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Billet de blog 18 janv. 2022

Présidentielle 2022 : où sont les jeunes et les enfants ?

Dans 3 mois les électeur·rices seront invité·es à se prononcer sur le devenir du pays en choisissant leur président·e de la République. Dans les débats, enfants et jeunes ne sont ni mentionné·es ni consulté·es – seulement réduit·es à un paramètre. Faire vivre la république sociale c’est aussi créer et entretenir une solidarité intergénérationnelle. L’enfance et la jeunesse doivent être des sujets.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La justice sociale et l'horizon d'égalité doivent inclure l'entente, la coexistence et la sororité des générations. © Lucas Peltier-Séné d'après liftarn (image d'origine soumise au droit d'auteur, placée dans le domaine public par le détenteur des droits)

Déni de voix, relégation et absence d’autonomie politique.

S’accomplir politiquement, c’est être sujet de sa vie et de ses décisions. Les enfants ne peuvent le faire étant mineur·es juridiquement. C’est donc à leurs aîné·es de choisir les orientations quant à leur droits et possibilités au travers des élections. Les jeunes – majeur·es ou non –, pourtant conscient·es et en capacité de désigner ce qui est injuste, anormal, ou indigne, ne sont pas invité·es à s’exprimer sur leur devenir. Cela alors que les jeunes sont organisé·es – en syndicats étudiants, lycéens, en associations, ou encore en partis jeunes. Ces organisations peuvent avoir un écho au sein de milieux engagés, mais en dehors du monde militant, celui-ci peine à se faire entendre. Pensons à l’absence de consultations de jeunes quant aux diverses réformes passées sous le quinquennat Macron (SNU, réforme du bac, ParcourSup, réforme des masters, réforme de la Protection de l’Enfance), ou leur inaudibilité dans les médias. Leurs voix pourraient enrichir les débats en offrant une contradiction vécue et actuelle aux arguments souvent éloignés des réalités. Il est vrai, les jeunes n’ont majoritairement pas voté aux dernières élections (régionales et départementales), mais sans place donnée dans le débat politique, et sans représentation juste des jeunesses, comment se sentir concerné·e ? Surtout, l’engagement des jeunes ne tient pas seulement aux élections : les nombreuses mobilisations, pour le climat, l’écologie, contre la Loi Sécurité Globale, contre les féminicides, ou bien la marche « Vérité&Justice pour Adama » étaient fortement composées de jeunes. Les jeunesses sont politisées, et politiques.

Des jeunesses reléguées.

Il existe plusieurs jeunesses, mais elles ont peu de voix. Il y a les jeunes étudiant·es, les privilégié·es, en école supérieure, boursier·ères ou bossant à côté, les jeunes « en insertion », futur·es travailleurs et travailleuses, les jeunes handicapé·es ségrégué·es en établissement spécialisé, ou mal accompagné·es à l'école, et les jeunes « qui ne sont rien ». Rien, parce qu’ils et elles n’ont peu ou rien. Privé·es de revenus dignes, de logement, de proches, ou de soins… Ces jeunesses peuvent partager des points communs : précarité sociale, peu d’accès aux soins, isolement… Quelles soient d’origines diverses, de la capitale ou de la périphérie, valides ou non, de gauche, de droite ou indécises. Mais surtout elles partagent l’absence de représentativité nationale. Certes, il existe des conseillers et conseillères municipales, régionales ou départementales qui sont jeunes, mais leur parcours social et politique reste atypique et privilégié (les organisations politiques ne comptent dans leurs rangs que peu d’employé·es, salarié·es, personnes handicapées ou enfants des catégories populaires, et l’accès à des responsabilités politiques pour des jeunes majeur·es reste une exception). Cette relégation des jeunesses est contradictoire : d’une part, les candidat·es à la présidentielle se posent quasiment tous et toutes comme ce qu’attend la jeunesse, et d’autre part, pour se faire élire, il est préférable de « rassembler large ». Mais se poser en bon père ou en bonne mère de famille n’a aucune valeur, car les candidat·es n’en donnent aucune aux jeunes, si ce n’est celle d’un simple paramètre électoral.

L’enfance et sa protection : sujets secondaires pour faire primer le sécuritaire.

