Claire LAPIQUE

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Billet de blog 9 novembre 2016

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Petit pressis de la presse d'ici

Rencontre, rend-contre la désinformation : petite conférence de référence sur l’appât de la presse en France

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Auteur de Main basse sur l’information, l’auteur dépeint le portrait d’une France vendue, où même l’actu s’achète. Aude Lancelin, dans son livre Le monde libre, explique, elle, son licenciement à l’Obs, et les quelques brides croustillantes d’un monde qui déchante.

Pendant que la presse s’empresse de nous balancer des infaux, les oligarques avares s’emparent de ses plus belles parts et le monde politique se pare, contre les insultes ou les mouchards. Face aux rachats en cascade : l’escalade de la violence éditoriale. Le monde libre nous livre ses grandes lignes : des rendez-vous à l’Elysée entre présidence et actionnaires de la presse de gauche. Une danse macabre sur la lie de la démocratie, des convives, des cons vivent. Propriétaire de Marianne, actionnaire et fondateur de l’Obs, des représentants du Monde, etc, etc… Quand le présidentialisme croise le monde des affaires, il faut vraiment s’en faire.

Le Crédit Mutuel fait prospérer la presse française, réjouissons-nous, les banques rachètent les journaux ; Banco ? Ou bien fiasco. Mais heureusement, Aude prévient, « Face au capitalisme, nous avons les mots, nous n’avons QUE les mots ».

On avait bien une loi, mais fait-elle foi ? Ou plutôt, a-t-on réellement la foi ? La loi de concentration des média interdit la possession à la fois, d’une presse nationale, et, à la fois, d’une chaîne de télévision nationale. Drahi, lui, n’a pas compris : SFR, RMC, BFM, Express, Libé. Quand on aime les acronymes, on ne compte pas, quand on est accro au chiffre, on ne compte pas. On fait de l’infaux sans foi ni loi.

Dans cet écosystème, le pire n’est pas la censure rappelle Laurent Mauduit, c’est l’autocensure. Il est vrai qu’arriver à faire taire les volontés, c’est faire taire l’espoir. Face à un système qui fait de la peine, il faut une réforme éthique, démocratique, citoyenne. Un pluralisme de la presse, ça devient pressant ; face aux oligopoles oppressants.

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