec sa copine m'attendaient dans la chambre, et elle me dit que j'avais un deuxième ticket. Je ne répondis pas pris mes valises et partis.

Parallèlement à cette épisode, depuis quelques temps je recommençais à être harcelé par un des joueurs de volley-ball, un Néo-Zelandais en vacance. Il m'insultait mais je ne comprenais pas. Il m'appelait shemal, spooky freak, psychol, et ce sont ces insultes que par la suite les australiens partout où j'allais, utilisaient pour me déstabiliser.

Je fus obligé après quelques mois de ce régime, de chercher la signification de ces termes sur internet. J'avais bien un dictionnaire de poche anglais français mais il ne donnait pas la signification de ces insultes.

Notamment à chaque fois qu'on me traitait de psychol, je comprenais cycle, deux mots qui se prononcent de la même façon.

Je mis du temps à comprendre mais je finis par réaliser que mon harcèlement avait pris la tournure exclusivement d'insultes. Je n'étais plus bousculé, ou je n'avais rien à craindre des voitures et motos qui circulaient.

J'étais moins stressé surtout du fait que je ne comprenais rien dans un premier temps.

A Byron Bay je rencontrais également un jeune français qui faisait du parapente. Nous avons sympathisé, mangé ensemble, dragué ensemble, nous sommes allé en club ensemble, et il me conseilla d'aller en Thaïlande après avoir écouté mon histoire.

Je quittais sans regret Byron Bay pour Surfer Paradise. Là je rencontrais un Koréenne d'environs 40 ans, et ce ne fut que du bon temps pendant plusieurs semaines.

Elle fut témoin des insultes que je subissais et me demanda ce qui se passait. Je répondis que les australiens sont des pédophiles.

Après l'avoir quitté en bon terme, je continuais mon voyage sur la côte Est de l'Australie. Brisbane...jusqu'à Cairns.

Au cours de ce voyage j'attendais d'être identifié par mes harceleurs dans chaque nouvel endroit où j'allais, avant de recommencer à bouger. Je fis une dernière rencontre, une française serveuse à Nice, en vacance. Là encore que du bon temps.

Je rencontrais une allemande de 22 ans aussi mais avec laquelle je ne pus pas conclure lors de mon retour à Sydney.

En effet elle voulait faire l’amour dans un lieu public. Nous ne trouvâmes jamais un coin tranquille.

Je quittais l'Australie après 3 mois et demi passé sur place, pas tout à fait dégoûté mais avec un peu d'amertume quand même.

Etant donné que j'avais pris un ticket d'avion "open ticket" de 1 an, je décidais d'aller en Thaïlande vu que j'avais un stop en Malaisie à Kuala Lumpur. Il me fut facile de continuer mon périple en train jusqu'à la frontière sud de la Thaïlande.

 

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