Qui sont les commissaires européens

Qui sont les commissaires européens L'étude des CV des 27 commissaires européens montre une certaine hétérogénéité des parcours.

Qui sont les commissaires européens


L'étude des CV des 27 commissaires européens montre une certaine hétérogénéité des parcours.

Les membres de cette équipe, désignés par le Conseil européen fin 2019 après validation par le parlement européen, provient de trois origines différentes. Les plus nombreux (une quinzaine) ont eu une carrière (parfois longue) dans les instances politiques de leur pays. Ensuite, une douzaine de commissaires sont issus du monde professionnel, privé ou public. Enfin, quatre sont de purs produits des instances européennes.


Certaines personnes ont été classées dans deux catégories, ayant une carrière équivalente dans ces catégories.
Cette Commission penche nettement à droite. Seize commissaires sont issus de mouvements politiques de droite. Neuf sont plutôt social-démocrates. Deux sont difficilement classables.
Chaque commissaire travaille avec une équipe. Celle-ci est la plupart du temps dirigée par un directeurgénéral (souvent flanqué d'un adjoint).
L'organisation administrative de l'Union se compose de 33 Directions générales, 6 agences exécutives et de 16 services. En général, une direction générale travaille avec un commissaire. Mais, certains commissaires dotés de mission lourde peuvent travailler avec plusieurs DG. Le rôle de ces DG est d'accompagner (d'encadrer ?) les commissaires. Elles sont toutes coordonnées par une Direction Générale des Services qui
dépend directement de la Présidente. Enfin, ces commissaires ont chacun un cabinet (29 personnes pour la présidente et moitié moins pour les commissaires les moins dotés).
La parité de genre n'est pas respectée puisqu'il n'y a que 12 femmes pour 15 hommes !
Enfin, la commission semble fidèle aux origines judéo-chrétiennes de l'Europe: pas une seule personne de couleur parmi ces 27 dirigeants !!!
La plupart des informations figurant dans cette fiche sont tirées de Wikipédia.


Présidente
Ursula von der Leyen (Allemagne)
Ursula Gertrud von der Leyen descend d'une famille de la bourgeoisie hanséatique, avec des connexions aristocratiques, et dont l'origine remonte au XVIIe siècle.
Elle passe son enfance en Belgique, où elle fréquente l'École européenne dès 1964, ce qui lui vaut d'être bilingue allemand et français. Elle s’exprime en outre couramment en anglais, notamment pour avoir vécu pendant au total cinq années au Royaume-Uni et aux États-Unis. Elle passe par ailleurs pour une éminente cavalière et a été active dans le sport équestre de compétition.
Elle est médecin assistant à la maternité de l’université de Hanovre entre 1988 et 1992, et obtient son doctorat en médecine en 1991. Après la naissance de ses jumelles, elle est pendant un temps, de 1992 à 1996, femme au foyer à Stanford, en Californie, pendant que son mari est membre du corps facultaire à l’université Stanford. Elle revient en Allemagne en 1996, et occupe de 1998 à 2002 un poste d’assistante chercheuse et de chargée de cours au département d’épidémiologie, de médecine sociale et des systèmes de santé à la faculté de
médecine de l’université de Hanovre. En 2001, elle obtient dans cette institution le titre de licenciée en santé publique.
Elle rejoint l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), dont son père a été vice-président fédéral, en 1990. Elle entame son parcours politique 11 ans plus tard, lorsqu'elle remporte un mandat d'élue locale au sein de l'assemblée de la région de Hanovre. Lors des élections régionales du 2 février 2003, elle est élue à 44 ans députée au Landtag de Basse-Saxe dans la circonscription orientale de Lehrte avec 39 % des voix. Le scrutin ayant permis au chrétien-démocrate Christian Wulff de former une coalition noire-jaune avec les libéraux, Ursula von der Leyen est nommée le 4 mars ministre des Affaires sociales, des Femmes, de la Famille et de la Santé. Au cours du 18e congrès fédéral de la CDU, convoqué à Düsseldorf en décembre 2004, elle intègre le bureau (präsidium) du parti.
Successivement ministre de la famille, puis ministre du travail et ministre de la défense, le 1er décembre 2019, Ursula von der Leyen prend officiellement ses fonctions en tant que présidente de la Commission européenne pour cinq ans, et devient ainsi la première femme à la tête de cette institution, et la seconde personnalité allemande à occuper le poste après Walter Hallstein, premier président de la Commission. Il
s'agit du quatrième mandat consécutif pour une personnalité du Parti populaire européen, après les deux mandats de José Manuel Barroso et celui de Jean-Claude Juncker.

Vice-président exécutif :
Frans Timmermans (Pays-Bas)
Un pacte vert pour l'Europe
Franciscus Cornelis Gerardus Maria Timmermans né le 6 mai 1961 à Maastricht, est un homme politique et diplomate néerlandais, membre du Parti travailliste (PvdA).
Il est secrétaire d'État auprès du ministère des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, entre 2007 et 2010, puis ministre des Affaires étrangères entre 2012 et 2014. À cette date, il est nommé premier vice-président de la Commission européenne, chargé de l'Amélioration de la législation, des Relations interinstitutionnelles, de l'État de droit et de la Charte des droits fondamentaux. Lors de l'entrée en fonction de la Commission von der Leyen le 1er décembre 2019, il restera premier vice-président, mais se trouve chargé du Green New Deal européen.
Frans Timmermans commence ses études secondaires dans un lycée de Rome, en 1972, et les achève huit ans plus tard, dans un établissement de Heerlen. Il entre alors à l'université catholique de Nimègue, où il étudie la littérature française pendant cinq ans. Pendant l'année universitaire 1984-1985, il est inscrit à l'université de Nancy, notamment au Centre européen universitaire, travaillant sur le droit communautaire, l'histoire et la littérature française. Polyglotte, il parle néerlandais, français, allemand, anglais, italien et russe En 1987, il entre à la direction de l'Intégration du ministère néerlandais des Affaires étrangères, puis il estpromu, en 1990, deuxième secrétaire à l'ambassade de Moscou. Il revient aux Pays-Bas au bout de trois ans et intègre la direction générale de la Coopération pour le développement du ministère.
Il rejoint ensuite Bruxelles, en 1994, comme assistant de Hans van den Broek, commissaire européen chargé des Relations extérieures. Il reste à son service un an, puis devient conseiller et secrétaire particulier de Max van der Stoel, haut-commissaire pour les Minorités nationales de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et ancien chef de la diplomatie néerlandaise.
Brièvement membre des Démocrates 66 (D'66) en 1985, adhérent du Parti travailliste depuis 1990, il est élu représentant à la Seconde Chambre des États généraux au cours des élections législatives du 6 mai 1998, remportées par la coalition violette de Wim Kok. Il est réélu en 2002, 2003 et 2006. Il a été secrétaire d'état puis ministre des affaires étrangères des Pays-Bas de 2007 à 2014. Il devient
commissaire européen en 2014.


Vice-présidente exécutive :
Margrethe Vestager (Danemark)
Une Europe adaptée à l’ère du numérique
Margrethe Vestager Hansen, née le 13 avril 1968 à Glostrup (Danemark), est une femme politique danoise, membre du Parti social-libéral danois (RV). Elle a été ministre de l'Éducation et des Affaires ecclésiastiques entre 1998 et 2001, puis ministre de l'Économie et de l'Intérieur entre 2011 et 2014.
En 2014, elle devient commissaire européenne à la concurrence sous la présidence de Jean-Claude Juncker. Sous sa direction, ses services de gestion de la concurrence dans l'espace européen agissent notamment contre les positions, jugées dominantes et abusives, de Google, et les pratiques fiscales d'Apple.
Fille de pasteurs luthériens et diplômée en économie de l'université de Copenhague en 1993, elle intègre ensuite le ministère des Finances, où elle travaille, pendant cinq ans.
Mariée à un professeur de mathématiques, elle a trois enfants. Elle parle français et possède une maison de vacances sur l'île d'Oléron.


