Compagnie Aigle de Sable (avatar)

Compagnie Aigle de Sable

Abonné·e de Mediapart

7 Billets

0 Édition

Billet de blog 6 janvier 2015

Compagnie Aigle de Sable (avatar)

Compagnie Aigle de Sable

Abonné·e de Mediapart

Rallumer tous les soleils : Jaurès ou la nécessité du combat

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné. Les socialistes, les humanistes, les pacifistes, sont orphelins. Ils perdent celui dont la vie était consacrée à éviter la barbarie sanglante de la guerre, à lutter contre les injustices, à construire la République sociale - une République d’Hommes politiquement et économiquement libres et égaux.Grâce au théâtre, un siècle après, les paroles et les actes de Jaurès ont conservé intacte leur puissante charge d’émotion et de persuasion…

Compagnie Aigle de Sable (avatar)

Compagnie Aigle de Sable

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné. 

Les socialistes, les humanistes, les pacifistes, sont orphelins. Ils perdent celui dont la vie était consacrée à éviter la barbarie sanglante de la guerre, à lutter contre les injustices, à construire la République sociale - une République d’Hommes politiquement et économiquement libres et égaux.

Grâce au théâtre, un siècle après, les paroles et les actes de Jaurès ont conservé intacte leur puissante charge d’émotion et de persuasion…


Le spectacle Rallumer tous les soleils : Jaurès ou la nécessité du combat (de Jérôme Pellissier) nous plonge dans la vie de Jean Jaurès, dont nous suivons ici les combats, au long du début du siècle, depuis l’Affaire Dreyfus jusqu’au premier mois de la guerre de 1914, qui éclate au lendemain de son assassinat. Des combats incarnés par des personnes, portés par des amitiés, assombris par des trahisons.

Ainsi l’engagement de Jaurès dans l’Affaire Dreyfus est-il inséparable de sa relation avec Charles Péguy, jeune écrivain d’abord aussi socialiste et pacifiste que lui mais qui deviendra, au fil des événements, l’un des porte-paroles de la haine nationaliste envers Jaurès et le socialisme qu’il incarnait.

 Les combats de Jaurès nous mènent aussi, par moments, à la Chambre des députés ou dans des meetings ouvriers. 

 Mais c’est à l’Humanité, qu’il fonde en 1904, que nous retrouvons surtout Jaurès préparant ses actions. Secondé par Ève Jouard, journaliste féministe, qui partage également avec lui une forte affection pour un jeune vendeur de journaux, qu’ils surnomment « le Gavroche ». Ce « gamin de Paris », maître de la rue, permet aussi par ses chansons et ses boniments de camelot de marquer la chronologie des événements et de faire ressentir l’atmosphère de l’époque.

 Nous suivons donc les relations croisées et les destins tragiques de ces personnages jusqu’à l’échec des combattants de la paix, jusqu’aux événements de l’été 1914 : Jaurès assassiné le 31 juillet, Péguy tué sur le front début septembre, Ève quittant l’Humanité et rêvant, avec le Gavroche revenu blessé de la guerre, de cet autre avenir possible dont Jaurès leur avait tant parlé…

Lire aussi, sur ce sujet, le billet de Jérôme Pellissier : Peut-on célébrer Jaurès ? Oui, mais pas n'importe comment !

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.