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Billet de blog 10 nov. 2018

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Le sens du mot exil - Calais, 2016 - 4/5

Quatrième article d'une série de textes écrits à Calais en 2016

Cloé Chastel
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le sens du mot exil. On s’y attend. Mais on ne peut pas se préparer à la vision de la jungle désertée et de cette foule immense qui avance lentement en tirant des valises, des sacs à dos, des enfants, dans le froid et la brume du petit matin, vers un immense hangar aveugle. Ils tirent les valises pour la dernière fois dans ces chemins de la jungle, certains riant et courant, d’autres anxieux. D’autres encore restent fièrement derrière, regardant la scène de loin : « moi jamais ! ». On ne saura si c’est une résistance de principe ou réfléchie. On ne saura ce qu’il advient de ceux qui font des feux de palettes dans la jungle, celles-là mêmes qui la veille étaient des toits.

La file devant le hangar devient de plus en plus large. Ils y entrent au compte-goutte. Corps serrés les uns contre les autres, des heures sans avancer, épreuve.

De loin, la vision d’une foule indistincte et, se détachant au-dessus des têtes, des valises passées de mains en mains, portées à bout de bras. Une guitare tenue par le bout du manche semble ainsi danser, se détachant sur le ciel gris au-dessus des têtes mouvantes.  C’est l’image que je retiens de cette journée. Les têtes, les mains tendues, la guitare dansant au-dessus. Le son du djembé de temps en temps retentissant aussi. Fête de départ, départ en fête peut-être.

Mais aussi, les rixes imprévisibles. Le manque d’information, notre inutilité, notre contre-productivité surtout. L’aléatoire. On emmène des mineurs au mauvais endroit alors qu’ils étaient au bon. Peut-être a-t-on changé le cours de leur vie. On en fait passer quatre parce qu’on est humanitaires et qu’on fait les yeux doux. Ces quatre-là n’étaient pas plus vulnérables ni plus méritants que d’autres. Ils étaient juste avec nous au bon moment. Les autres n’auront pas cette chance. Rien ne la justifie. Si on veut combattre l’injustice, il ne fallait pas être là aujourd’hui. Les informations courent aussi vite que des rumeurs, ni l’Etat ni l’Ofii n’en savent plus que nous. Les rôles ne veulent plus rien dire. La précipitation.

Le bonheur aussi, la joie des migrants dans les bus qui rient, prennent des photos, disent au revoir. Les séparations d’avec les amis. Abdu qui tente de convaincre Salman de partir avec lui, qui me dit en hindi : « toi, dis lui ! dis lui qu’il sera mieux en CAO ! ». Ces Erythréens qui me demandent précipitamment : what is the region of Nantes ? of Montpellier ? et moi de leur épeler « LANGUEDOC ROUSSILLON » pour qu’ils le répètent à l’Ofii, qu’ils l’écrivent sur la photocopie de carte de France qu’on leur a donnée en A4. Je leur fais des signes de la main le cœur serré. Le sens du mot exil.

Dilemmes, séparations, angoisses.

L’exil veut dire séparation. Pour des personnes ayant perdu tous leurs repères, un ami rencontré à la jungle est inestimable. Partir de Calais, c’est aussi quitter ces repères. Angoisse. Nous escortons nos patients vers la file « vulnérables » des CAO, sensés les amener vers des CAO où ils seront bien soignés. Mohamed doit choisir entre partir avec ses amis dans la file normale, ou partir dans la file « vulnérables ». Il tente d’être à la fois dans la file vulnérables et dans le même bus qu’eux, il angoisse, court partout, appelle ses amis qui l’attendent mais pas dans la bonne file, ne les retrouve pas. Une seconde et il les perd. Ils ne sont pas partis dans le même bus. Séparation pour toujours peut-être.

Arun n’en peut plus du choix. Son frère l’a appelé depuis l’Angleterre. Il nous demande finalement de l’amener à l’église. L’angoisse, l’angoisse. Les mineurs sont trimballés au faciès. Des associations se retirent de l’opération de démantèlement pour ne pas la cautionner. Abdu et Salman sont partis à Villeurbanne. Lorsque nous sommes sortis du camp, nous n’avons pas pu ré-entrer, alors que nous étions avec un patient à ramener chez lui. Seule la presse a été autorisée. A ça, le CRS interrogé répond : « je sais madame, il n’y a aucune logique ». Monsieur, on ne vous demandait même pas de la logique mais de l’humanité.

Une entreprise de gestion des espaces verts a été mandatée pour détruire le camp. Les pelleteuses et autres engins jaunes assimilables à des tracteurs arrivent. Pour que la file d’attente devant les bus ne diminue pas ? bien signifier qu’il n’y a pas d’échappatoire ? La maire de Calais est là. Elle parle fièrement campée sur ses bottines. Derrière elle, la jungle en train de se faire détruire. C’est son jour de gloire, elle exulte.

Images

Suleimane et son vélo qu’il tente en vain de faire passer dans le bus. Après tout, il n’a pas d’autre valise. Mais son vélo restera dehors comme des dizaines d’autres. Une fois entré dans le hangar, il nous rappelle en pleurant. Une dame bienveillante de l’Ofii lui propose Angoulême ou Beauvais. Elle nous autorise à entrer dans le hangar pour le réconforter, ou plutôt pour le convaincre. Il ne sait pas quoi faire, quoi dire, il reste prostré sur sa chaise. Paralysé par l’angoisse, le choix qu’il ne comprend pas. Ce sera Beauvais car c’est plus proche d’ici. Au revoir Suleimane.

Fumées noires sur la jungle détruite. Ils ont tout brûlé, c’est dans leur culture nous dit-on. Et nous qui avons passé des heures à informer sur les points d’extraction et extincteurs. Bouteilles de gaz qui explosent. Les cabanes brûlées, restent quelques pans en cendres et des tissus déchirés. Voilà ce qu’on montrera à la télé. Les journalistes vautours installés devant les tentes, sur les fauteuils. Sans-gêne. Un air de champ après la bataille, Waterloo. Sans morts, on espère.

Humanitaires et passeurs.

Une route joignant la jungle au sas, une longue file, un portail puis un hangar. Le hangar menant aux fameux bus. L’occupation de notre journée ? Faire rentrer les migrants dans le hangar. Pour ceux qui veulent aller en CAO, c’est facile. Il y a une file et elle n’est pas si longue. Pour les mineurs qui veulent s’enregistrer pour une réunification familiale en Angleterre, ça ne l’est pas. Il y a une longue file au début de la journée. Moyenne d’âge de cette file : 25 ans. Tellement longue qu’à midi, les CRS coupent la file en deux, intiment à la moitié d’entrer et à l’autre de partir.

Les mineurs écartés se dispersent, forment des groupes autour du sas, viennent nous voir pour essayer de passer. Souvent la même histoire « family in UK I am bambino want to join them ». Nous rencontrons un groupe de six afghans manifestement mineurs, la quinzaine. Venus ce matin de Paris. Voilà. Appel d’air en live. Ils ont entendus qu’il y avait des bus pour l’Angleterre, ils ont pris le train pour Calais tout de suite. Les bus ne sont pas prévus pour eux, c’est sûr. Mais maintenant qu’ils sont là, que faire d’eux ? Faire comme s’ils n’existaient pas ?

Un étrange manège a lieu devant ce sas. Deux jeunes bénévoles d’une association ont sympathisé avec un employé de France Terre d’Asile. Tous les quarts d’heure, discrètement, il franchit la barrière de CRS, discute avec les deux bénévoles qui lui présentent un groupe de mineurs. Il pointe le doigt vers certains, leur dit de venir maintenant ou jamais, puis repart avec eux franchir la barrière de CRS.

Nous repérons ce manège, et la prochaine fois qu’il vient de notre côté, lui présentons « nos » mineurs afghans. Ils ont vraiment l’air jeunes, ils passent. Aux dépens des autres qui sont « vraiment » de la jungle. Délit de faciès. On devient passeurs. On pratique, nous aussi, les pratiques illégales que l’on dénonce, pour sauver le destin individuel de quelques-uns.

Le sous-préfet :

  • Lui ? quel âge ? dans la jungle depuis combien de temps ? 
  • 16 ans. Une semaine.
  • Passé par Paris ?
  • Oui 
  • Pas de place.

Si j’avais répondu qu’il était dans la jungle depuis 5 mois, il aurait eu une place. Aurais-je dû mentir pour le faire passer lui aussi ?

Après des heures passées ainsi en négociations officieuses, quelques passages et quelques déceptions, les entrées étaient terminées, définitivement. Le sous-préfet n’en pouvait plus de me voir accrochée à ses basques, il refusait tout en bloc, debout les bras croisés devant les grilles. Je suis restée plantée devant lui avec William pour essayer de l’amadouer.

