Couvre-feu et vers de mirliton (à lire et à ouïr)

Après le couvre-feu que le président Emmanuel Macron a annoncé hier soir, ce vieux mirliflore de Plouc s’est fendu de quelques vers de mirliton. Sans prétention aucune. Et juste pour s’amuser. Ce n’est point du luxe, au moment où nos feux sont couverts.

"Couvre-feu 3", tableau de Jean-Pierre Chardat "Couvre-feu 3", tableau de Jean-Pierre Chardat
A LIRE

 Sans couvre-chef, il a donc dégainé, le Chef

Son plan Covid19 pour se couvrir derechef

Et tous découvrent ce qui choit sur leur chef

Non pas un astronef, ni un aéronef

Mais un couvre-feu, c’est plus bref

Ah que tout cela manque de relief !

 

De quel feu, veut-il nous couvrir ce pompier ?

Sapeur, certes mais pas sans reproche à essuyer

Le feu des fièvres ? Est-il seulement infirmier ?

Le feu aux fesses ? