A serious man - de Joel et Ethan Coen

aseriousmanu.jpg

HOLY SHIT

une non-fiction critique sur le film de Joel et Ethan Coen
A SERIOUS MAN

 

A Serious Man est un film (ce n'est pas le seul) sur lequel je n’ai strictement rien à dire. Je ne pense pas être le premier à qui cela arrive. Je lis souvent, et de plus en plus, des articles où il est évident que l'auteur pédale dans la semoule. Que je sache, on est peu nombreux à résister à l’envie d’écrire malgré tout un texte.
Tout le monde n'a pas ma chance. Je ne parle pas de la chance d’écrire dans une revue où l’on peut faire à peu près tout ce que l’on croit (utile). Mais d’un simple coup de bol. Voici les faits. Sorti du dernier film des frères Coen, je me suis assis à la table d'une brasserie rue Jean-Pierre Timbaud pour rédiger mon papier ; comme je disais plus haut, je ne trouvais rien d’intéressant à écrire, et je traînais devant quelques notes, en attente d'une idée, quand un groupe de trois amis qui venait de s’asseoir à la table voisine ont commencé à parler d’A Serious Man.
Deux seulement l'avaient vu et en débattaient entre eux, l’un l’attaquant, l’autre le défendant. Le troisième écoutait distraitement les deux autres, intervenant une seule fois, mais avec beaucoup d’esprit. La discussion avait démarré depuis une demi-heure environ quand une jeune fille les a rejoint. Quelques minutes plus tard, la jeune fille et l’un des trois cinéphiles, celui qui n’aimait pas le film, ont laissé la table pour attraper le dernier métro. Ce que j'ai fait à mon tour.
J’ai transcrit sur un calepin tout ce que j’ai pu entendre. Assurément, plus d’un mot s'est perdu dans la confusion du café. Et je n’ai pas tendu l’oreille outre mesure par crainte de me trahir. En revanche, je recopie ici, en version électronique, mes notes dans leur intégralité, sans caviardage ni ajout d'aucune sorte ; et, contrairement à l'usage pour nos entretiens, sans mise en forme du texte. Parfois la conversation s'écarte, du moins c'est ce qu'il me semble, de la question du film. Étant donné que je ne suis pas sûr de saisir l'ironie des Coen, peut-être que celle de ces quatre amis m'échappe aussi. Dans le doute, j'ai tout gardé.

 

lire la suite sur independencia.fr ...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.