300 mineurs refusés comme lui n’ont nulle part où dormir. Ils sont encore tous autour du sas, désemparés. Plus personne n’entre. Pas de solution. Une association les réunit pour leur trouver un abri pour la nuit. Je reste avec William. Celui-là a l’air vraiment perdu, tout seul, hagard. Il est Ethiopien, son père est en train de mourir en Angleterre me dit-il. Voilà pourquoi il veut passer à tout prix et vite. Il a dû partir d’Ethiopie à cause de la politique, mais je sens que derrière ce mot il veut dire autre chose. Ses grands yeux me regardent fixement avec un air de détresse. Le genre de jeune qui peut facilement se faire victimiser par d’autres. Et aussi celui qui a une chance de passer car il a vraiment l’air d’avoir 16 ans.  On essaie de l’aider, on ne sait jamais. A force d’appels de mon responsable, on réussit à lui trouver une place dans un centre d’hébergement à Sangatte. On quitte les 300 mineurs autour du sas et partons avec William en voiture. Pourquoi lui et pas les autres. Il nous demande à quelle heure le bureau d’enregistrement rouvre demain, pour qu’il y soit aux aurores. On lui dit qu’on ne sait pas s’il rouvre. Il vient peut-être de rater sa dernière chance. Mais on viendra le chercher s’il rouvre, oui, tôt. Mais il n’est pas dans la jungle où tout se passe et il a peur de rater une occasion de passer. Quelque part il a raison. Même si rien ne dit que le bureau sera ouvert demain, le meilleur moyen de savoir est d’y être. On ne peut pas compter sur les informations officielles ici.

Hier par exemple, une file de mineures avaient été groupées devant le sas par des associations pour aller prendre un bus dédié. Le sous-préfet est arrivé, les a écartées, et  a fait passer un groupe de Soudanais devant. Apparemment, lui et les leaders communautaires avaient « conclu un accord ». Les mineures resteront dehors. Ces petits arrangement ne sont pas vus par les journalistes ; n’ont aucun témoin ; ne sont pas prouvables. Bafouent sans gêne la loi au nom de laquelle est faite ce démantèlement. Donc oui, peut-être que le bureau d’enregistrement rouvrira demain entre 8 heures et 9 heures, ou peut-être camper devant peut-il amadouer le sous-préfet qui le fera passer. Peut-être. Mais nous ne pouvons pas cautionner ça. Nous nous reposons sur les informations officielles et à partir du moment où nous prenons William en charge, nous l’aiderons via la voie légale. Les instants où nous avons dévié de cette voie dans la journée sont des moments d’absence dus au chaos ambiant, qu’on ne peut pas reproduire à grande échelle, sur lesquels on ne peut pas compter. Ils sont parfois plus efficaces mais pas éthiques, et nous ne pouvons donc les cautionner.

Pour son destin personnel, peut-être aurait-il donc mieux fallu que nous ne le rencontrions pas.

Notre priorité à ce moment, c’était qu’il dorme au chaud et en sécurité. Pour lui c’était de tout tenter pour passer, quitte à être en danger. J’ai peur pour lui. Son cas illustre celui de centaines d’autres mineurs accompagnés par des associations dans une réunification familiale. La procédure étant trop floue, trop compliquée et surtout longue, ils finissent par ne plus croire à la voie légale. Par imiter ceux qui réussissent à rejoindre l’Angleterre en une nuit et pas une année, par se terrer dans un camion et essayer coûte que coûte, proie des passeurs et des flics.

Nous avons aussi croisé Abdul devant le sas. Il n’y était pas pour partir, mais parce qu’il nous cherchait. Lorsqu’il m’aperçoit, il se jette sur moi, il est fébrile. Il me prend par la manche et me montre du doigt Omar, le traducteur arabe. Omar s’approche, Abdul lui parle sans discontinuer, toujours en me tenant par la manche pour me dire de rester là. Omar écoute patiemment, lui montre qu’il a compris, fait une pause, me regarde. « Il dit que ses trois cousins se sont fait embarquer par les flics à l’entrée de l’Eurotunnel cette nuit. Ils leur ont confisqué leurs portables. Il n’a pas de nouvelles d’eux et ne sait pas dans quelle prison ils sont. Est-ce qu’on peut faire quelque chose ? ». Je n’ai pas encore été confrontée à ça. Je prends leurs noms et lui dit qu’on fera ce qu’on peut pour les retrouver. Mais s’ils sont en Centre de Rétention administrative, nous ne pouvons pas grand-chose. La justice prendra le relais. Abdul est tout seul et ses rêves d’Angleterre en prennent un coup. Est-ce qu’il sent que les descentes de flics deviendront systématiques après le démantèlement, et qu’il sera quasi impossible de passer illégalement ? Intuition ou pas, peut-être démonstration que la stratégie de l’Etat fonctionne, il finira par partir en CAO lui aussi.

Toujours ne pas savoir si on a un impact positif mais continuer. Ne plus décrire. Pas possible de décrire les dizaines, centaines de personnes avec lesquelles on parle chaque jour et que nous tentons d’écouter, de prendre en charge. Sur celles-ci peut-être trente, quarante, cinquante qui aboutissent. On nous interpelle on nous supplie on pleure on rit on passe. On a des petites victoires et des grandes déceptions, de la colère et de l’incompréhension. On finit par être familiers des gens de l’Ofii, mêmes des CRS. Même France terre d’asile craque, elle pleure sur l’épaule de sa collègue qui la rassure « je sais… personne n’en peut plus… »

Pas possible d’écrire non plus. Trop. Trop complexe trop de vécu de théorique de politique et d’émotions à la fois.  A la fin on n’a même pas aidé les mineurs dormant dehors, ni peut-être celui que l’on a fait dormir à l’intérieur. Valait-il mieux s’organiser nous aussi pour les mineurs de ce soir ? Crise humanitaire. A quel moment s’insurge-t-on ?