Les sujets de l’enfance, de la protection des enfants, de leur épanouissement et de leur accomplissement politique sont rarement posés. On remarque à la fois une répression en croissance constante des jeunes habitant·es de quartiers populaires et l’absence de réponse par les organisations politiques aux appels à la violence et à l’enfermement de jeunes dans les médias. La brutalité policière attaque les jeunes et des mineur·es dans leur intégrité, et brise des familles. Il y a aussi le manque de formation sur l'accompagnement des enfants autistes qui amène des parents se séparer de leur enfant, notamment sous l'influence de l'approche psychanalytique – pourtant condamnée internationalement à ce sujet. De même, plutôt que de donner aux personnes porteuses de handicap les moyens d'une vie autonome, le gouvernement fait du low-cost social (sous prétexte d'inclusion) qui ne répond pas aux besoins de services de qualité en milieu ordinaire, préférant la relégation en établissement. Cette problématique est cruciale, notamment au sein de la Protection de l’Enfance où les enfants porteur·euses d’un handicap sont surreprésenté·es par rapport à la population générale.

De manière générale, il y a davantage de propositions de mesures contre les enfants vulnérables que pour les aider – pensons ici à la proposition de Valérie Pécresse de généraliser les tests osseux pour les enfants exilé·es, ou leur mise à l’écart du système de protection sociale prônée par le FN pendant les départementales. S’il y a des idées ou des mesures, elles sont toujours précaires et peu développées : La France Insoumise propose pour 2022 des réformes à la hauteur des problèmes que rencontre la Protection de l’Enfance – tout en ne détaillant pas les mesures souhaitées. « Vivant », le programme du « Pôle écologiste » reste évasif bien que novateur dans sa demande d’étendre l’Aide Provisoire aux Jeunes Majeur·es jusque 25 ans. Cela n’empêche ni les candidats de ces programmes Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, ni les autres (comme Anne Hidalgo, pourtant en charge de ces questions étant la Mairesse de Paris) de ne jamais mentionner l’existence des enfants accompagné·es par les services de la Protection de l’enfance ou placé·es à l’ASE. Pourtant, leur existence est au cœur de l’enchevêtrement de plusieurs crises : crise sociale, crise du logement, crise institutionnelle, pauvreté grandissante.. Des chiffres toujours répétés en sont l’illustration : près d’une personne sur deux de 18-25 ans née en France et vivant dans la rue est une ex-ASE ; seulement 13 % des enfants placé·es s’inscrivent à l’épreuve du bac. Tout ça, lorsque que le taux de chômage des jeunes sans-diplôme avoisine les 33 %, et que le taux de décrochage par formation universitaire croît. La reproduction sociale étant la norme en France, ces réalités constituent un réservoir de drames sociaux et familiaux voués à se répéter tant que des mesures à la hauteur ne seront pas prises – encore faut-il les proposer.

Un enjeu féministe et de dignité.

Parler de l’enfance c’est aussi mentionner qui s’occupe de l’enfance. Lorsqu’une mesure de protection est décidée, se sont surtout des femmes qui s’en chargent : les femmes sont sur-représentées chez les assistantes familiales (« familles d’accueil »), chez les éducatrices, T.I.S.F. (Technicienne de l’Intervention Sociale et Familiale), les assistantes de service social… Pourtant, face au travail effectué, les salaires ne suivent pas, les droits n’avancent pas (elles ne sont pas fonctionnaires et le salaire dépend du bon-vouloir du département), et la dignité se perd face aux manques de moyens financiers, humains et psychologiques. Se noyer sous les tâches, le burn-out et le non-remplacement d’un départ deviennent la norme. Le pays devra faire face dans les 5 prochaines années à un turn-over des assistantes familiales qui feront valoir leurs droits à la retraite, dans un contexte d’abandon institutionnel et de faibles recrutements. Où iront ces enfants ? Que sera-t-il réservé à la prochaine génération d’assistantes familiales ? Et aux travailleuses (et travailleurs) des services sociaux ? Pour ces dernières, la dynamique va vers la réduction d’effectif, la concentration du travail dans des équipes réduites et les coupes budgétaires. Cette maltraitance envers les travailleuses du social amène à des maltraitances envers les enfants et les jeunes accompagné·es : moins d’attention, débordements, hiérarchisation des situations, peu de rencontre avec le/la jeune, délaissement.

Le travail social risque d’être démantelé et lui aussi libéralisé. Le T2A (Tarification à l’acte) est aussi en vigueur dans des structures médico-sociales, poussant à la rentabilité du chiffre pour la survie de son emploi plutôt qu’au bien-vivre des jeunes (et la santé des travailleur·euses). Les syndicats et les jeunes n’ont que très peu de pouvoir pour faire respecter leurs droits et avoir une prise sur eux/elles-mêmes au sein de ce secteur. Il est ici question de la dignité des jeunes et enfants suivi·es, valides ou non, mais aussi des travailleur·euses: continuerons-nous dans la maltraitance institutionnelle généralisée ou bien prendrons-nous la voie de l'égalité et de la justice ? C’est pourquoi il faut mettre la participation des jeunes et de celles et ceux qui travaillent auprès d’elle/eux au cœur des programmes pour les jeunesses. Mais pour cela, il faudrait les considérer non pas comme un ajustement, mais comme une condition d’entente intergénérationnelle et citoyenne.

