Cap22, v'la les réformes !! Proposition 05, bonus : Faut il sauver Charlie ?

Saviez vous qu'en 2018 il était déjà question d'un nouveau corps de médecin conventionnés ? Ou encore que les subventions accordées aux hôpitaux le seront selon une note de satisfaction donnée par les clients ? Faut il sauver Charlie ? Pas moins de 4,2 temps pleins cumulés annuellement. Voilà le temps que fait gagner le robot autonome Charlie au personnel soignant une fois intégré à un service.

Le volet santé est abordé dans la proposition 05 de cap22, intitulée : Réduire le renoncement aux soins, améliorer l’espérance de vie en bonne santé et désengorger l’hôpital.

1/ Quelles sont les mesures pour atteindre cet "objectif" ?

- "Mettre en place des modalités de facturation du patient à l’hôpital "(paiement à l’entrée, prise d’empreinte de carte bancaire, forfaitisation …)"

Si vous ne pouvez pas payer à l'entrée aux urgences, ça ne sera plus la peine de venir.

- Mesurer la qualité des soins, l’expérience et la satisfaction du patient et utiliser ces indicateurs pour piloter notre système de santé, y compris sur le plan financier (dotations des hôpitaux, niveau de remboursement des soins en ville)

Cela signifie que les subventions accordées aux hôpitaux le seront selon une note donnée par les clients, heuuu patients désolé pour le lapsus.

Par exemple, plus la note d'un hôpital sera basse, moins cet hôpital aura d'aide financière ... Mais l'histoire ne dis pas pourquoi la note sera basse ... Par manque de moyens, de personnel ? Hypocrite ou Hippocrate ?

- "Rembourser les soins fournis par les professionnels de santé exerçant en ville à la condition qu’ils se soient inscrits dans un système de coordination entre les acteurs. Dans le cas contraire, ces professionnels ne seraient pas « conventionnés » et leurs actes ne pourraient donc pas donner lieu à remboursement par la sécurité sociale" 

Quand on place cette phrase dans le contexte actuel, on comprend mieux pourquoi en 2018 ce rapport préconisait des remboursement pour les "professionnels conventionnés", cad qu'ils soient inscrit dans un système ou ils seraient en accord avec les différents "acteurs".

Qui seraient ces acteurs ? pouvoir publiques, industries pharmaceutique ?

Toujours est il qu'un fossé se créée entre 2 types de médecins : ceux qui ont fait allégeance au serment d'hypocrite (cad ces médecins conventionnés), et ceux qui suivent le serment d'Hippocrate, qui servent les intérêts de leurs patients, avant même les leurs ... En 2018 était donc déjà prévu officiellement la création d'un nouveau corps de "médecin".

- "Faire évoluer le système de tarification des soins ville et hôpital – tarifs auxquels les soins sont remboursés par la sécurité sociale – pour inciter à la coordination entre acteurs, à la qualité et à la pertinence des soins délivrés."

Autrement dit, pousser les différents médecins, en faisant évoluer le système de tarification, à entrer dans ce nouveau corps de médecin "conventionnés". 

"Qualité et pertinence des soins délivrés" : On remet en question les qualités de certains médecins, leurs diagnostique, ainsi que leurs traitement car ils ne rentrent pas dans le cadre des médecins et traitements conventionnés.

- Développer la délégation de compétences aujourd'hui exercées par les médecins (par exemple les métiers d’infirmier en pratique avancée), en s’inspirant des exemples européens et internationaux réussis. Par exemple, certaines vaccinations ou le suivi de patients malades chroniques pourraient être assurés par des infirmiers.

- Création d’un opérateur public de la donnée de santé.

- Généraliser en priorité la télémédecine. (Encore une solution miracle, mise en avant aujourd'hui.)

- Décloisonner le parcours de soins en généralisant l’usage des outils numériques et les échanges de données patients.

2/ Conclusion :

"Ces réformes permettront d’améliorer les conditions de travail des personnels grâce au désengorgement de l’hôpital et au rééquilibrage avec la médecine de ville et donc de répondre au malaise actuel. Ces réformes devraient enfin permettre de rendre le système de santé plus efficient, en générant plus de 5 Mds€ d’économies."

Donc, pour désengorger les hôpitaux, améliorer la qualité des soins des patients, l'état prévoit de facturer le passage dans les hôpitaux, dès l'entrée, leurs subventions seront accordées selon un taux de satisfaction client, les médecins ne sont plus libre dans le choix de leurs traitements, sous peine d'être qualifiés d'escro et d'être radié de l'ordre des médecins.

Mais ne vous inquiétez pas, 5 milliards d'euros d'économie sont prévues. L'essentiel est sauf.

3/ Faut il sauver Charlie ? 

Afin d’aider les patients et les professionnels de la santé, un jeune médecin de Lherm (ça ne s'invente pas !!), près de Toulouse, a conçu « Charlie ». Ce robot médical entièrement autonome a déjà intégré un hôpital parisien avant de rejoindre prochainement le service pédiatrie du CHU de Toulouse.

Du haut de ses 1.60 mètres et de ses 65 kg, Charlie est un robot d'aide médicale.

Premier robot médical autonome de France, Charlie a pour but de faciliter (et mettre à la retraite anticipée) le personnel soignant. L’automate aide ainsi le service médical dans la prise en charge des patients et favoriser leur séjour.

Charlie est équipé d’un système de visioconférence permettant au patient de dialoguer à distance avec son médecin. « Cela permet au personnel soignant de répondre aux inquiétudes du patient et le rassurer, sans avoir à se déplacer d’un bâtiment à l’autre » précise son concepteur, Nicolas Homeher.

Le robot embarque également un tensiomètre, un thermomètre, un oxymètre et un stéthoscope. Il suffit au patient d’appuyer sur l’écran et suivre les instructions pour prendre la mesure souhaitée. Les données sont ensuite transmises au médecin.

Charlie peut aussi détendre les patients stressés avec des applications de sophrologies, de relaxation, télévision, et des jeux.

Malgré l'absence de lien humain, Charlie veut soulager les équipes médicales en sous effectif. 

Charlie peut ainsi remplacer les aides-soignants en guidant les personnes malentendantes, effectuer des rondes de nuit et suivre jusqu’à 30 patients.

Charlie ne coute que 2500 euros de location par mois, combien est payée une aide soignante ? Une infirmière ? 

Pas moins de 4,2 temps pleins cumulés annuellement. Voilà le temps que fait gagner le robot autonome Charly au personnel soignant une fois intégré à un service.

En attendant, Nicolas Homehr arpente les salons de la Silver Economie pour présenter son invention. Charlie a même fait le déplacement jusqu’à Las Vegas en janvier dernier, pour le CES 2019.

Le généraliste cherche aussi à l’améliorer. Il souhaite créer un partenariat avec l’université Paul Sabatier de Toulouse. Le but étant de développer la reconnaissance faciale de l’androïd avec l’aide de l’intelligence artificielle.

Comme dans d’autres domaines, les robots arrivent peu à peu dans les hôpitaux et les cliniques. Notamment, les robots chirurgicaux. Aujourd’hui, on compte une soixantaine d’établissements en France qui en sont dotés.

Alors, faut il sauver Charlie ? 

Charlie 1

Charlie 2

Cap22, v'la les réformes (présentation)

cap22, proposition 02

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