Vice-président exécutif :
Valdis Dombrovskis (Lettonnie)
Une économie au service des personnes
Valdis Dombrovskis, né le 5 août 1971 à Riga, est un homme d'État letton, membre d'Unité. Diplômé de physique et d'économie, il travaille en premier lieu dans le milieu universitaire, avant d'accomplir une carrière d'économiste à la Banque de Lettonie.
Son parcours professionnel commence en 1991, comme assistant de laboratoire au sein de l'Institut de physique sur l'état solide de l'université de Lettonie. Il quitte cet institut deux ans plus tard et rejoint, en conservant le même poste, le département de la physique des semi-conducteurs de la faculté de physique et de mathématiques. Assistant de laboratoire à l'université Johannes Gutenberg de Mayence entre 1995 et 1996, il retourne en 1997 à l'Institut de physique sur l'état solide pour y occuper un poste de chercheur, mais quitte la Lettonie peu après afin de devenir assistant de laboratoire au département de génie électrique de l'université du Maryland pendant un an. En 1998 en effet, il est recruté par la Banque de Lettonie comme spécialiste en questions macro-économiques. Il est promu économiste principal en 1999, puis chef économiste en 2001. Il démissionne en 2002 afin de pouvoir entrer dans la vie politique. Il a cependant servi comme conseiller du ministre des Affaires
économiques de 2004 à 2006.
Il appartient initialement au parti libéral Nouvelle Ère (parti politique) (JL), sous les couleurs duquel il est élu député à la Saeima et nommé ministre des Finances en 2002, à 31 ans. La chute du gouvernement le contraint à renoncer en 2004, année de son élection au Parlement européen.
Il fait son retour en politique nationale en mars 2009, quand il se voit confier à 37 ans les fonctions de Premier ministre de Lettonie, à la tête d'une coalition rassemblant cinq partis de centre droit et de droite. En 2010, il participe à la fondation de la coalition Unité, qui remporte la majorité relative aux élections législatives, assurant ainsi sa reconduction. Des élections législatives anticipées sont convoquées à peine un an plus tard. Bien qu'Unité, devenue parti politique, termine troisième du scrutin, il se maintient à la direction de l'exécutif. Il est alors le premier chef de gouvernement à accomplir trois mandats consécutifs. Il annonce toutefois sa démission en novembre 2013, après l'effondrement d'un supermarché à Riga dont il assume la responsabilité politique. Il exerce deux mois l'intérim de sa fonction, où il établit le nouveau record de longévité. Il est réélu député européen en juin 2014, après avoir tenté de se faire désigner chef de file du Parti populaire européen (PPE) pour ces élections. Le 1er novembre, il intègre la commission européenne en tant que viceprésident exécutif chargé de l'Euro et du Dialogue social. Le 1er décembre, il reste vice-président exécutif mais en charge d'une Économie au service des personnes.


Haut représentant/Vice-président :
Josep Borrell Fontelles (Espagne)
Une Europe plus forte sur la scène internationale
Josep Borrell i Fontelles, né le 24 avril 1947 à La Pobla de Segur, est un universitaire et homme politique espagnol. Membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il est le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Il commence ses études à l'université de Barcelone, en génie industriel, mais abandonne cette voie en 1965 et intègre l'université polytechnique de Madrid, d'où il ressort ingénieur aéronautique. Il décide alors de poursuivre ses études et obtient un master en recherche opérationnelle de l'université Stanford et un autre en économie d'énergie de l'Institut français du pétrole. Il obtient ensuite un doctorat en sciences économiques à l'université Complutense de Madrid. Dans cette dernière université, il devient professeur d'analyse économique, puis professeur des universités de mathématiques de l'entreprise. Entre 1972 et 1981, il occupe un poste d'ingénieur à la Compagnie espagnole
des pétroles, S.A. (Cepsa), où il fut également délégué syndical. Il préside l'Institut universitaire européen de Florence, en Italie, depuis janvier 2010.
Il adhère au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en 1974. Cinq ans plus tard, il est élu conseiller municipal de Majadahonda, près de Madrid, et devient en même temps responsable de la politique fiscale du gouvernement pré-autonome de la Communauté de Madrid.
En 1982, les socialistes remportent les législatives du 28 octobre, et Josep Borrell est nommé secrétaire général à l'Économie du ministère de l'Économie et des Finances. En 1984, il est promu secrétaire d'État aux Finances et se voit chargé de la lutte contre la fraude fiscale.
À l'occasion des législatives anticipées de 1986, il est élu député de la province de Barcelone, et se voit réélu lors du scrutin suivant, en 1989.
Le 12 mars 1991, à l'occasion d'un important remaniement du gouvernement, Josep Borrell est nommé ministre des Travaux publics et des Transports, poste nouvellement créé par Felipe González par la fusion des départements des Travaux publics et de l'Urbanisme, et des Transports, du Tourisme et des Communications.
Reconduit au Congrès des députés aux législatives de 1993, il conserve son portefeuille, avec le titre de « ministre des Travaux publics, des Transports et de l'Environnement ». C'est la première fois dans l'histoire gouvernementale espagnole qu'un département fait explicitement référence à l'environnement. Il conserve son siège aux élections générales du 3 mars 1996, remportées par le Parti populaire, puis intègre
l'année suivante la commission exécutive fédérale du PSOE, formée par Joaquín Almunia, nouveau secrétaire général du parti.
Le 20 juillet 2004, Josep Borrell est élu président du Parlement européen au premier tour de scrutin, par 388 voix contre 208 au libéral polonais Bronisław Geremek et 51 suffrages au communiste français Francis Wurtz. Conformément à l'accord passé avec les conservateurs, il abandonne son poste le 16 janvier 2007 et se voit remplacé par l'allemand Hans-Gert Pöttering.
Le 4 juin 2018, trois jours après le renversement de Mariano Rajoy par le socialiste Pedro Sánchez, Josep Borrell fait savoir qu'il accepte la proposition de ce dernier de diriger la diplomatie espagnole. Il prend ensuite le titre de ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération. Il prête serment avec l'ensemble de ses collègues trois jours plus tard et prononce la formule du serment dans son
énoncé officiel, c’est-à-dire qu'il dit le « consejo de ministros » alors que la plupart de ses collègues disent le « consejo de ministras y ministros » en référence à la majorité de femmes siégeant au sein du gouvernement.


Vice-président :
Maroš Šefčovič (Slovaquie)
Relations interinstitutionnelles et prospective
Après avoir commencé ses études à l'université d'économie de Bratislava, il part pour l'Union soviétique de la perestroïka, où il les poursuit de 1985 à 1990 à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou. Il soutient ensuite une thèse de doctorat en droit international à l'Université Comenius de Bratislava (1990). Il apprend le français lors d'une université d'été à Perpignan en 1990 et suit des cours à l'Alliance française à Harare en 1992.
Après avoir été conseiller du vice-ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères, il devient secrétaire et consul à l'ambassade de la République fédérale tchèque et slovaque au Zimbabwe en 1992, puis à l'ambassade à Ottawa. Il revient en Slovaquie en 1995.
En 1998, il devient directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères, avant d'être nommé ambassadeur à Tel-Aviv-Jaffa. Il est ensuite représentant permanent de la Slovaquie auprès de l'Union européenne à partirde 2004. Le 1er octobre 2009, il remplace Ján Figeľ  émissionnaire et devient membre de la Commission européenne chargé de l'éducation, de la formation, de la culture et de la jeunesse. Le 27 novembre 2009, il en devient vice-président, chargé des relations inter-institutionnelles et de l'administration.
Reconduit comme commissaire au sein de la commission Juncker, en 2014, il en est nommé vice-président par son nouveau président, Jean-Claude Juncker, et se voit confier le portefeuille de l'Union énergétique.
En 2019, dans la commission von der Leyen, il devient vice-président de la Commission européenne (chargé Relations interinstitutionnelles et la Prospective) et commissaire européen aux relations interinstitutionnelles.


Vice-présidente :
Věra Jourová (Tchéquie)
Valeurs et transparence
Věra Jourová, née le 18 août 1964 à Třebíč, est une femme politique tchèque membre d'ANO 2011. Elle est ministre du Développement régional en 2014, poste qu'elle occupe jusqu'à sa nomination à la Commission européenne en novembre 2014.
Elle étudie l'anthropologie à la faculté de philosophie puis le droit à la faculté de droit de l'Université Charles de Prague.
En 2003, elle adhère au Parti social-démocrate tchèque (ČSSD). Nommée vice-ministre du Développement
régional en 2004, elle quitte cette fonction au bout de deux ans.
Elle démissionne du ČSSD en 2006 et intègre en 2009 le Parti démocrate européen (EDS). Elle se présente aux élections européennes des 5 et 6 juin 2009, puis aux élections législatives des 28 et 29 mai 2010, sans jamais conquérir de mandat. Elle quitte alors l'EDS.
Elle rejoint l'Action des citoyens mécontents en 2011. Lors des élections législatives anticipées des 25 et 26 octobre 2013, elle est élue à la Chambre des députés. Le 29 janvier 2014, elle est nommée ministre du Développement régional. Proposée par le gouvernement tchèque comme commissaire européenne, elle est désignée le 10 septembre comme commissaire européen à la Justice, aux Consommateurs et à l'Égalité des genres.


