La face cachée des conventions d'établissement des multinationales aux Comores

Les exonérations fiscales sont pour l’investissement aux Comores la maladie dont elles prétendent être le traitement. Entre 2012 et 2014, l’assiette exonérée s’élevait à 7,5% du Pib. Ces avantages fiscaux favorisent le développement de la fraude, avec l’inclusion des biens de consommation sur la liste des produits exonérés dans la plupart des conventions avec les sociétés étrangères.

Une vue du port de Mutsamudu dans l'île d'Anjouan aux Comores Une vue du port de Mutsamudu dans l'île d'Anjouan aux Comores
L’octroi d’exonérations fiscales s’est généralisé ces dernières années. Ces avantages fiscaux supposés attirer, en particulier, les investissements étrangers pour développer l’activité économique et l’emploi entraînent des pertes de recettes fiscales majeures pour les pays, créent des distorsions dans la concurrence, et favorisent le développement de la fraude, avec l’inclusion des biens de consommation sur la liste des produits exonérés dans la plupart des conventions avec les sociétés étrangères. Quand certaines multinationales auraient fait appel à des cabinets spécialisés pour cacher leurs magots dans les paradis fiscaux, d’autres sociétés présentes dans les pays en développement abusent de l’incrédulité ou profitent de la complicité de certains politiques pour signer des conventions opaques, toujours dans le but de faire de l’optimisation fiscale en échappant aux lois locales en vigueur. Une sorte d’évasion fiscale qui ne dit pas son nom. Continuer la lecture ici

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