Transition écologique et protection de nos matières premières agricoles des spéculations malsaines: LE CHOIX DE L'URGENCE

 

 

La prochaine conférence environnementale qui débutera début octobre prochain sera orientée à travers trois axes, qui selon le ministère de l'écologie du développement durable et de l'énergie, constitueraient les trois enjeux essentiels à relever en vue et dans les perspectives des objectifs de la grande Conférence sur le Climat de 2015.

Ces trois thèmes de prédilection, à savoir le transport et la mobilité durable, la mobilisation de la société civile pour la lutte contre le changement climatique, la santé environnementale, articulés autour d'un forum de la croissance verte sensé favoriser la transition énergétique et avec elle la création d'emplois, viennent reprendre les orientations de la stratégie de transition écologique Française, orientées à la fois et autour de la transition énergétique, c'est à dire à travers la mise en place progressive d'un nouveau modèle énergétique basé bien entendu sur les énergies renouvelables, incluant aussi la rénovation des bâtiments, à travers cet objectif  premier, celui de favoriser un usage rationnel, efficace et efficient de l'énergie, dont il conviendrait cependant de savoir en faveur et dans l'intérêt de qui, ces économies d'énergies vont être destinées :

Car face à des énergies renouvelables dont les résultats sont certes convaincants mais encore loin des attentes espérées, face à la rénovation des bâtiments qui vient se confronter à un manque flagrant de logement que les effets de la démographie et des migrations des populations du sud vers le nord viendront accentuer, laissant clairement présager de la programmation et du lancement de nombreux autres chantiers de constructions :

Peut-on réellement espérer que les effets des économies d'énergies générés malgré les défis démographiques et des énergies renouvelables qui vont nécessiter encore du temps afin que leurs rendements permettent de les rendre substituables aux énergies fossiles auront un effet assez conséquent afin de pouvoir impacter les niveaux alarmistes des émissions de gaz à effet de serre de telle manière à les rendre dégressifs ? Leurs maigres recettes ne vont t-elles pas plutôt servir de "tampon temporaire" afin de mieux permettre à cette autre industrie, celle du 21ème siècle, à savoir les nouvelles technologies ou « TIC » d'assouvir des besoins énergétiques, dont les niveaux actuels, qui viennent s'ajouter par ailleurs aux émissions déjà colossales de l'Industrie du 20ème, font déjà trembler les experts du climat ? Et ce, non seulement au regard de leurs impacts indéniables quant aux gaz à effet de serre, mais aussi au regard des niveaux de consommations futures que la logique d'amélioration et développement en continu de leur technologies laissent présager...

  L'objectif de la Conférence sur le climat, dont l'échéance ne cesse de se rapprocher, est rappelons- le, non pas d'aboutir à la mise en place d'un énième autre agenda de priorités débouchant sur une énième autre convention ou sur un énième autre sommet, mais bel et bien d'aboutir à un accord international juridiquement contraignant, mais surtout « Actif » , c'est à dire engageant sans exception tous les Etats à maintenir le réchauffement terrestre en dessous de 2°C, à travers un impératif unique : Celui de limiter activement et au maximum l'usage des ressources naturelles, c'est à dire les matières premières...

 Les irréversibles et désastreux bouleversements climatiques et environnementaux impliquant la désintégration de la Nature et avec elle chaque fois plus de pertes humaines, qui ne cesseront de s'aggraver et de croître si les effets des politiques ne s'avèrent pas suffisants, oblige et somme l'urgence de réagir certes intelligemment mais certes aussi au plus vite, imposant notamment et aussi à chacun d'assumer son rôle, ses devoirs et ses responsabilités, car l'heure n'est plus ni aux attentes, ni aux politiques du contour et du détournement.

Le réchauffement climatique, n'est que la conséquence de l'épuisement et de la désintégration de nos milieux, provoqué par un usage et des besoins industriels insoutenables des ressources énergétiques de la planète, qui ne sont rien d'autres que des matières premières, c'est à dire le gaz, le pétrole, le charbon.

