un livre une histoire vraie : " AU VIOL CITOYENS !!! "

je remet en ligne mon histoire étant donné que je ne parviens pas à la faire publier... à raison de une fois par mois sur mediapart. donc une histoire vraie : « AU VIOL CITOYENS !!! » :Harcelé pendant 4 ans, Violé pendant 15 ans,Filmé pendant 18 ans. Chapitre 1 : La rencontre fatale

Chapitre 1 : La rencontre fatale

Je me présente. Je m'appelle Christophe Renard, j'ai 48 ans, je suis célibataire et je suis technicien informatique.

Mon histoire devient intéressante à partir de 1999 quand je vivais à Boulogne sur seine, c'est à dire quand j'ai eu 28 ans, et c'est pour ça que j'ai décidé de la partager avec le plus grand nombre dans cet ouvrage. 

A cette époque cela faisait un an que j'étais passé aux pratiques homosexuelles faute de trouver une copine à mon goût.

Après de multiples rencontres d'un soir, et après avoir fréquenté les différents bars et backrooms de la capitale non sans un certain intérêt, je fis une rencontre qui pouvait s'avérer sérieuse, en la personne de Julien R.

Je rencontrais ce charmant jeune homme de 25 ans un soir d'ennui sur l'île aux Cygnes près de Beaugrenelle, alors qu'il était assis sur un banc à regarder l'eau de la seine comme si il allait s'y jeter, au lieu de se mêler aux autres homosexuels qui fréquentent le lieu assidûment le soir.

Après tout me dis-je peut être qu'il a déjà tiré son coup....Il n'en était rien. Pour avoir fait en plus de mes études en informatique -toujours d'actualité à cette époque et en cours du soir-, des études en Sciences Humaines -licence en psychologie clinique et licence en sociologie-, je pus m'apercevoir que ce jeune homosexuel était un peu dépressif, mais je n'imaginais alors pas la dimension agressive que ce type de personnalité pouvait revêtir, ni la dimension perverse qui peut se greffer sur son imaginaire.

 

Je l'observais quand une voiture de police vint à passer sans s'arrêter. Je décidais de l'aborder en lui demandant si la police n'était pas trop coercitive dans ce lieu de drague. Nous discutâmes un bon moment de tout et de rien et j'appris qu'il travaillait en fait pour la chaîne France 5 au sein de laquelle il occupait un poste de responsable du programme jeunesse, qu'il venait de je ne sais plus quelle région -la gironde peut être-, qu'il était diplômé de sciences politique et qu'il vivait a Paris XVII ème.

Au bout d'un certain temps il devînt entreprenant et je fus surpris par son insistance maladive a vouloir me faire une fellation quels que soit les risques d'être vu ou surpris par un passant. Il me proposait des buissons. Je refusais cordialement mais lui laissait quand même mon numéro de téléphone.

 

Ma vie repris son cours, comme l'écoulement de la seine autour de l'île aux Cygnes.

Le train-train reprenait le dessus, mon travail de chauffeur-livreur dans une société d'informatique, les cours du soir en informatique au CNAM, et les bars et les backrooms avec ses rencontres éphémères.

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir deux jours après, un coup de téléphone de Julien. Très cordial, il prit de mes nouvelles, je pris des siennes, et nous décidâmes d'aller au restaurant le week-end suivant. C'est moi qui inviterais.

Le jour venu, nous choisîmes un restaurant indien assez cher à côté de chez moi.

J'eus droit à ma fellation chez moi, et nous nous séparâmes bons amis.

Tous cela se passait au mois de juin 1999, et nous nous revîmes depuis de nombreuses fois, chez lui -ce que je préférais par crainte de mes voisins-, ou chez moi. J'oubliais même chez lui à une reprise un soir les clés de mon appartement, ce qui obligea ce pauvre malheureux -pas tant que ça on va voir pourquoi- à traverser Paris en vélo pour que je ne reste pas dehors.

Nous retournâmes même au restaurant mais cette fois dans une pizzeria bon marché toujours à proximité de mon domicile.

Je trouvais quand même que la différence de prix entre ce que j'avais payé au restaurant indien et ce qu'il avait payé dans la pizzeria était notable, et je trouvais ce garçon un peu près de ses sous pour ne pas dire radin. J'aurai dû me méfier, encore cette fameuse dimension agressive, sadique anale.

