Macron: La fièvre du samedi noir

La République en marche mise à nu par les sans-culottes

Je rentre ce soir, épuisé mais heureux. J’ai passé mon après-midi auprès des miens à arpenter les rues de Bordeaux. La foule « haineuse » était au rendez-vous, sereine, au son des batucadas et des slogans républicains tels que « Macron démission », un régal pour n’importe quel Gilet Jaune. Les Français étaient aux fenêtres et dans la rue, heureux, joyeux et solidaires.

Quand le journal Sud-Ouest titre 4600 manifestants, chiffres de la préfecture, chacun sait qu’il faut au moins multiplier ces chiffres par trois et que ce journal est aux ordres de la propagande officielle.

On pourrait attendre des journalistes qu’ils fassent un réel travail d’investigation et qu’ils relativisent les chiffres de la police, mais ils préfèrent signer leur servitude en ces périodes sensibles pour l’engagement citoyen.

Peu importe, le réseau social, les vidéos des Gilets Jaunes permettent à tous de se faire une idée précise de la mobilisation citoyenne.

D’autant que les journalistes d’État n’ont toujours pas compris combien ils nous motivent par leurs tentatives grossières et ridicules de minimiser les chiffres.

Et pendant ce temps à Paris Benjamin Griveaux était confronté aux risques de la réaction populaire après ses provocations de la veille. Il avait l’air choqué par sa mésaventure.

La République et les institutions, c’était lui ce soir, il semble avoir ressenti le côté sacré de sa fonction même s’il n’est pas lui, un élu de la Nation.

Il a dû se sentir proche de Jean-Luc Mélenchon, la seule différence c’est qu’il faisait face au peuple alors que JLM faisait face à la police de Macron.

On l’a senti fragilisé, moins sûr de lui que la veille, à mon avis, ils n’apprennent pas à l’ENA à faire face au peuple en colère.

Ils devraient penser à mettre en place un module de formation intitulé révolution pour les futurs hauts fonctionnaires de l’État, avec une option mineure « billot et guillotine » pour le rattrapage en juin.

C'est de l'humour, bien sûr, n'en déplaise à nos détracteurs. Nous sommes moins violents que leur police qu'ils incitent à gazer, mutiler voire tuer les citoyens, en toute impunité semble t-il.

Ils ne mesurent pas aujourd’hui combien ils sont du mauvais côté de l’histoire et combien nous, nous sommes fiers de défiler pour leur apprendre la démocratie, la vraie, celle du peuple de 1789 qui a mis plus de trois siècles à se construire et à s’affirmer.

Elle est nôtre, elle est belle et elle est bien vivante cette démocratie, loin de la dérive autoritaire et sectaire qu’ils essaient de nous imposer.

Ils sont la terreur blanche et nous sommes les sans-culotte, ils sont si peu et nous sommes si nombreux, ils agissent en seigneurs, mais ils résident dans notre fief, ils sont morts et nous sommes ressuscités.

Je les plains car ils ne veulent pas comprendre que c’est déjà fini. Ils revendiquent leurs œillères et leurs sonotones comme autant de raisons d’être alors qu’ils croupissent déjà sous les décombres de leurs traités européens.

Ce n’est que le premier samedi de l’année, il est symbolique et puissant en terme de mobilisation, c’est la fin, vous ne pourrez pas y échapper.
Ni vos médias, ni votre police ne peuvent freiner cet élan populaire et plus vous vous entêterez plus votre fin sera douloureuse…et méritée.

Nous n’avons plus aucun doute sur votre médiocrité, elle nous a coûté assez cher et nos blessés et nos morts sont aujourd’hui la garantie de votre fin de contrat CDD.
Votre période d’essai est terminée et vous n’êtes pas renouvelés.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.