Accord de compétitivité RENAULT : le compte n’y est pas, Monsieur GHOSN

Largement commenté, pour ne pas dire critiqué, produit d’un compromis l’accord du 13 mars 2013 sur la compétitivité s’il a permis d’offrir un sursis aux sites de fabrication et de montage en France n’aura pas été sans incidence pour les salariés qui ont été largement mis à contribution. Il faut croire que les résultats attendus sont là puisque la Direction envisage un nouvel accord.

Accord de compétitivité RENAULT : le compte n’y est pas, Monsieur GHOSN 

 Largement commenté, pour ne pas dire critiqué, produit d’un compromis  l’accord du 13 mars 2013  sur la compétitivité s’il a permis d’offrir un sursis aux sites de fabrication et de montage en France n’aura pas été sans incidence pour les salariés qui ont été largement mis à contribution. Il faut croire que les résultats attendus sont là puisque la Direction envisage un nouvel accord. Mais qu’en est-il de  ses engagements ? 

Le 17 février dernier auditionné par une commission de l’Assemblée Nationale le PDG  de Renault déclarait : « Sur l’année 2015, nous avons produit plus de 660 000 voitures ; autant vous dire que  nous dépasserons largement les 710 000 voitures en France en 2016, alors que nous nous étions engagés à atteindre cet objectif en 2017, puisque c’est l’année de la fin du plan ». Certains parleront de paranoïa  mais l’objectif affiché dans l’accord de compétitivité[1] n’est pas celui-là. Le texte de l’accord de mars 2013 stipule : « à l’horizon de 2016  Renault s’engage à une activité minimale de 710 000 véhicules en France  dont 80 000 de partenaires… Renault se donne comme cible un volume de 820 000 véhicules fabriqués en France par an au-delà de 2016 ». 

Ainsi dans la perspective, à l’horizon de 2016, l’activité minimale de 710 000  véhicules fabriqués en France, objectif de l’accord de compétitivité n’a pas atteint fin 2015, de peu certes …mais il manque 50 000 voitures, soit 30% de la fabrication de Flins. 

Plus dérangeant alors que l’accord de compétitivité annonce une cible de 820 000  voitures fabriquées au-delà de 2016,  la Direction  communique sur le chiffre de 710 000  véhicules !

Avant d’ouvrir de nouvelles négociations, tirer le bilan de l’accord de 2013 est une nécessité. Sur  plusieurs aspects le comportement de l’Entreprise est condamnable. Divers facteurs sont intervenus modifiant le champ d’application de l’accord : l’amélioration du marché en Europe, la création de la division commune  regroupant les ingénieries, etc. Hors la seule préoccupation du PDG est de réduire les effectifs contribuant  à l’affaiblissement du groupe. « La part d’activité externalisée contribue au renforcement qualitatif de nos partenaires ! » cette phrase extraite du compte rendu de l’observatoire sur l’accord de 2013, illustre l’état d’esprit avec lequel la Direction entend redimensionner RENAULT 

Un accord ne se limite pas à une signature. Manifestement la Direction ne retient de l’accord de Groupe «  Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France » du 13 mars 2013  que l’ajustement des effectifs. Il appartient aux organisations syndicales signataires de rappeler la Direction au respect de sa signature. 

le reste de l'article est à lire sur le blog renew srta

 

[1] _Accord_du_13_mars_2013_Contrat_pour_une_nouvelle_dynamique.pdf

 

 

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