Avis de tempête? Blanquer divise par deux les fonds sociaux!

Mais non, soyons rassurés: Blanquer et d'autres vont continuer à jeter un ''certain voile'' sur tout cela. Et l'on préférera aussi parler de l'annonce (faite aujourd'hui) des mesurettes envisagées par les grandes écoles pour ''démocratiser'' leurs accès.

Dans un billet mis hier sur Mediapart (sous l'intitulé "Etablissements scolaires: utilisez les fonds sociaux") Jean-Paul Delahaye (ancien DGESCO sous le ministère de Vincent Peillon) note que "le budget consacré aux fonds sociaux des établissements, qui avait été porté à 59 millions d’euros par le précédent gouvernement et maintenu à ce niveau en 2018 et 2019, sera de 30,6 millions d’euros en 2020, soit une division par deux de ces crédits d’une année sur l’autre ''

Dans son rapport en date de mai 2015 (sur "Grande pauvreté et réussite scolaire) figure à la page 57 les évolutions du montant anuuel des fonds sociaux collégiens et lycéens (publics).

Forte diminution sous le ministère Gilles de Robien (Blanquer étant à son cabinet): 2001: 73 millions d'euros, 2005: 66; 2006: 57; 2007 :40. Puis stagnation à 40 jusqu'à 2010. Reprise de la diminution sous le ministère de Luc Chatel ( Blanquer étant son DGESCO): 2011:34; 2012:32.

Commencement de l'inversion vers une augmentation des fonds sociaux à partir du ministère de Vincent Peillon (Jean-Paul Delahaye étant son DGESCO): 2014: 34,6; 2015 ;45. Et l'on arrivera à 59 millions d'euros à la fin du ministère de Najat Vallaud-Belkacem

On se souvient de la bronca qui avait eu lieu dans une certaine presse (et alimentée aussi par certains syndicats) lorsque Vincent Peillon (en 2013 pour 2014) avait envisagé de diminuer (un peu) les crédits alloués pour les ''colles'' (heures d'interrogation) en classe préparatoire qui allaient toujours grandissants, eux.

2002: 50,6 millions d'euros; 2005: 56 (75000 étudiants); 2008: 67 (80000 étudiants) ; 2012: 67,4 (82200 étudiants), 2013: 70,4 millions d'euros (83500 étudiants). Soit de 2005 à 2013 : une augmentation de 25 % des crédits de ''colle'' (alors que le nombre d'étudiants n'avait augmenté que de 11,6%)

Voilà, voilà! Allons-nous assister à un ''bis repetita'', dans les thématiques comme dans les ''indignations'' sélectives? Rien de nouveau sous le soleil?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.