La COP1 Étudiante, un week end pour devenir acteur du changement

Du 5 au 6 Octobre se déroulera la COP1 Étudiante à la Cité Fertile, un événement imaginé par des étudiants et ouvert à toutes et tous sans limite d'âge. Deux jours pour découvrir, réfléchir et agir autour des différents enjeux et dilemmes auxquels notre société fait face. Parce que personne n'agira à notre place.

Du 5 au 6 Octobre se déroulera la COP1 Étudiante à la Cité Fertile, un événement imaginé par des étudiants et ouvert à toutes et tous sans limite d'âge. Deux jours pour découvrir, réfléchir et agir autour des différents enjeux et dilemmes auxquels notre société fait face.

 

Découvrir

Avec le problème climatique, la jeunesse s'est réveillée et commence à organiser sa mobilisation. Mais le climat, avant d'être un problème, est un des nombreux symptômes qui montrent que notre société capitaliste mondialisée s'étrangle. Parmi eux, on compte également la sixième extinction de masse, les pénuries énergétiques, alimentaires et en eau qui s'annoncent, l'effondrement du système financier qui guette, les inégalités qui s'accroissent, et plus seulement entre les deux hémisphères... Une crise globale qui appelle à une réponse globale, un changement dont un traitement du seul problème climatique ne saurait accoucher. L'objectif de la COP1 Étudiante, c'est d'abord de faire découvrir que le problème est plus large, et que se mobiliser pour le climat doit revenir à se mobiliser pour l'émergence d'un nouveau modèle sociétal.

 

Réfléchir

Si rien ne change, nous allons vers notre perte. En ce qui concerne le changement, disons qu'il peut se faire de trois manières :
Soit il se fait de manière douce et systémique, sur un temps politique, ce qu'on pourrait appeler la transition, qui nécessite du temps dont nous ne disposerons pas forcément en raison des différentes crises qui s'annoncent.
Soit il est plus brutal, et vient du bas, ce qu'on pourrait appeler une révolution.
Il peut bien sûr y avoir quelque chose d'un peu hybride entre les deux.
Dans tous les cas, ces crises ont déjà commencé et même si nous, occidentaux, sommes encore relativement peu touchés, nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous.
La troisième possibilité, on en entend de plus en plus parler, c'est l'effondrement, un changement qui s'impose à nous par impossibilité de maintenir le système actuel, par exemple à cause d'une pénurie d'énergie.
L'effondrement peut-être quelque chose de très positif mais pour cela, il faudrait que nous soyons capable de faire émerger rapidement un nouveau système, reposant sur des bases saines. Avant de construire une maison, on fait des plans, puis on pose des fondations. Sans cela, la maison risque d'être branlante et peu résistante au temps. Si notre nouveau modèle n'est pas réfléchi en amont d'une révolution ou d'un effondrement (et on doit s'attendre à un changement de nature brutale au vu du peu de temps dont nous disposons et de l'acharnement politique à continuer comme avant), on risque le chaos, et la potentielle émergence de régimes totalitaires un peu partout. Il faut donc réfléchir et requestionner les valeurs fondatrices du système, la notion de confort lorsque l'énergie disponible vient à réduire fortement, l'échelle et le paradigme de gouvernance... Pour s'éviter le pire, et se permettre le meilleur. Le samedi mettra donc à l'honneur les débats sur diverses questions sociétales, avec un format se voulant participatif et mêlant experts et participants.
La réflexion est individuelle et part de soi, qui je suis, avant de devenir collective et d'atteindre d'autres niveaux de pensée et d'action : Les autres, la société, la planète. Notre slogan : "Mieux se connaître pour mieux agir". Car la réflexion doit aller de pair avec l'action. Et c'est justement au programme du dimanche.

 

Agir

Face à une menace, nous avons peur. Cette réponse émotionnelle qui nous vient de notre évolution nous conditionne au combat ou à la fuite face à la menace. Mais pouvons nous fuir? Lorsque l'ensemble de la planète et de l'Humanité est menacée, est-ce encore possible? Non. Le déni, si répandu dans notre société, n'est plus une réponse possible. Il nous faut donc agir. Agir parce que, les responsables politiques et économiques le démontrent chaque jour, le changement ne viendra pas d'en haut. Agir maintenant pour préserver demain. Le dimanche, une session de 3 heures sera dédiée à la mise en action, en rejoignant un projet déjà existant ou en créant le sien avec d'autres participants. Après la journée du samedi, chacun pourra choisir parmi les 18 sous thématiques celle pour laquelle il veut le plus agir. Des porteurs de projet présenteront leur initiative et chercheront à travailler avec les participants intéressés. Ceux qui ne se reconnaissent dans aucun de ces projets pourront créer ensemble le leur. Des défis sur les réseaux sociaux seront également lancés, pour toucher des personnes non présentes. En plus d'être nécessaire pour nous sortir de l'impasse, l'action est le meilleur moyen pour trouver du sens au quotidien, faire de belles rencontres et perpétuer l'espoir.

 

... Mais pas que

Traiter un problème global, c'est aborder une diversité de thématiques. Avant, pendant et après les grosses sessions présentées, quantités d'ateliers seront proposés aux participants. Chacun pourra trouver une activité qui résonne avec qui il est et sortira grandi de ce week-end. Les soirées seront dédiées à la célébration du travail accompli et à la fête. Nous voulons faire cet événement à l'image de la société que nous désirons : Profondément humaine, active, engagée, et festive.

Pour faire partie de ce tout et pouvoir en parler dans 20 ans, on te donne rendez vous sur la page de l'événement pour accéder à toutes les infos

Sur la billetterie pour choper les dernières places

Et sur ce podcast pour en savoir plus!

 

Rendez vous à la COP 1 Etudiante !

Nicolas, Co-organisateur

Merci à SKEMA d'avoir sponsorisé cet événement.

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