Pour une justice sociale intergénérationnelle.

Alors, pour redonner de la dignité aux jeunesses et aux enfants, il faut aller vers une justice sociale intergénérationnelle. Les enfants, n’étant pas majeur·es, ne peuvent influencer les grandes orientations politiques. C’est à ceux et celles qui disposent de ce pouvoir de le faire, d’être solidaire en écoutant les revendications de ceux et celles qui luttent pour bien traiter les futur·es adultes. Certes, les réseaux sociaux sont de formidables plateformes de revendication, mais il faut les faire bénéficier d’un cadre légitime et formateur. Quant aux jeunesses, elles majeures politiquement, il faut respecter leurs autonomies, leurs espaces politiques et s’ouvrir à elles sans les corrompre ou les fondre dans des mesures qui ne seront pas directement dirigées vers elles. Candidat·es, faites appel à des jeunes, d’origines variées, afin de constituer des programmes en phase avec les vies sur lesquelles ces derniers auront une influence. Candidat·es, pensez à celles et ceux qui habiteront un pays que vous aurez vous aussi façonné : soyez justes, ils et elles vous traiterons dignement. Prendre soin des générations futures permet aussi le bien-vivre des générations des ainé·es, car la solidarité intergénérationnelle devient un principe qui s’accomplit, comme au travers des cotisations sociales pour votre retraite, ou la fiscalité affectée à votre soin et à votre accompagnement.

Prendre soin des jeunes et des enfants passe inévitablement et non-exhaustivement par :

Sur le plan des organisations :

  • Considérer les autonomies politiques des jeunes : partis, associations, ONGs

  • Intégrer dans les partis des jeunes d’origines sociales variées en abattant les cloisons du « déclassement politique » : élaborer une politique d’ouverture aux jeunes et une inclusion des milieux sociaux pour ne pas laisser uniquement une jeunesse spécifique intégrer les appareils.

  • Proposer à des postes à responsabilités des jeunes, et investir des moins de 30 ans pour les différentes élections.

  • Faire  participer les organisations de jeunes à l’élaboration de programmes, plans et revendications des partis : les conseils politiques des candidat·es à l’élection présidentielle doivent  être aussi composés de jeunes majeur·es, étudiant·es, précaires, en formation, invalides, en situation de handicap.

  • Prévoir les aménagements raisonnables nécessaires aux jeunes handicapé·es pour leur pleine participation.

  • Consulter de manière proactive les associations d’accompagnement des jeunes et des enfants, consulter les syndicats, afin d’élaborer les axes programmatiques de son organisation.

  • Intégrer dans les programmes les thématiques de la Protection de l’Enfance et de l’accomplissement politique des jeunes au quotidien, avec des propositions détaillées et non des mesures-totems.

Sur le plan programmatique et argumentaire :

  • Autoriser la participation des enfants dans leur environnement social : Généralisation  complète des Conseils  de Vie Sociale (CVS)  dans leur service et établissement d’accompagnement ou d’accueil, démocratie scolaire, soutiens aux initiatives des jeunes (politiques, artistiques, culturelles…).

  • Éducation à la démocratie en faisant participer activement les jeunes et les enfants dans les écoles, collèges et lycées. Faire des élections des CVS et des Conseils de Vie Lycéenne un événement au sein des établissements.

  • Poser dans les débats les sujets de la dignité des enfants et des jeunes, du respect des travailleur·euses qui assurent leur accompagnement.

  • Reconnaître le rôle politique et social des jeunesses, richesse commune du pays grâce à la solidarité nationale.

  • Apprendre leurs droits aux enfants dès l’école et faire davantage de prévention sur les maltraitances dirigées, banalisées et indirectes. Assurer dans tous les établissements, du primaire au lycée la permanence de psychologue et d’assistant·e de service social scolaires.

  • Demander une augmentation générale du salaire pour les travailleur·euses en contact des enfants et des jeunes, et l’encadrer selon un barème national. Reconnaître les formations sociales et médico-sociales comme des cursus universitaires afin de consacrer le rôle d’expert·e des travailleur·euses de ce secteur.

  • Embaucher et former en nombre suffisant afin de partager le travail et d’assurer un suivi personnalisé et de qualité aux enfants et aux jeunes concerné·es par des mesures de protection et aux familles en difficulté.

  • Supprimer la Tarification à l’Acte (T2A) qui comprime les travailleur·euses des centres médico-sociaux et qui nuit à l’accompagnement des enfants.

  • Élaborer un plan d’urgence pour faire face à la crise sociale qui se profile d’ici 5 ans sur les départs à la retraite des Assistant·es familiaux·les. Ce plan doit découler des revendications de ces travailleur·euses.