Vice-présidente :
Dubravka Šuica (Croatie)
Démocratie et démographie
Dubravka Šuica, née le 20 mai 1957 à Dubrovnik (Yougoslavie), est une femme politique croate, maire de Dubrovnik entre 2001 et 2009, ancienne députée au Parlement croate et députée européenne depuis 2013.
Elle mène une carrière d'enseignante en langue jusqu'en 2000. Elle devient maire en 2001, et poursuit depuis une carrière politique.
Elle est battue lors des élections municipales de 2009, laissant son poste de maire de Dubrovnik à Andro Vlahušić.
Elle est désignée en août 2019 comme commissaire dans la commission von der Leyen.


Vice-président :
Margaritis Schinas (Grèce)
Promotion de notre mode de vie européen
Margarítis Schinás (grec moderne : Μαργαρίτης Σχοινάς), né le 28 juillet 1962 à Thessalonique est un fonctionnaire et homme politique grec, porte-parole en chef de la Commission européenne depuis 2014.
Membre du parti Nouvelle Démocratie, il a été député européen de 2007 à 2009.
À la suite des élections européennes de 2019, le premier ministre Kyriákos Mitsotákis a proposé le nom de Schinas au poste de prochain commissaire européen du pays.
Après des études à l'université de Thessalonique en 1985, il est diplômé en 1986 en hautes études européennes (D.A.E.S) du Collège d'Europe de Bruges et en 1987, obtient une maîtrise en administration publique et politique à la London School of Economics.
Depuis 1990, il travaille pour la Commission européenne dans divers domaines : en 1993, il est membre du cabinet des commissaires européens Abel Matutes et Marcelino Oreja Aguirre. Pendant la Commission Prodi, il a été chef de cabinet adjoint de la vice-présidente Loyola de Palacio de 1999 à 2004 et de juin 2004 à septembre 2007, il a été président du cabinet du commissaire européen Márkos Kyprianoú. Lors de la 6e
législature du Parlement européen, il devient député européen à la suite de la démission en cours de mandat de Antónis Samarás. À la fin de son mandat, il rejoint de nouveau l'administration européenne en tant que directeur adjoint du Bureau des conseillers de politique européenne  BEPA), l'organe consultatif pour la politique européenne.
Depuis novembre 2014, il est le principal porte-parole de la Commission européenne. En décembre 2015, il est devenu directeur général adjoint de la direction générale de la communication.
Le 10 septembre 2019, Margaritis Schinas a été nommé par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au poste du vice-président chargé des questions migratoires et commissaire en charge de la promotion du mode de vie européen.
Il a épousé l'espagnole Mercedes Alvargonzález qu'il apprit à connaître au Collège d'Europe à Bruges.


Commissaires :
Johannes Hahn (Autriche)
Budget et administration
Johannes Hahn, né à Vienne le 2 décembre 1957 est un homme politique autrichien membre du Parti populaire autrichien (ÖVP) et commissaire européen au Budget et à l'Administration depuis 2019.
De 2014 à 2019, il est commissaire à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage.
Étudiant à l'Université de Vienne, il y obtient un doctorat de philosophie en 1987. Deux ans auparavant, il avait commencé à travailler dans diverses entreprises autrichiennes. Il s'interrompt en 1992 pour exercer les fonctions de directeur administratif de l'ÖVP de Vienne, qu'il abandonne en 1997. Cette année-là, il intègre le conseil d'administration de Novomatic AG (multinationale de jeux), dont il sera désigné président par la suite. Il a quitté cette fonction en 2003.
Johannes Hahn était marié avec Marina Hahn et est père d'un fils né en 1988.
Il a présidé la section de Vienne des Jeunes du Parti populaire autrichien (ÖVP) de 1980 à 1985.
Directeur administratif de l'ÖVP de Vienne entre 1992 et 1997, il devient membre du conseil municipal de la capitale autrichienne à partir de 1996. Il est alors porte-parole de son parti pour les questions de santé.
En 2002, il est élu vice-président du Parti populaire autrichien viennois. À ce titre, il prend la présidence par intérim en 2004 puis est effectivement élu à ce poste lors d'un congrès célébré le 24 juin 2005. Il a siégé au sein du gouvernement régional de Vienne comme ministre sans portefeuille du 26 novembre 2003 au 11 janvier 2007. Ce jour-là, Johannes Hahn est nommé ministre fédéral de la Science et de la
Recherche dans le gouvernement de grande coalition dirigé par Alfred Gusenbauer.
Reconduit à ce poste le 2 décembre 2008 dans le cabinet de Werner Faymann, il le cumule avec celui de ministre de la Justice jusqu'au 15 janvier 2009. Le 27 octobre suivant, il est nommé commissaire européen en remplacement de Benita Ferrero-Waldner, et obtient le portefeuille de la Politique régionale un mois plus tard.


Phil Hogan (Irlande)
Commerce
Phil Hogan, né le 4 juillet 1960 à Kilkenny, est un homme politique irlandais, Commissaire européen au Commerce depuis 2019.
Il appartient au parti centriste Irlandais Fine Gael. De 2011 à 2014, il est ministre de l'Environnement, des Communautés et des Affaires locales puis commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural de 2014 à 2019.
Un féroce négociateur, dur, mais juste. Voilà comment les anciens collaborateurs de Phil Hogan le décrivent. A 59 ans, il a construit toute sa carrière en politique. Élevé dans une ferme du sud de l'Irlande, ce diplômé d'économie n'a que 22 ans quand il se fait élire dans son
comté de Kilkenny. En quelques années, il devient sénateur, député, cadre dans son parti de centre droit, le Fine Gael.
Les Irlandais ne conservent pas un excellent souvenir de Phil Hogan, surnommé « Big Phil » à cause de sa grande taille. Comme ministre de l'Environnement et des localités dans le gouvernement d'Enda Kenny, il décide de taxer l'eau courante et la propriété foncière. Nous sommes en 2011, et l'Irlande se remet difficilement de la crise.
Sa nomination à Bruxelles en 2014 comme commissaire à l'Agriculture est alors une exfiltration. En Irlande, il n'est jamais parvenu à occuper les postes les plus importants.


Mariya Gabriel (Bulgarie)
Innovation, recherche, culture, éducation et jeunesse
Mariya Gabriel (née Mariya Ivanova Nedelcheva) est une femme politique bulgare membre du parti Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB). En 2009, elle est élue députée européenne (PPE). En 2017, elle est nommée commissaire européenne à l'Économie et à la Société numériques puis en 2019 commissaire à l'innovation à la recherche, la culture, l'éducation et la jeunesse.
En 1997, Mariya Gabriel sort diplômée du lycée bilingue Dr Petar Bero à Kyoustendil. En 2001, elle obtient son diplôme en langues bulgare et française à l'université Paisii Hilandarski de Plovdiv. Elle a poursuivi ses études à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (France), au sein duquel elle a étudié les relations internationales, l'histoire des institutions européennes, la sociologie politique et la politique comparée. Elle
obtient en 2003 son diplôme de master en politique comparée et relations internationales de l'École doctorale de science politique de Bordeaux (France).
De 2005 à 2008, Mariya Gabriel est assistante temporaire d'enseignement et de recherche à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (France). Elle enseigne notamment sur le processus décisionnel de l'Union européenne, la sociologie politique et les relations internationales. Elle participe par ailleurs à deux projets internationaux : le programme européen EQUAL de 2004 à 2008 « Valeurs et Économie - égalité dans les
activités professionnelles et économie sociale et solidaire » et le programme international de recherche « Représentation parlementaire aux niveaux national et européen » dirigé par Olivier Costa.


