Premier samedi de l'année

Pensées déconstruites sur le premier samedi de l'année. Je crois que je me transforme en symbole...

Tous les premiers samedis de l'année, les citoyens pourront se réunir sur la place publique pour parler avec leurs élus des affaires de la cité.
C'est pas ça, la politique ? C'est ce qu'on m'avait dit pourtant. Du grec, polis, la cité. L'organisation de la structure créée par et pour les citoyens.

Bon, ne rêvons pas. La politique est devenu comme le presbytère de Colette une jolie coquille vide à la différence près que ceux qui l'ont vidé de son sens ne sont pas des enfants naïfs et poétiques mais des dirigeants.

 

Aujoud'hui, c'est samedi matin. Oui, le samedi, c'est samedi matin et le dimanche, c'est dimanche après-midi, les jours se spécialisent comme ça sans qu'on le vueille vraiment. Et le samedi matin, c'est marché. Mais j'y suis allée mardi déjà. J'ai hésité à y retourner parce que je ne sais pas si c'est le kiné, juste avant, ou le marché,vraiment le marché et seulement le marché, mais ce fut un moment... particulier. Un passage.

Les terminaisons nerveuses dorsales au repos total, j'ai poussé la porte vitrée de la clinique Sainte-Marthe pour déboucher sur la rue de la Préfecture. Je remercie mes bienveillants et éventuels lecteurs de leur indulgence envers ce récit qui manquera peut-être parfois de logique narrative. Non, que mes idées s'effilochent, dans l'intersidération ambiante, ni que mes neurones se mettent en carafe à la lecture des dernières promotions sur le site du ministère pour le métier que je m'efforce d'exercer correctement....

Au passage, si des journalistes n'ont rien à faire ces temps-ci, ce serait le moment d'aller faire un papier sur les profs (fin de période achevée avec conseils de classes et réunion parents profs jusqu'à 20 voire 22 h, vacances copies pour beaucoup, plus une lecture des nouveaux programmes ( 2 fois 400 pages, des dizaines voire centaines de fiches pleines de compétences décortiquées comme des crevettes roses sur la place du marché.).

... non, c'est que j'ai perdu ma plume dans le goudron. Depuis que j'écris de la ville, je ne trouve plus les mêmes mots, il y en a trop.

Mais je me soigne, je vais chez le kiné pour qu'il ôte tous ces mots que j'endosse malgré moi. Je pense que les prochains massages seront cardiaques maintenant qu'ils utilisent les symboles. Sont-ils vraiments conscients ?

Comment peut-on être en prof en 2016 avec un ministère qui nous confond avec Dark Vador ?

Je suis ton prof. Sauf que dans Star wars, celui qui dit cette phrase c'est Dark Vador. Bon, je ne maîtrise pas la geste et je n'ai pas trouvé de troubadour pour me la conter mais c'est quand meme celui qui s'oppose au Jedi Luc Skywalker, résistant de la République contre l'Empire.

Donc, je travaille pour l'Empire. Au moins, c'est dit ! Et je suis censée former des Jedi, bon... je ne pensais pas qu'on était à ce point-là de la résistance.

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jtojmpf jtojmpf

Quoique si j'observe le symbole qu'on a voulu me faire avaler pour les fêtes de fin d'années, ça puisse se justifier peut-être.

Qu'on me présente la déchéance de nationalité comme une mesure de justice, ça m'occasionne quelques acidités. Avec les amertumes, me direz-vous, ça va s'équilibrer !

Mais qu'en plus on vende la mesure comme un symbole sur une page Facebook, là je me dis que oui, peut-être on en est là, en effet. Mais bon, il me reste 4 séances.

Désolée, pour la suite de l'histoire, demain peut-être...

Je préviens mes éventuels commentateurs qu'il m'arrive de faire des snapbillets, et qu'il est impossible d'effacer un billet sans en effacer aussi les commentaires.

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