M.Fillon est dans la tourmente et nous sommes dans un complot. Les deux affirmations sont aussi avérées que les emplois fictifs et les embauches népotiques du candidat de la probité, qui se disait prêt à pourfendre tous ceux qui abusent du système.
C'est sûr que pour le coup il va devoir changer de registre pour se mettre en valeur. C'est qu'il en faut de l'ambition et des gaufres pour persister dans une telle situation.
Et le pire,c'est que ses partisans aveuglés par la lumière d'une droite rayonnante de magouilles diverses et variées,s'indignent avec ferveur, usant de l'argument insupportable qu'il ne serait pas le seul à profiter du système.
Pendant que les réseaux sociaux condamnent sans équivoque à coup de "pot de départ " ou encore de pétitions pour qu'il rembourse, pendant que quelques journaux détaillent les mensonges qui s'accumulent et se renouvellent après chaque intervention de M.Propre, les médias classiques tentent de faire croire à une remontée dans les sondages ou minimisent les conséquences de cette affaire nauséabonde.
La forme et le fond sont en effet indignes.
Meme si on se doute qu'il n'est pas de hasard dans le timing et dans la démarche, le fond n'en est pas pour autant excusable.
Dans quelle société vivons-nous pour accepter que la malhonnêteté soit une fatalité chez nos politiques, en somme une étape inhérente à leur cursus de carrière?
C'est bien là que l'expression du "dégagisme" portée par la France Insoumise, en hommage au peuple tunisien, prend toute sa dimension.
N'en déplaise à tous les censeurs, les meetings de JLM font carton plein et ceux qui s'y déplacent sont heureux de voir combien les jeunes ont investi le terrain.
La dynamique des réseaux sociaux est certes une incontestable réussite de communication mais elle est d'abord et avant tout une formidable leçon de politique.
Les médias en ont conscience, eux qui tentent d'en réduire l'impact.
Le 18 mars, nous reprendrons la Bastille et nous leur donnerons le frisson qu'ils méritent. Nous serons encore plus nombreux qu'en 2012, et notre souffle citoyen leur glacera l'échine. Leur propagande, leurs sondages, leurs marionnettes ne sauraient résister à la déferlante de la vague populaire. Nous devons protéger notre candidat, car ils en ont peur.
Ils n'ont pas de scrupules, ils ont tant à perdre et ils se sentent tellement menacés que nous devons continuer à résister.
Plus nous avançons, plus nous avons de raisons d'y croire, ce n'est pas une chimère même si c'est une montagne que nous nous apprêtons à soulever, c'est d'ailleurs le propre des rêveurs de changer le monde.
Notre heure est venue, n'en doutez pas, continuons de convaincre et de partager notre soif d'humanisme, ô combien légitime,ô combien salutaire.
Aux urnes citoyens!!!