Nicolas Schmit (Luxembourg)
Emploi et droits sociaux
Nicolas Schmit, né le 10 décembre 1953 à Differdange (Luxembourg), est un homme politique luxembourgeois, membre du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP). De décembre 2013 à décembre 2018, il est ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire dans le gouvernement dirigé par Xavier Bettel.
Après des études secondaires à Esch-sur-Alzette, Nicolas Schmit poursuit des études supérieures à l’Institut d'études politiques d’Aix-en-Provence, dont il est diplômé : il obtient une maîtrise de lettres en 1977 et un DEA de relations internationales en 1978, tout comme un doctorat en sciences économiques à la Faculté de droit et d’économie d’Aix-Marseille en 1982.
De 1978 à 1979, Nicolas Schmit occupe un poste de chargé de recherche en relations économiques internationales à l’université d’Aix-Marseille III.
À partir de 1979, il s’occupe, en tant qu’attaché à la présidence du gouvernement luxembourgeois, des dossiers économiques.
En 1983, il quitte cette fonction pour celle de secrétaire de légation de la Direction politique au ministère des Affaires étrangères. De 1984 à 1989, il est chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jacques Poos.
De 1990 à 1992, Nicolas Schmit occupe le poste de conseiller à la Représentation permanente du Luxembourg auprès de l’Union européenne à Bruxelles. Il participe aux travaux de la Conférence intergouvernementale menant au traité de Maastricht.
De 1992 à 1998, il dirige le Département des relations économiques internationales et de la coopération au ministère des Affaires étrangères.
De 1998 à 2004, il est ambassadeur représentant permanent du Luxembourg auprès de l’Union européenne à Bruxelles. De 2000 à 2001, il est également le représentant personnel du Premier ministre luxembourgeois à la Conférence intergouvernementale ayant préparé le traité de Nice. De 2002 à 2003, il représente par ailleurs le gouvernement en tant que membre suppléant aux réunions de la Convention européenne sur l’avenir de l’Europe.
Suite aux élections législatives du 13 juin 2004, Nicolas Schmit fait son entrée au gouvernement comme ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration en date du 31 juillet 2004.
Lors de la reconduction du gouvernement de coalition entre le Parti chrétien-social (CSV) et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP) issu des élections législatives du 7 juin 2009, Nicolas Schmit est nommé ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Immigration en date du 23 juillet 2009.
À la suite des élections législatives du 20 octobre 2013, Nicolas Schmit est nommé ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire en date du 4 décembre 2013 dans le gouvernement de coalition entre le Parti démocratique (DP), le LSAP et Les Verts (« déi gréng »).


Paolo Gentiloni (Italie)
Économie
Paolo Gentiloni Silveri, né le 22 novembre 1954 à Rome, est un homme d'État italien, membre du Parti démocrate (PD), président du Conseil des ministres de 2016 à 2018.
Issu d'une lignée aristocratique, il travaille comme journaliste avant d'entamer une carrière politique au centre gauche de l'échiquier politique italien avec l'appui de Francesco Rutelli, dont il est l'un des collaborateurs. Il est député depuis 2001. Dans le second gouvernement de Romano Prodi, de 2006 à 2008, il est ministre des Communications; il contribue en 2007 à la fondation du Parti démocrate. Il siège ensuite dans l'opposition et échoue à se faire désigner candidat du PD en vue de l'élection à la mairie de Rome en 2013. Il est nommé ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans le gouvernement Matteo Renzi, en 2014.
Après la démission de Matteo Renzi, Paolo Gentiloni devient président du Conseil et forme un gouvernement dont la composition s'inscrit en grande partie dans la continuité de son prédécesseur. Après le mauvais résultat obtenu par le PD aux élections générales de mars 2018, il présente sa démission au président de la République, mais continue de gérer les affaires courantes jusqu'à la prise de fonction de son successeur,
Giuseppe Conte.
Par son père, Paolo Gentiloni Silveri est l'un des descendants directs de la famille des comtes Gentiloni Silverj, dont Ottorino Gentiloni Silverj, proche conseiller et ami du pape Pie X, auquel est attribué larédaction du « pacte Gentiloni » (Patto Gentiloni) conclu entre les libéraux et les catholiques à l'occasion des élections générales de 1913.
Une partie de l'éducation de Paolo Gentiloni tient de la « méthode Montessori », à laquelle a succédé un enseignement catholique. Il intègre le Liceo ginnasio Torquato Tasso de Rome, où il commence à fréquenter le mouvement étudiant dirigé par l'activiste de gauche Mario Capanna. Après ses études en science politique à l'université La Sapienza, il rejoint les rangs du Parti d'unité prolétarienne pour le communisme.
En 1984, il entre à la rédaction du magazine La Nuova Ecologia ; parallèlement, il adhère à l'association écologiste Legambiente, au sein de laquelle il rencontre Francesco Rutelli, en 1993, dont il devient bientôt l'un des proches collaborateurs.
Marié depuis 1988 à l'architecte Emanuela Mauro, Paolo Gentiloni n'a pas d'enfant.


Janusz Wojciechowski (Pologne)
Agriculture
Janusz Czesław Wojciechowski, né le 6 décembre 1954 à Rawa Mazowiecka, est un magistrat et homme politique polonais membre de Droit et justice (PiS). Il est diplômé en droit de l'université de Łódź en 1977. Il travaille pendant les trois années qui suivent comme
assesseur du procureur de Skierniewice. Il devient ensuite juge.
Membre du Parti paysan unifié (ZSL) à partir de 1984, il rejoint en 1990 la cour d'appel de Varsovie où il siège jusqu'en 1993. Pour les élections législatives anticipées du 13 septembre 1993, il postule sur la liste du Parti paysan polonais (PSL) dans la circonscription de Skierniewice. Il y remporte 9 930 voix préférentielles, soit le meilleur résultat du PSL et le deuxième du territoire. Élu député à la Diète à 38 ans, il est nommé secrétaire d'État au bureau du conseil des ministres (URM) en 1994.
À la suite de la démission de Lech Kaczyński, il est élu par la majorité parlementaire que forment l'Alliance de la gauche démocratique (SLD) et le Parti paysan au poste de président de la Chambre suprême de contrôle (NIK). Il prend ses fonctions le 23 juin 1995 et démissionne alors de la Diète. Son mandat prend fin le 20 juillet 2001 et il cède ses fonctions à Mirosław Sekuła. À peine deux mois plus tard, il se représente à la Diète lors des élections législatives du 23 septembre 2001 dans la nouvelle circonscription de Piotrków Trybunalski. Avec 10 093 votes de préférence, il réalise le meilleur score du Parti paysan, qui n'obtient qu'un député, et le quatrième du territoire.

À l'ouverture de la législature le 19 octobre, il devient vice-président de la chambre basse du Parlement polonais.
Le 16 mars 2004, Janusz Wojciechowski est désigné président du PSL et succède ainsi à Jarosław Kalinowski. Pour les élections européennes du 13 juin suivant, il se présente dans la circonscription de Łódź, où quatre mandats sont à pourvoir. Il remporte un seul siège, qui lui revient avec 28 349 suffrages préférentiels. Il intègre donc le groupe du Parti populaire européen et des Démocrates européens (PPE-DE) et rejoint la
commission de l'Agriculture et du Développement rural, dont il est fait vice-président.
Il annonce le 29 janvier 2005 qu'il renonce à la présidence du PSL, reprise par Waldemar Pawlak, après que la direction a rejeté son projet de fusion avec l'Union chrétienne-nationale (ZChN) et le Parti du centre (PC).
Il rejoint le 13 décembre suivant le groupe Union pour l'Europe des nations (UEN) et se fait donc exclure du Parti paysan, dont il fonde une dissidence.
Dans la perspective des élections européennes du 7 juin 2009, il est investi par Droit et justice (PiS). Il est alors réélu, toujours dans la circonscription de Łódź, avec 56 292 voix préférentielles. Il intègre donc le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), puis il adhère à PiS en 2010.
Aux élections européennes 25 mai 2014, il remporte un troisième mandat et réalise son record absolu en récoltant 134 975 votes de préférence. Il démissionne le 7 mai 2016 après avoir été nommé membre de la Cour des comptes européenne. Son mandat revient alors à Urszula Krupa.


