Quel CAC du Monde d'Après ?

A midi, chaque premier mercredi, à l'heure ou retentit la sirène, retrouvez dans vos boîtes mails les dernières informations du Collectif des Associations Citoyennes. Cet article reprend ici l'édito du numéro de juin de l'Heure de la Sirène, lettre d'information du CAC. JUIN 2019

ÉDITION COMPLÈTE A RETROUVER SUR NOTRE SITE INTERNET

Eh bien, à vrai dire, le CAC du monde d’après va ressembler furieusement au CAC du monde d’avant ! Peut-être encore plus marqué par l’impérieuse nécessité d’agir et d’orienter l’action par la réflexion collective, sans confondre l’urgence et l’essentiel.

Le gouvernement, comme beaucoup de collectivités locales, met en avant le travail des associations mais à condition qu'elles restent à leur place. Pourtant, si leur apport à une société de la solidarité est essentiel, il n’est pas question de leur donner une place trop importante. La place minorée qui leur est assignée est celle d’acteurs de terrains qui répondent aux appels d’offre, alors qu’elles vont bien au-delà en prenant leurs responsabilités, localement, pour construire des réponses aux crises qui se succèdent.

Quand on évoque des centaines de milliards pour sauver… l’économie, ou la production, ou la finance… combien est-on prêt à investir dans les services publics et la vie associative ? Pourtant les difficultés financières actuelles et à venir pour les associations laissent craindre un écroulement du secteur militant. Les trésoreries ont été épuisées, et les aides à l’emploi drastiquement réduites au cours de la dernière décennie. Nous ne pouvons nous contenter de miettes. La revendication portée par le CAC d’un Plan cohérent de soutien à la vie associative de 1 milliard d’euros est une base qu’on ne peut négocier.

Il est urgent de penser autrement un « autre Monde ». La solidarité, la santé, l’éducation, la culture, l’écologie... ne doivent plus dépendre des marchés qui se jouent à la Bourse. Il est urgent de rebâtir l’« associationnisme » du XXIème Siècle, en cohérence avec le développement des services publics. Il est urgent de retisser les solidarités démocratiques, de définir ensemble les « communs » inaliénables, et de favoriser la convergence des initiatives citoyennes construites localement. Il est urgent de revendiquer le travail d’émancipation comme fondement des pratiques d’éducation populaire, et redonner aux citoyens les clés de la Cité.

 

Gilles Rouby

Président du CAC

 

au sommaire :

1. Adhérer, soutenir le CAC sans attendre le Monde d'Après

2. Le CAC ouvre son blog aux textes d’après...

3. Se repérer dans ce Monde d’Après

4. Le CAC participe au réseau de veille de l’État d’urgence sanitaire...et après ?

5. Le retour des enjeux locaux : municipales suite ... et après ?

on en profite pour vous rappeler un événement que vous pouvez encore visionner : le Webinaire Libertés associatives organisé par le Pacte pour la transistion avec avec Lionel Brun-Valicon, membre du Comité central de la Ligue des Droits de l'Homme, et Benjamin Sourice, salarié de l'Association Vox Public chargé d'appui aux initiatives citoyennes. Ma vidéo tournée le 6 mai reste accessible, on y parle de comment agissent les associations de protection des droits individuels et collectifs au cœur de l'état d'urgence sanitaire ; Qu'est ce que sont les libertés associatives et comment elles sont menacées ? Comment associations et citoyens peuvent-ils riposter ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.