Ceci dit tout se passa très bien et je remarquais que dans son costume, mon jeune compagnon présentait très bien et qu'il était très à l'aise en public, limite charismatique.

 

Mais un autre indice de cette dimension sadique apparu : je lui avais signifié que je ne souhaitais pas rencontrer ses amis qu'il avait nombreux. Peine perdu il m'invita chez certains d'entre eux, invitation que j'acceptais exceptionnellement puisqu'on restait entre homo. Mais un soir où nous avions rendez-vous dans un bar du marais, je le soupçonnais d'avoir invité à la table d'à côté 2 de ses meilleures amies féminines et son meilleur ami hétéro. Nous n'échangeâmes que des regards, sauf entre eux et lui, ce que je trouvais louche, et je n'appréciais pas du tout, mais était-ce de la paranoïa, était-ce la réalité, je ne lui en fis pas part, et je décidais de le trouver fourbe.

Malgré tout, comme son bureau se trouvait à proximité de mon domicile -les locaux de France 5 sont à Issy les Moulineaux, et comme j'habitais le sud de Boulogne sur Seine-, je proposais un dimanche soir, à Julien de dormir chez moi. Le lendemain matin, commençant plus tôt que lui, je lui laissais les clés de mon appartement, afin qu'il puisse fermer,  en lui disant de laisser ces dernières dans ma boite aux lettres quand il partirait. Quelle erreur pour un paranoïaque comme moi.

Chose notable, à 3 h 00 du matin cette nuit-là, Julien se réveilla en hurlant qu'on avait pas assez fait l'amour. Je fus surpris mais sans perdre mon calme je lui suggérais de se rendormir, car on commençait tôt le matin, surtout moi, et qu'on verrait ça un autre jour. Il suivit mon conseil. Mais autre surprise de taille, quand je lui fis part le lendemain matin de cette scène qu'il m'avait fait à trois heure du matin, il me déclara ne pas en avoir de souvenir, ce que je trouvais étrange, et je me mis à le soupçonner d'être hystérique dépressif.

A cause de cette scène, et après une relation suivie pendant quelques mois, je décidais de mettre de la distance entre lui et moi, volonté que je lui signifiais, histoire de réfléchir à notre relation. Il est vrai que nous nous entendions bien, mais je trouvais que la différence de pouvoir d'achat entre nous deux était trop importante pour envisager une relation stable.

Il le prit très bien et ne dis rien.

 

Cependant, je commençais à recevoir après quelques temps des coups de fils sur mon téléphone fixe, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et toujours pour parler à M.Cohen, l'ancien locataire visiblement de mon numéro de téléphone. C'est là que je me souviens que auparavant, Julien était présent lorsque je reçu ce type de coup de fils. Je lui fis part de mon désagrément, mais lui dit également que j'en recevais de moins en moins et qu'il était donc inutile que je change de numéro. Je me souviens très bien lui avoir dit le nom de la personne demandée par erreur : M.Cohen.

Après 1 mois à ce rythme, je ne soupçonnais pas encore Julien d'être à l'origine de ce début de harcèlement. Dans le domaine professionnel, en outre ça allait mieux pour moi, puisque je passais de chauffeur-livreur, à un poste de technicien informatique que je décrochais à l'observatoire de Meudon au CNRS. Ceci au mois de décembre. Cela faisait maintenant 1 mois ou deux que je n'avais plus de contact avec Julien, mais visiblement il pensait à moi -ce dont je ne me doutais pas- car les coups de fils demandant M.Cohen ne faisait que redoubler, et avaient toujours lieu lorsque j'étais à mon domicile. En effet, France Télécom avait mis en place un numéro vert pour voir si on avait reçu des appels en absence. J'avais pris l'habitude de consulter ce service quotidiennement, dès qu'il fut offert au consommateur et je constatais que personne n'essayait de me joindre pendant la journée ou en début de soirée. Par contre dès que je rentrais, dring : "M.Cohen est là", et ceci à peu près toutes les heures. A la fin je ne décrochais plus, et cela se calma, non sans un certain soulagement de ma part, avec quelques pics parfois jusqu'à ce que je quitte mon appartement durant l'été 2001.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.