Thierry Breton (France)
Marché intérieur
Thierry Breton, né le 15 janvier 1955 à Paris, est un dirigeant d'entreprises, administrateur de sociétés et
homme politique français.
Vice-président de Bull (1996-1997), président-directeur général de Thomson (1997-2002) puis de France Télécom (2002-2005), il est ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de 2005 à 2007 dans le gouvernement Raffarin III, puis enseignant à la Harvard Business School (2007-2008). Il est présidentdirecteur général du groupe Atos de 2009 à 2019.
Classé à trois reprises (2010, 2017 et 2018) parmi les 100 patrons les plus performants au monde selon le classement de la Harvard Business Review, il est également président de l'Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT) et membre élu de l'Académie des technologies.
En octobre 2019, le président de la République Emmanuel Macron propose sa nomination comme membre de la Commission européenne chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace.
Après avoir effectué sa scolarité à l'École alsacienne à Paris (du primaire au lycée, de 1963 à 1972) puis ses classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand, Thierry Breton obtient, en 1979, son diplôme d'ingénieur de l'École supérieure d'électricité (Supélec). Ultérieurement, en 1994, il est auditeur de la 46e session de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).
Thierry Breton commence sa carrière en 1979 comme professeur d'informatique et de mathématiques au lycée français de New York, dans le cadre de son service national au titre de la coopération. En 1981, il crée Forma Systems, une société d'analyse de systèmes et d'ingénierie informatique dont il devient présidentdirecteur général. Il en quitte la présidence en 1986 pour se consacrer au projet du Futuroscope.
À la suite de sa rencontre en 1982 avec René Monory, qui le considérera comme étant son héritier politique, il participe à la conception du Futuroscope de Poitiers en tant que chef du projet, de 1986 à 1990. Il contribue notamment au développement de la partie « aire d'activités technologiques » qui deviendra la Technopole du Futuroscope.
De 1990 à 1993, il est directeur général de CGI, société d’analyse de systèmes et d’ingénierie informatique. Il entre chez Bull, en 1993, en proie à de grandes difficultés, en tant que directeur de la stratégie et du développement aux côtés de Jean-Marie Descarpentries, puis directeur général adjoint. Administrateur du groupe à partir de 1996, il accède en septembre à la vice-présidence du conseil d'administration alors qu'il est
âgé de 40 ans et devient administrateur délégué (directeur général) du groupe. En février 1996, considérant qu'il y a un problème de taille critique avec la filiale microinformatique de Bull (Zenith Data Systems), Thierry Breton décide, avec l'aide du japonais NEC, de la fusionner avec l'américain Packard Bell, après avoir aidé les deux groupes à se rapprocher l'année précédente.
En mars 1997, il est nommé par le gouvernement à la tête de Thomson, alors valorisée 1 franc symbolique, et opère pour le groupe un repositionnement autour des nouvelles technologies de l'image et d'Internet.
Considéré comme une véritable pépite pour le groupe, le portefeuille de brevets du groupe (RCA), hérité de General Electric en 1998, génère un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de francs en 1999. Après une recapitalisation de 11 milliards de francs (1,7 milliard d'€) par l'État français, le redressement de l'entreprise valorise Thomson jusqu'à 100 milliards de francs en 2002, tandis que 30 % des actions du groupe sont alors
en circulation et le reste contrôlé par l'État (10 milliards d'€). Ce dernier revend progressivement sa participation au marché et in fine en 2003 son reliquat représentant 18,5 % du capital du groupe électronique pour un montant résiduel de 950 millions d’euros.
En 2001, il est élu par La Tribune « Stratège de l'année » pour sa gestion de Thomson. En septembre 2002, il est nommé président d'honneur de la société à la suite de son départ pour France Télécom.
Régulièrement décrit comme un « redresseur » d’entreprises, Thierry Breton est nommé par le gouvernement à la tête de France Télécom le 2 octobre 2002. L'opérateur, surendetté à hauteur de 70 milliards d'euros à la suite de l'éclatement de la bulle financière de l'Internet et dont la situation se dégrade à grande vitesse en raison de la défiance des agences de notation, est alors surnommé « l’entreprise la plus endettée au monde ».
Lors de la prise de fonction de Thierry Breton, qui conserve le même salaire qu'il avait chez Thomson (2,3 fois supérieur à celui de son prédécesseur), le cours de l’action est inférieur à 7 €. Deux mois après son arrivée, le cours de bourse a augmenté de 170 %. Il lance alors le plan « Ambition FT 2005 », s’appuyant sur les deux axes de croissance constitués par l’ADSL et la téléphonie mobile. Cette initiative, qui doit permettre à l’entreprise de « reprendre son destin en main », se base sur trois axes visant chacun 15 milliards de réduction de dette : un renforcement des fonds propres de l’entreprise ; un refinancement auprès des marchés et un programme d’amélioration opérationnelle, baptisé « TOP », comprenant un plan de réduction de coûts qui – accentué par le volet social Act engagé par son successeur Didier Lombard – participe selon un rapport du cabinet Technologia à l'augmentation des facteurs de risque psychosociaux ayant pu affecter le groupe et ses employés.
En parallèle d'une situation financière délicate, l’opérateur voit la concurrence s'intensifier en France, son marché historique, alors même que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), « gendarme des télécoms », demande un dégroupage ADSL. Pour répondre à ces défis, Thierry Breton signe notamment la fin de l’aventure Orange en Bourse et reprend le contrôle à 100 % de sa filiale et
de ses bénéfices. Il lance le plan « Internet haut débit pour tous » en juillet 2003, ayant pour objectif de mettre le haut débit à disposition de 90 % des Français. Pour ce faire, il augmente les dépenses du secteur de l'innovation de 20 % par rapport à 2003 et lance la charte Départements innovants pour accélérer le développement du haut débit en région. L'année suivante, l’entreprise enregistre plus de 7 000 brevets déposés en France et à l’étranger. La même année France Télécom réintègre Wanadoo afin d’intégrer les activités de téléphonie fixe et de fournisseur d’accès. En juillet 2004, il annonce le lancement de la Livebox, première offre « Triple Play » de l’opérateur. En septembre 2004, le  ouvernement finalise la privatisation de France Télécom, engagée progressivement depuis 1996, mais conformément à la loi du 31 décembre 2003, proposée et défendue par Thierry Breton le statut spécifique des employés fonctionnaires est maintenu.
Sous la direction de Thierry Breton, France Télécom sera le premier opérateur historique à avoir élaboré et mis en œuvre le concept d'« opérateur intégré ». En moins de trois ans, il aura ramené la dette sous la barre des 40 milliards d'euros. À son départ pour le ministère de l’Économie en février 2005, le cours de l’action est de 23 €.
Il est nommé président d’honneur de France Télécom, après avoir choisi de ne pas percevoir d’indemnités de départ, initialement prévues à hauteur de vingt et un mois de rémunération brute.
En janvier 2010, la Harvard Business Review publie pour la première fois le classement des 100 patrons les « plus performants » au monde (The 100 Best-Performing CEOs in the World) s'appuyant sur une étude académique reprenant les performances comparées, au cours de leurs mandats, des chefs d'entreprise des 2 000 plus grandes entreprises mondiales sur une période courant de 1995 à 2009. Thierry Breton y occupe la 62e position au titre de son mandat de président-directeur général de France Télécom.
En novembre 2008, Thierry Breton est nommé président du directoire de l'entreprise française de services numériques Atos Origin, rebaptisée depuis Atos. Il est élu président-directeur général du groupe le 10 février 2009 par l'assemblée générale des actionnaires administrateur, puis par le conseil d'administration. À l'annonce de sa nomination, le cours en Bourse, situé à 18 €, se renchérit de 7,84 %. Atos, qui réalise en 2008
un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros et compte 50 000 salariés est selon Thierry Breton « trop gérée en silos » et sa marge de profitabilité inférieure à celle de ses concurrents nécessite un plan complet de transformation.
En juillet 2011, il dirige l'acquisition des activités informatiques du groupe industriel allemand Siemens qui permet au groupe de changer de dimension avec 78 500 collaborateurs dans 42 pays, se hissant au second rang européen derrière IBM. L'opération est saluée par les marchés financiers, l'action d'Atos gagnant 11,6 %.
Avec l'intégration de 28 000 ingénieurs, Atos devient l'une des plus importantes coopérations industrielles et technologiques franco-allemandes depuis Airbus, se traduisant notamment par un rapprochement financier (Siemens prenant 15 % du capital d'Atos), la création d'un fonds d'investissement commun de 100 millions d'euros et une réponse conjointe à des appels d'offres internationaux. Cette stratégie est distinguée par le prix « coopération industrielle » remis par la chambre franco-allemande de commerce et d’industrie, Atos étant reconnu par la suite comme « l' Airbus » des services informatiques. Thierry Breton fait adopter en 2012 le statut de société européenne (SE) à Atos, qui dispose d'un siège en
France et d'un second en Allemagne, à Munich.
Il participe par ailleurs à d’autres projets institutionnels européens au sein desquels le partenariat avec l’Allemagne est central, comme le European Cloud Partnership (2012-2014) de la Commission européenne qu’il co-préside avec Jim Snabe, co-PDG du leader mondial allemand de logiciels SAP.
En mai 2014, Thierry Breton lance une OPA amicale sur l’acteur informatique historique français Bull, visant à faire d’Atos le numéro un européen du cloud et l’un des principaux acteurs mondiaux en big data et cyber-sécurité.
Cette acquisition, saluée par les marchés (l’action d’Atos gagnant 6,2% et celle de Bull 21,9% le jour de l’annonce), permet notamment au groupe de se positionner sur le segment des supercalculateurs et en devenir le seul constructeur européen.
Six mois plus tard, il annonce l’acquisition par Atos des activités d’outsourcing informatique de Xerox ainsi qu’un partenariat stratégique avec le groupe américain. Cette opération, accueillie très favorablement en Bourse, fait entrer Atos dans les cinq premières sociétés numériques au monde. L’entreprise, qui a doublé de taille en six ans, compte près de 100 000 employés. Il annonce en 2011 son objectif de supprimer l'usage interne du courrier électronique, mettant en œuvre une stratégie baptisée « Zero-Email » qui vise à les remplacer par des outils appropriés tels que réseaux sociaux d'entreprise, messageries instantanées et outils collaboratifs. Il déclare à cette occasion que l'explosion non
contrôlée des mails internes est susceptible de créer à terme une pollution informationnelle moderne.
En 2012, il est élu par Les Échos « Stratège de l'année » pour sa gestion d'Atos. L’année suivante, l’entreprise est classée au second rang du palmarès des employeurs français de RegionsJob et L'Express, qui prend notamment en compte les conditions de travail, les perspectives de carrière et la pérennité de l’entreprise.
En 2016, il annonce le lancement d'un programme scientifique au sein d'Atos consacré à l'ordinateur quantique, préparant ainsi les révolutions technologiques à l'horizon 2030. Le projet, baptisé Atos Quantum, rassemble notamment Serge Haroche, lauréat du prix Nobel de physique, Alain Aspect, lauréat de la médaille d'or du CNRS, ainsi que Cédric Villani, lauréat de la médaille Fields.
En mai 2015, la capitalisation boursière du groupe s’élève à 7,29 milliards d’euros, en hausse de plus de 5 milliards par rapport à novembre 2008. En 2016, il est élu par L'Usine nouvelle « Industriel de l'année » pour avoir doublé, en huit ans, la taille du groupe Atos, le tout sans endettement.
En mars 2017, le groupe Atos fait son entrée dans l'indice CAC 40 de la Bourse de Paris ; il perçoit alors 5,47 millions d'euros de salaire annuel.
En octobre 2017, la revue américaine Harvard Business Review le classe 52e patron le plus performant au monde pour sa gestion du groupe Atos. En 2018, il est à nouveau classé parmi les 100 meilleurs patrons au monde, figurant ainsi pour la seconde année consécutive et pour la 3ème fois en moins de 10 ans dans le classement mondial des Top 100. En janvier 2019, il annonce la distribution aux actionnaires d'Atos de près d'un quart du capital de la filiale Worldline, afin de créer deux pure players et deux groupes à dimension mondiale à partir d'un seul.
En avril 2019, anticipant la loi pacte, il fait voter par les actionnaires d'Atos la "raison d'être" de l'entreprise, qui consiste notamment à "contribuer à façonner l'espace informationnel" au sein duquel transitent les données.
De 1986 à 1988, Thierry Breton intègre le cabinet de René Monory au ministère de l'Éducation nationale en tant que conseiller pour  'informatique et les technologies nouvelles. Il siège en outre au conseil régional de Poitou-Charentes de 1986 à 1992, (à la tête de la commission formation et en tant que vice-président à partir de 1988), que préside Jean-Pierre Raffarin, sous l'étiquette divers droite.
En 1993, il est chargé d'une mission sur le télétravail par le Premier ministre Édouard Balladur. Cette mission donnera lieu à la publication de deux rapports à La Documentation Française : Le télétravail en France (1993) et Les Téléservices en France (1994). Déjà pressenti pour succéder à Nicolas Sarkozy à la tête de Bercy en novembre 2004, Thierry Breton est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement Raffarin III en février 2005, en remplacement d'Hervé Gaymard.
Il est en 2005 l'un des artisans de la privatisation des autoroutes, puis contribue à la privatisation de France Télécom. Il s'engage en faveur de la rigueur budgétaire, avec des coupes dans les finances publiques comme dans la fonction publique.


