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Billet de blog 16 déc. 2019

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Un exemple historique: la revalorisation des instituteurs, en 1988, sans primes.

Pour être à la hauteur des circonstances, et pour assurer effectivement en particulier une priorité proclamée au primaire, il serait bon de prendre pour exemple (en l'adaptant) ce qui a été mis en place en 1988, sans primes ou contreparties obligées.

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" La revalorisation s'opère selon un double processus: une réévaluation générale des indices; une accélération des débuts de carrière [...]. Observé sur 10 ans (1982-1992) l'échelonnement indiciaire des instituteurs connaît une progression particulière. Celle des indices de début de carrière se situe entre 22,7% pour le premier échelon et 31,4% pour le quatrième échelon. Les indices de fin de carrière progressent de 43,8% pour le neuvième échelon et de 46,5% pour le onzième échelon. Dans ce dernier cas, l'accession à l'indice terminal de la hors-classe à partir de 1994 représente une augmentation de 63,6%.

Concrètement, un instituteur recruté en 1992 et poursuivant sa carrière dans le cadre de la classe dite ''normale'' percevra en moyenne 2000 francs par mois de plus que son collègue de 1988 et 2800 francs en hors classe. En même temps les débuts de carrière s'accélèrent: ainsi un élève-maître recruté en 1989 atteindra l'indice du cinquième échelon en deux ans et demi au lieu de cinq. D'autre part, les jeunes recrutés en 1992 seront titularisés à leur sortie de formation à l'indice 368 (7200 francs nets) soit l'indice du sixième échelon de 1988 "(page 494 de "L'Histoire de la FEN'' , ouvrage de l'historien Guy Brucy (paru chez Belin en 2003, préface d'Antoine Prost)

Il convient de noter aussi que cela intervient dans une période concomitante de forte augmentation de la part du PIB consacrée à l'éducation (s'expliquant en particulier par une revalorisation non négligeable également des salaires des professeurs, d'une augmentation de leur nombre, en raison notamment de la décision d'aller vers 80% d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat à l'horizon 2000 ). Alors que la part de la dépense d'éducation était en 1988 de 6,4% dans le PIB (comme en 1981 ), elle monte de 1988 à 1992 de 6,4% à 7,4% . Actuellement nous sommes revenus à l'étiage de 6,4%...

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