  • Sortir du marché lucratif les secteurs du social et du médico-social afin de préserver la santé des travailleur·euses de ce secteur, le respect des enfants et des jeunes accompagné·es.

  • Recentraliser la Protection de l’Enfance afin de renverser le système de « moins-disant social » entre les départements et pour garantir des moyens égaux à destination de tous·tes les jeunes du pays – dont les jeunes handicapé·es, habitant·es des territoires ultra-marins et  les enfants exilé·es.

  • Prévenir et punir les maltraitances banalisées des adultes envers les enfants, prévenir les violences entre jeunes (sexuelles, morales, racistes, sexistes, validistes, lgbtqiphobes…)

  • Consacrer un droit à choisir son avenir pour les jeunes de la Protection de l’Enfance, supprimer ParcourSup et la sélection en master.

  • Généralisation au niveau national de l’Aide Provisoire aux Jeunes Majeur·es (APJM) avec parcours de soins psychologiques, suivi administratif et social jusque stabilisation de la situation, et droit au retour si sortie du dispositif.

  • Présomption de minorité et présence obligatoire d’un·e avocat·e auprès de chaque jeune ou enfant convoqué·e au tribunal. Interdiction des tests osseux sur les exilé·es et croire sur déclaration leur minorité afin de permettre des mesures de protection.

  • Interdire les placements en hôtels. Sanctionner les services qui délaissent des mineur·es et des jeunes majeur·es en hôtel.

  • Arrêt de l’enfermement des jeunes et des enfants en Centres de Rétention Administrative (CRA).

  • Arrêt de l'institutionnalisation des enfants handicapé·es.

  • Garantir un logement digne et les ressources nécessaires pour assurer ses besoins essentiels (boire, manger, hygiène, avoir un environnement accessible, salubre et sain) : instaurer une allocation d’autonomie pour les jeunes majeur·es, gérée par une caisse autonome, assurer réellement le droit d’accéder à une HLM accessible aux personnes à mobilité réduite via le système des contingents, rénover les logements sociaux et Crous, en habiliter de nouveaux et ouvrir leur accès à un plus grand nombre dans les zones tendues(métropoles notamment).

  • Mettre tous les moyens disponibles afin de garantir sur tout le territoire national l’accès aux soins, aux centres médico-psychologiques (CMP) et aux Centres Gratuits d’Information, de Dépistages et de Diagnostic (CeGIDD) de manière à ce que chaque jeune puisse s’y rendre sans obstacle de distance (grâce à des transports en communs publics réguliers), d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, et sans obstacle de grande attente.

Premiers et premières signataires:

Lucas PELTIER-SÉNÉ, étudiant, militant écosocialiste et bénévole associatif. Ancien enfant placé.

Auriane DUPUY, étudiante et militante Génération·s.

Anthony SARDO, Assistant socio-éducatif ASE, Conseiller municipal PCF.

Sacha HAROVELO-LEGENDRE, militant Insoumis.

Camille SCALI, étudiante, journaliste, illustratrice et bénévole Repairs!75.

Mads JALO, étudiant en école de commerce.

Guillaume BÉNET, militant écologiste.

François BENOIT-MARQUIÉ, hypnothérapeute, militant EELV intersectionnel.

Assia HIFI, militante Jeunes Écologistes et EELV.

Annah BIKOULOULOU. Militante écofeministe, Jeunes Écologistes.

Abdallah SLIMANI, militant écologiste de Vaulx-en-Velin.

Milo ROBIN, étudiant, militant EELV.

Lucas VARIOL, étudiant, co-coordinateur des Jeunes Écologistes d’Ile-de-France, militant EELV.

Aurélien GILLET, militant EELV et coordinateur UNEF Strasbourg.

Ken IWASAKI, ancien syndicaliste étudiant, militant EELV.

Majdi CHAARANA, ancien syndicaliste étudiant.

Léanie BUAILLON, Éducatrice spécialisée, Conseillère principale d’éducation, Porte-parole du collectif citoyen Taubira pour 2022.

Thomas DUVAL, étudiant en science politique, militant Génération·s.

Mischa BANMEYER-HORTZ, étudiant, militant écologiste.

Athénaïs MICHEL, élue du 8e arrondissement de Paris, ancienne présidente d’Allons Enfants.

Raphaël NEGRINI, militant EELV.

Odile MAURIN, activiste lutte contre le validisme, élue d'opposition à Toulouse.

Fleur Offwood, artiste musique et art contemporain, musicothérapeute, danse thérapeute, placée en foyer ASE de ses 17 à 18 ans. Végane, féministe et hébergeuse solidaire (Utopia56 et Timmy).

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