Elisa Ferreira (Portugal)
Cohésion et réformes
Elisa Maria da Costa Guimarães Ferreira, née le 17 octobre 1955 à Porto, est une femme politique
portugaise membre du Parti socialiste (PS). Elle est députée européenne de 2004 à 2016, puis vicegouverneure de la Banque de Portugal. Elle est désignée comme commissaire européenne au sein de la Commission von der Leyen en septembre 2019, chargé de la politique de cohésion.
Elle obtient sa licence d'économie à l'université de Porto en 1977 et y devient alors enseignante. Elle complète sa formation par une maîtrise d'économie, obtenue à l'université de Reading en 1981, puis par un doctorat dans le même domaine, passé avec succès en 1985 dans le même établissement.
En 1986, alors qu'elle obtient un poste de collaboratrice à l'université catholique portugaise (UCP), elle est nommée sous-directrice du projet de gestion des ressources hydriques de la région Nord. Elle occupe ce poste un an, puis obtient en 1989 celui de vice-présidente de la commission de coordination et de développement régional (CCDR) de ce même territoire.
Lorsqu'elle quitte cette fonction en 1992, c'est pour devenir vice-présidente exécutive de l'association des entrepreneurs portugais jusqu'en 1994.
À la suite des élections législatives du 1er octobre 1995, le Premier ministre socialiste António Guterres la nomme ministre de l'Environnement le 28 octobre suivant. À l'issue de son mandat, elle est placée en dix-neuvième position sur la liste PS dans le district de Porto, conduite par Fernando Gomes, pour les législatives du 10 octobre 1999.
Élue députée à l'Assemblée de la République, elle est nommée le 25 octobre ministre de la Planification, c'est-à-dire chargée spécifiquement du développement régional.
Pour les élections législatives anticipées du 17 mars 2002, elle est investie tête de liste dans le district de Braga et fait élire 8 députés sur 18. À l'ouverture de la législature, alors que le PS retourne dans l'opposition, elle est désignée vice-présidente du groupe parlementaire.
Environ deux ans plus tard, aux élections européennes du 13 juin 2004, elle est positionnée en quatrième sur la liste de l'ancien ministre de la Justice António Costa et se voit donc élue au Parlement européen. Elle abandonne alors l'Assemblée de la République. Elle est réélue, toujours en quatrième position, sur la liste de Vital Moreira lors du scrutin du 7 juin 2009.
Lors des élections locales qui se tiennent quatre mois plus tard, elle est tête de liste pour le conseil municipal de Porto. Opposée au maire sortant Rui Rio, au pouvoir depuis 2001, elle échoue à reconquérir la deuxième ville du pays et se contente de 34,8 % des voix et 5 sièges sur 13, soit un point et demi de moins mais autant d'élus que Francisco Assis en 2005.
Le PS l'investit de nouveau en quatrième position sur la liste des élections européennes du 25 mai 2014, ce qui lui permet d'obtenir un troisième mandat. Elle quitte le Parlement européen le 19 juin 2016 pour se consacrer à ses nouvelles fonctions de directrice de la Banque du Portugal.


