Appel à la fermeture des Centres de Rétention et des Hotspots en Europe

La Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants, avec le collectif Tanquemelscie, appellent à la fermeture des centres de rétention et des Hotspots en Europe. Des personnalités du monde de la recherche et des arts ont déjà signé. En parallèle à cette action, la Coordination des Sans Papiers de Paris lance une pétition pour la fermeture des CRA en France.

Appel à la fermeture des Centres de Rétention et des HOTSPOTS en Europe

Il y a 393 Centres de Rétention Administrative en Europe. Ils ont la fonction de maintenir enfermés des étrangers en situation administrative irrégulière, avant de les expulser du territoire.

Les HOTSPOTS, où des centaines de personnes sont enfermées aux frontières de l’Italie et de la Grèce, servent à identifier, enregistrer et à prendre les empreintes digitales des migrants arrivant en Europe[1], pour après faire le tri entre ceux que l’on accepte sur le territoire européen et à qui on octroiera le droit d’asile, et ceux que l’on ne veut pas et que l’on reconduira dans leur pays.

Les Centres de Rétention et les HOTSPOTS sont des lieux d’enfermement d’innocents. Plusieurs enquêtes et témoignages ont révélé comment, dans ces espaces gérés par la police, les personnes deviennent l’objet de violences policières, médicales et psychologiques.

Nous refusons cette mesure préventive qui repose sur la représentation de l’étranger comme un danger : danger politique, sanitaire et social.

Nous refusons la pratique actuelle xénophobe, de tri et d’expulsion contre leur volonté et avec violence, des étrangers sans titre de séjour.

Nous demandons aux Etats Européens de fermer ces lieux, qui servent à établir des différences entre humains, ceux dotés de droits et ceux considérés comme « corps indésirables » en violation des articles 1, 2 & 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.

Nous demandons aux Etats Européens des politiques d’accueil qui répondent à l’urgence de la situation humanitaire aux frontières extérieures et sur le territoire de l’Union Européenne.

Nous demandons aux Etats Européens de respecter la liberté de circulation et d’installation inscrite à l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits Humains, et de mettre fin au plus vite à la pratique de l’enfermement de personnes innocentes.

Soyez nombreux à signer ici  pour la fermeture des CRA en France.

Site de la Coordination des Sans Papiers de Paris

Page Facebook de la Coordination des Sans Papiers de Paris

Site du collectif Tanquemelscie

Premiers signataires:

Thomas Alam (chercheur, France), Farah Ali (écrivaine, Italie), Marco Baliani (acteur, Italie), Christophe Baticle (sociologue, France), Ghali Beniza (chercheuse, France), Amelie Blom (chercheuse, France), Cinzia Bomoll (écrivaine et réalisatrice, Italie), Carlo Bordini (écrivain)Saïd Bouamama (sociologue, France), Yasmine Bouagga (chercheuse, France), Joêl Cabalion (sociologue e anthropologue, France), Aziza Chihi (chercheuse, France), Marco Conidi (chanteur, Italie), Geoffroy de Lagasnerie (philosophe et sociologue, France), Nathalie Duclos (sociologue, France), Olivier Favier (écrivain, France), Nicolas Fischer (chercheur, France) Artemisa Flores-Espinosa (sociologue, France), Gloria Frisone (chercheuse, France), Nicolas Jaoul (chercheur, France), Fanny Jedlicki (chercheuse, France), Rose-Marie Lagrave (sociologue, France), Annalisa Lendaro (chercheuse, France), Loredana Magazzeni (écrivaine, Italie), Cristina Nizzoli (sociologue, France), Elise Pape (chercheuse France), Maria Concetta Petrollo Paglierini (écrivaine, France), Anthony Pecqueux (chercheur, France), Charlotte Pezeril (directrice scientifique de l'Observatoire du SIDA et des sexualités, Belgique), Olivier Roueff (chercheur, France), Claudio Santamaria (acteur, Italie), Silvia Serrano (chercheuse, France), Ariel Sevilla (sociologue, France), Laura Sicignano (Directrice du teatre Argo, Italie), Nedjib Sidi Moussa (chercheur, France), Annie Thébaud-Mony (sociologue, France), Dénètem Touam Bona (philosophe, Mayotte, France), Lizé Wenceslas (chercheur, France). 

 


[1]Les empreintes digitales sont enregistrées et centralisées dans un fichier européen appelé «Eurodac». Cet enregistrement permet de déterminer le pays responsable de la demande d’asile. Selon le règlement dit «Dublin II », indépendamment de la volonté de la personne, la demande d'asile doit être examinée par un seul pays européen, celui où le nouvel arrivant a laissé ses empreintes pour la première fois.

 

 

 

 

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