Orage

Nous avons ramené William à la jungle. Le bureau d’enregistrement n’a pas rouvert, on nous annonce que les Anglais sont repartis chez eux et ne feront donc plus passer personne légalement. Les mineurs ont dormi dehors cette nuit. Ils sont toujours là. Personne ne sait quoi faire d’eux. La jungle est détruite et les pelleteuses continuent leur travail, assistées cette fois des CRS pour convaincre ceux qui ne veulent pas partir, qui s’accrochent à leur tente. Lugubre champ de bataille avec ses corbeaux qui croassent dans la brume.

Nous demandons à William s’il préfère repartir dans le centre d’hébergement à Sangatte ou dans la jungle détruite, où il sera avec d’autres mineurs sans solution. Un choix, encore. Il nous regarde, l’air désespéré « what should I do ?... » On ne peut pas le conseiller. Il pleure doucement. Finit par nous dire qu’il va aller dans la jungle pour trouver d’autres Ethiopiens. Il n’a plus confiance dans les associatifs qui ne savent jamais ce qu’il se passe. Nous le regardons frayer son chemin entre les cabanes brûlées et les grues, il part sans un regard en arrière, les larmes brouillent sa vue. Détresse, pour lui comme pour nous.

Le sas où tout se passait est fermé. On annonce le départ de quelques bus sous le pont. Pas d’information officielle, juste des rumeurs. Tous les expulsés de la jungle sont massés là. Attendant un bus ou une salvation. Ce sont les plus désespérés. Ceux qui n’ont tellement plus d’espoir qu’ils ne sont même pas tristes. Ils rient, ils n’attendent plus rien. Ils restent là en attendant de voir ce qu’il va se passer, presque en spectateurs. Nous venons avec du thé, du café, des jeux venus de notre tente qui n’a plus lieu d’être. Nous avons pris la résolution de ne plus donner d’information sur les départs en bus, car nous n’en avons pas. Nous ne voulons pas alimenter des rumeurs et changer le cours de destins. Nous essayerons simplement d’apporter un peu de réconfort à ces irréductibles.

Une demi-heure après que l’on se soit installés, la barrière de CRS commence à se reformer, des ordres crachotent dans les talkies. Ce n’est pas bon signe. La barrière s’avance implacablement vers nous. Rien de plus impressionnant que le silence d’une foule.

La barrière s’arrête devant notre camion. Il va falloir qu’on parte, nous disent-ils. Oui, il va falloir qu’on parte. Je grimpe sur le siège du conducteur, mets ma ceinture. Je respire, profondément. Je suis en face et très près de 200 flics, ce n’est pas le moment de leur foncer dessus ni de faire une fausse manœuvre. Je mets le contact et entame un lent demi-tour, sous les regards fixes des CRS, des migrants et des associatifs massés devant moi, qui s’écartent lentement pour me laisser passer. Un afghan joue du djembé avec un rythme endiablé, encerclé par des danseurs effrénés, sur la route. Je le contourne. Ils se mettent à danser autour du camion. Les humanitaires partent.

Je me gare quelques centaines de mètres plus loin et revient observer la scène. Les CRS avancent. Les migrants se relèvent, remettent leurs sac à dos, se mettent en branle. Avancent sur la route en direction du sas qui n’existe plus. Il n’y a toujours pas de bus.

Je finis par comprendre. Les migrants sont expulsés, mais cette fois sans solution. La barrière veut dire « partez », mais aussi « vous n’êtes bienvenus nulle part ». La chasse aux migrants a été déclarée dans Calais. Les irréductibles ainsi poussés dehors par la police se feront arrêter dans la ville et de manière bien moins pacifique sans les caméras des journalistes.

Quelques heures plus tard, la situation n’a pas évolué. Plus qu’une soixantaine de migrants dans cette rue, par terre, tentant de se réchauffer en se frottant les mains ou en mettant la tête dans leur manteau, assis la tête dans les mains, regardant le sol. Maintenant Calais ce sera comme partout, des migrants dans les rues cachés et délogés.

Jungle is finish, on entend répéter sur tous les tons – l’angoisse, l’incrédulité, la peur.

Un jeune afghan me demande : dusra jungle kaha hai ? littéralement : « où est la nouvelle jungle ? ». Je réponds que je ne sais pas. Je ne sais pas s’il y en aura une nouvelle. Eclat de rire, et sur le ton impérieux de la certitude : « S’il n’y en a pas, nous en construirons une ».

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