Stella Kyriakides (Chypre)
Santé et sécurité alimentaire
Stélla Kyriakídou (en grec moderne : Στέλλα Κυριακίδου), née le 10 mars 1956 à Nicosie, est une psychologue et femme politique chypriote, membre du Rassemblement démocrate et présidente de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe entre 2017 et 2018.
Née à Nicosie, Kyriakídou a obtenu un diplôme en psychologie à l'Université de Reading et une maîtrise à Manchester.
Elle travaille au ministère de la Santé entre 1976 et 2006 dans le département de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent. Membre du Rassemblement démocrate , elle a été élue députée à la chambre des représentants lors des élections de 2006 sur le district de Nicosie. Réélue en 2011, elle accède au poste de vice-présidente en mai 2013.
Elle est impliqué dans différentes structures sur la lutte contre le cancer du sein au niveau européen.
Stella Kyriakídou est également présidente de la délégation de Chypre auprès du Conseil de l'Europe. Après la démission de Pedro Agramunt Font de Mora, elle est élue en le 6 octobre 2017 présidente de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au troisième tour à une large majorité face à Emanuelis Zingeris. Elle était la 30e présidente de l'Assemblée depuis 1949 et troisième femme à occuper ce poste. Son mandat a pris fin le 26 janvier 2018.
À la suite des élections européennes de 2019, le président Níkos Anastasiádis a proposé le nom de Kyriakídou au poste de prochain commissaire européen du pays.


Didier Reynders (Belgique)
Justice
Didier Reynders, né le 6 août 1958 à Liège, est un homme politique belge. Membre du Parti réformateur libéral (PRL), il est président du Mouvement réformateur (MR) de 2004 à 2011, un cartel politique formé par plusieurs partis belges francophones de droite et centre droit.
Reynders exerce diverses fonctions dans des institutions publiques avant d'entrer à la Chambre des représentants en 1992. Depuis 1999, il est chargé de fonctions ministérielles : ministre fédéral des Finances de 1999 à 2011 dans six gouvernements différents — du premier gouvernement de Guy Verhofstadt au second gouvernement d'Yves Leterme — et ministre fédéral des Affaires étrangères et européennes depuis
2011, dans le gouvernement d'Elio Di Rupo et les gouvernements de Charles Michel. À la suite de la crise gouvernementale de décembre 2018, il hérite en plus du poste de ministre de la Défense.
Après les élections législatives fédérales de 2019, il est désigné informateur par le Roi Philippe le 30 mai, un rôle qu'il assure conjointement avec Johan Vande Lanotte. Il est désigné au poste de Commissaire européen chargé de la Justice dans la Commission Von der Leyen le
10 septembre 2019.
Il entre en politique à la suite de sa rencontre avec Jean Gol. Directeur général au département des pouvoirs locaux du ministère de la Région wallonne de 1985 à 1988, il devient président de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) en 1986, puis président de la Société nationale des voies aériennes (1991- 1993). Dans le même temps, il est élu conseiller communal à Liège. En 1992, il est élu à la Chambre des
représentants et devient président du groupe PRL-FDF à la Chambre en 1995.
Parallèlement à sa carrière politique, il exerce plusieurs mandats dans le monde des affaires. De 1992 à 1999, il préside le conseil  d'administration de la banque SEFB (Record Bank aujourd'hui). Il est aussi administrateur du centre de coordination du groupe Carmeuse et de la Compagnie des wagons-lits.
Controverses : En 2012, Didier Reynders a rendu visite au prince saoudien Nayef Al-Shaalan, trafiquant de drogue notoire, et qui entretenait des contacts quotidiens par satellite avec des groupes armés en Syrie. Didier Reynders a refusé de répondre aux questions des journalistes de la RTBF concernant cette affaire.
En avril 2017, la Belgique vote en faveur de l’entrée de l’Arabie saoudite, pourtant considéré comme l'un des pays les plus rétrogrades sur la question des droits des femmes, dans la Commission du droit des femmes de l’ONU. Cette décision soulève une polémique et des questionnements quant au rôle de Didier Reynders.
En septembre 2019, une ex-agent de la Sûreté de l’État — le service de renseignement belge — accuse Didier Reynders d’avoir touché des pots de vin dans des affaires de marchés publics. Avec l'aide de son bras droit, il aurait blanchi l’argent reçu en vendant à un prix surcoté des œuvres d’art ou en effectuant des transactions immobilières, mais aussi en utilisant des sociétés écrans.
Activités :
1. Président du MR du 11 octobre 2004 au 14 février 2011
1. Vice-président du MR de 1992 à 2004
1. Président de la Fédération provinciale du MR depuis 1995
• Chef du groupe MR au conseil communal d'Uccle depuis les élections d'octobre 2012
• Chef du groupe MR au Conseil communal de la Ville de Liège de 1995 à 2012
• Président d'Arrondissement de Liège du MR (de 1995 à 2004)
• Président du groupe PRL-FDF à la Chambre (1995-1999)
• Député fédéral (depuis le 22 décembre 1992 jusqu’en 2019)
• Conseiller communal à Liège (octobre 1988 à 2012)
• Commissaire européen à la Justice à la Commission européenne (10 septembre 2019)


Helena Dalli (Malte)
Égalité
Helena Dalli, née le 29 septembre 1962, est une femme politique maltaise, actuelle commissaire européenne à l'Égalité. Enseignante en sociologie, elle est élu députée depuis 1998. Elle est membre du parti travailliste maltais. Elle est ministre des Affaires européennes et de l'Égalité de 2017 à 2019.


Ylva Johansson (Suède)
Affaires intérieures
Ylva Johansson, née le 13 février 1964 à Huddinge (Suède), est une femme politique suédoise, membre du Parti social-démocrate suédois des travailleurs (SAP).
Enseignante de profession, elle est ministre de l'Éducation entre 1994 et 1998, ministre des Affaires sociales et des Personnes âgées entre 2004 et 2006 puis ministre du Travail au sein du gouvernement Löfven depuis 2014.
En 2019, elle est proposée comme commissaire aux Affaires intérieures au sein de la Commission Von der Leyen.


Janez Lenarčič (Slovénie)
Gestion des crises
Janez Lenarčič, né le 6 novembre 1967 à Ljubljana, est un diplomate slovène, ancien ambassadeur de la Slovénie auprès de l'Union européenne et actuel commissaire européen à la Gestion des crises.
Il a été notamment ambassadeur auprès de l'OSCE, secrétaire de la mission permanente des Nations unies en Slovénie et conseiller diplomatique du Premier ministre.
À la suite des élections européennes de 2019, le gouvernement a proposé le nom de Janez Lenarčič au poste de prochain commissaire européen du pays.
Janez Lenarčič a obtenu son diplôme de droit international à Ljubljana en 1992 pour commencer à travailler comme attaché pour le ministère des Affaires étrangères la même année. Il parle anglais, français et serbe.
Entre 1994 et 1999, il a travaillé à New-York pour la mission permanente de la Slovénie auprès de l'ONU, en tant que troisième puis premier secrétaire. Il est alors aussi un des représentants suppléants de la Slovénie au Conseil de sécurité des Nations unies.
En 2000, il est devenu conseiller du ministre des Affaires étrangères Dimitrij Rupel et, l'année suivante, il est devenu conseiller diplomatique du Premier ministre Janez Drnovšek.
En 2002 et 2003, Janez Lenarčič a exercé les fonctions de secrétaire d'État au bureau du Premier ministre. En 2003, il a été nommé chef de la mission slovène auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Pendant la présidence slovène de l'OSCE en 2005, il a dirigé le conseil permanent de l'organisation.
En 2006, il a été nommé secrétaire d'État aux Affaires européennes. Il a également servi lors de la première présidence slovène de l'UE en 2008, sous le gouvernement de centre-droit de Janez Janša. Il était le chef du groupe de travail chargé de préparer la présidence slovène de l'UE.
En juillet 2008, il a été nommé directeur du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCEet ce pendant trois mandat avec une fin en mai 2011.
En septembre 2014, Janez Lenarčič est devenu secrétaire d'État au bureau de l'ancien Premier ministre Miro Cerar, où il était responsable des affaires étrangères et européennes. Il a servi sous le gouvernement jusqu'en juillet 2016, date à laquelle il est devenu représentant permanent de la Slovénie auprès de l'UE.
Distinctions :
1. officier de la Légion d'honneur française en 2008
1. officier de l'Ordre du Mérite polonais en 2014