A l'initiative d'une Industrie en totale imbrication et répondant aux lois uniques et impartiales du monde de la finance, dont l'ampleur excessif et démesuré des besoins et des pouvoirs de décision sont tels que non seulement cette Industrie n'est même plus en mesure, ni même capable de pouvoir répondre aux obligations qu'imposent l'amplitude même de son contrôle, dans cette totale absence de limite, incluant l’absence de tout sens de la réalité humaine et propre aux marchés financiers, mais provoque simultanément et par la même occasion, des déséquilibres économiques et structurels tels que la pérennité même des structures organisationnelles, c'est à dire économique et sociale des sociétés s'en voit non seulement affectée, tout comme la pérennité même des grands équilibres de la Nature.

Imposant en tout premier lieux de résoudre les problématiques essentielles et fondamentales, que beaucoup ont tendance à confondre, à oublier, ou à reléguer au second plan :  c'est à dire que face à une Nature menacée d’extinction par une Industrie qui à travers un contrôle non pas partiel, mais total et à échelle mondiale de ses matières premières, ces dernières soumisent non seulement aux dangereux aléas spéculatifs des Marchés financiers, dont on connaît les désastreuses conséquences que cela implique, et la crise des sub primes n'en ai que le meilleur exemple,et dont les abus au regard de ses modes de productions ont été tels et sont tels qu'ils en ont provoqué par la même occasion non seulement la dilapidation mais aussi la contamination de l'ensemble des écosystèmes de notre planète, c'est à dire et aussi de nos eaux, de nos terres et de notre air, affectant directement la santé et la vie des êtres humains :

Ainsi, le réchauffement climatique est certes un phénomène à part entière, mais qui vient bel et bien s'ajouter en tant que complément de la multiplication et de la généralisation des déséquilibres et des pollutions à l'origine de tous les maux et catastrophes climatiques, impliquant des catastrophes humaines, causés par l'unique et grand destabilisateur : Le conglomérat industriel.

Depuis la crise financière de 2008, ces autres matières premières incluant sucre, cacao, céréales, mais, soja, et autres matières premières agricoles, incluant le bétail notamment, c'est à dire les ressources vitales, alimentaires et de bases des peuples, c'est à dire ce sans quoi un peuple ne peut se développer ni voire son pays croître, c'est à dire ce sans quoi un être humain qui s'en voit priver ne peut estimer à la dignité de sa personne, sont devenus le moyen de survie dans un premier temps pour devenir par la suite la garantie de colossaux bénéfices et dividendes pour les plus grandes banques d'investissements, pour les plus grands fonds de pension et pour les plus importantes spéculations financières du monde :

 C'est à dire qu'à l'heure actuelle le blé des paysans fait le salaire du trader de Wall Street,

C'est à dire qu à l'heure qu'il est, le sort de milliers de personnes, dont aucun pays, ni aucune origine, dont aucun sexe, ni aucune religion n'est épargnée, est en train de se jouer sur le marché des commodities, c'est à dire la place boursière des éléments essentiels à la vie,

 C'est à dire qu'à l'heure actuelle, la souveraineté alimentaire, l'autonomie, l'indépendance non seulement alimentaire mais économique des peuples sont à la merci de la démesure et du dénie des intérêts et des besoins des communautés, c'est à dire entre les mains de ceux là-mêmes qui ont créés la crise financière ayant plongé le monde dans la situation dramatique et telle que nous la connaissons et vivons aujourd'hui.

Le défis du climat est peut être et effectivement un des plus grand défis qui nous est actuellement soumis mais aussi une des plus grande chance qui nous est donnée, car il aura permis de mettre en avant tous les abus, tous les excès et les incohérences propres à notre siècle autrement dit propre à notre système industrielle et sa finance, dont les modes de productions, de consommations, les besoins mais aussi la logique de financement ne sont plus ni cohérent, ni viable face aux impératifs de préservation et de renouvellement de nos milieux, face à une Nature qui crie à l'aide, mais aussi face à une communauté dont les multiples mobilisations et les cris de protestation à travers le monde ne font que confirmer son refus de continuer dans des conditions de vie qui ne sont environnementalement et humainement plus possible.

Le défis du climat qui n'est autre que le grand défis des énergies premières doit être non pas seulement cette opportunité pour la transition écologique, mais plutôt cette obligation de montrer qu'elle est la voie, en faisant de cette nécessité première, c'est à dire celle de reprendre le contrôle des matières premières, son impératif.

Joane M

 

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