Adina Vălean (Roumanie)
Transports
Adina-Ioana Vălean (née le 16 février 1968 à Țintea) est une femme politique roumaine, membre du Parti national libéral.
Après avoir été observatrice au Parlement européen, elle y siège de pleins droits à la suite de l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne au 1er janvier 2007, puis y est élue lors des élections européennes de 2007 et réélue en 2009 et en 2014.
Comme tous les membres de son parti, elle siège jusqu'aux élections de 2014 au sein de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, puis par la suite au sein du groupe du Parti populaire européen. Elle est élue vice-présidente du Parlement européen en juillet 2014.
1. Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (12 décembre 2007 - )
1. Commission des pétitions (16 juillet 2009 - )
1. Délégation à l'Assemblée parlementaire Euronest (16 septembre 2009 - 30 juin 2014)
• Délégation à la commission de coopération parlementaire UE-Ukraine (16 juillet 2009 - 30 juin 2014)
• Délégation pour les relations avec les pays de l'Europe du Sud-Est (13 décembre 2007 - 30 juin 2014)
• Commission temporaire sur le changement climatique (12 décembre 2007 - 30 juin 2014)
• Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (18 janvier 2007 - 11 décembre 2007)
• Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe (y compris la Libye) (31 janvier 2007 - 12 décembre 2007)
Le 6 novembre 2019, elle est proposée par le gouvernement roumain à la Commission européenne avec Siegfried Mureșan, après le rejet par les députés de Rovana Plumb, qui devait être chargée des transports.
Elle considère que 25 000 morts annuels sur les routes européennes sont inacceptables, et fixe comme objectif de diviser par deux se score en 2030 comparé à 2020, dans la perspective d'une vision zéro, avec environ zéro tué en 2050.


Olivér Várhelyi (Hongrie)
Voisinage et élargissement
Olivér Várhelyi, né le 22 mars 1972 à Szeged, est un diplomate hongrois.
Várhelyi a obtenu en 1994 un Master en études de droit européen à l'Université d'Aalborg au Danemark puis deux ans plus tard un diplôme en droit de l'Université de Szeged. En 2005, il a réussi l'examen du barreau.
En 1995, il commence à travailler au ministère hongrois de l'Industrie et du Commerce, puis en 1996 au ministère des Affaires étrangères. À partir de 2001, il a travaillé à Bruxelles où, de 2003 à 2006, il a dirigé le service juridique de la Représentation permanente de la Hongrie auprès de l’UE. En tant que diplomate, il a participé entre autres aux négociations de 2004 sur l'adhésion de la Hongrie à l'UE. En 2006, il est retourné à Budapest où, jusqu'en 2008, il dirigeait le département de droit européen du ministère de la Justice hongrois.
De 2008 à 2011, il était chef de département à la Commission européenne des droits de propriété industrielle.
En 2011, il était sous le chef adjoint de la représentation de la Hongrie à l'UE au sein de Péter Györkös. En
2015, il a suivi Györkös en tant que chef de l'ambassade.
En 2019, il est proposé par le gouvernement hongrois comme commissaire européen pour entrer dans la commission von der Leyen après le rejet du candidat précédent, László Trócsányi. Il hérite du portefeuille pour l'élargissement et la politique européenne de voisinage.
En mars 2020, en pleine pandémie de maladie à coronavirus, il annonce que les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord politique sur l'ouverture des négociations d'adhésion avec l'Albanie et la Macédoine du Nord.


Jutta Urpilainen (Finlande)
Partenariats internationaux
Jutta Pauliina Urpilainen, née le 4 août 1975 à Lapua, est une femme politique finlandaise membre du Parti social-démocrate de Finlande (SDP).
Elle est élue pour la première fois en 2000 dans un conseil municipal, puis elle remporte un siège de la circonscription de Vaasa au Parlement trois ans plus tard.
En 2008, elle devient à la surprise générale présidente du SDP. À la suite des élections de 2011, elle est nommée Vice-Première ministre et ministre des Finances dans la coalition du conservateur Jyrki Katainen.
Lors du congrès du SDP en 2014, elle est battue par Antti Rinne et se retire du gouvernement.
Elle est désignée en septembre 2019 comme commissaire au sein de la Commission Von der Leyen chargée des partenariats internationaux.
Débuts précoces en politique
Diplômée en sciences de l'éducation de l'Université de Jyväskylä, elle a brièvement exercé en tant qu'enseignante. Fille du député Kari Urpilainen, elle entre précocement en politique, s'engageant dans le mouvement de jeunesse du SDP ou représentant la Finlande au comité de direction de l'ECOSY.
Premiers mandats électoraux
Élue du conseil municipal de Kokkola en 2000, elle succède à son père et devient députée de la circonscription de Vaasa à l'issue des législatives de 2003. Elle conserve des responsabilités locales devient vice-présidente du conseil municipal de Kokkola en 2005.
Présidente du Parti social-démocrate
Réélue assez nettement en 2007 dans une circonscription difficile pour le SDP, elle devient vice-présidente du groupe parlementaire social-démocrate.
En février 2008, elle pose sa candidature à la succession d'Eero Heinäluoma en vue du congrès du parti à Hämeenlinna en juin 2008. Elle est élue à la surprise générale, notamment contre le vétéran Erkki Tuomioja, et devient, à 32 ans, la première femme dirigeante du SDP le 8 juin.
Ministre des Finances
Lors des élections du 17 avril 2011, les sociaux-démocrates perdent un peu plus de deux points mais parviennent à se classer en deuxième position des forces politiques finlandaises. Le parti intègre ensuite la coalition mise en place par le conservateur Jyrki Katainen et le 22 juin, Jutta Urpilainen est nommée VicePremière ministre et ministre des Finances.
Lors de l'élection du président du Parti social-démocrate du 9 mai 2014, elle est battue par le syndicaliste Antti Rinne, qui s'impose par une étroite marge de 257 voix contre 243. Il la remplace le 6 juin suivant dans ses fonctions gouvernementales.


Kadri Simson (Estonie)
Energie
Kadri Simson, née le 22 janvier 1977 à Tartu, est une femme politique estonienne membre du Parti du centre (EK).
Elle est ministre des Affaires économiques et des Infrastructures du 23 novembre 2016 au 29 avril 2019.
Elle est proposée comme commissaire de la Commission Von der Leyen en 2019, avec le portefeuille de l’Énergie. Sa nomination fait l'objet de critiques, Kadri Simson ayant été ministre au sein d'un gouvernement jugé peu soucieux des problématiques environnementales. Le réseau international Les Amis de la Terre a ainsi jugé son discours au Parlement européen «incroyablement faible de la part de la candidate qui est
censée conduire la transition énergétique en Europe pour éviter la crise climatique ».


Virginijus Sinkevičius (Lituanie)
Environnement, océans et pêche
Virginijus Sinkevičius, né le 4 novembre 1990 à Vilnius est un économiste et homme politique lituanien, commissaire européen à l'Environnement depuis 2019. De 2017 à 2019, il est ministre de l'Économie de Lituanie au sein du gouvernement Skvernelis.
À la suite des élections européennes de 2019, le président Gitanas Nausėda élu en mai 2019 a proposé le nom de V. Sinkevičius au poste de prochain commissaire européen du pays, choix entériné le 22 août par le Seimas. Il est nommé comme Commissaire européen désigné en 2019, où il est chargé de l' Environnement, des Affaires maritimes et de la pêche, chef de cabinet est Marius Vaščega.
Après des études au lycée de Vilnius, il est diplômé en 2012 en économie et en relations internationales de l'Université d'Aberystwyth et, en 2013, obtient une maîtrise en politique européenne à l'Université de Maastricht. Il a effectué des stages dans l'administration publique. De 2013 à 2014, il a travaillé au Centre d'analyse des politiques européennes, un institut de recherche américain. Plus tard, il a été employé en tant
que chef de projet, notamment dans une entreprise d'investissement.
Lors des élections de 2016, il a été élu député avec l'étiquette du parti de l'Union lituanienne agraire et des verts.
Le 27 novembre 2017, il a rejoint le gouvernement de Saulius Skvernelis en accédant au poste de ministre de l'Économie, remplaçant Mindaugas Sinkevičius à cette fonction. A 27 ans, il est alors le plus jeune ministre depuis l'ère soviétique.


Pour plus d’informations sur les commissaires européens, sur leur cabinet, leur activité, utiliser ce lien :
https://ec.europa.eu/commission/commissioners/2019-2024_fr

 

 

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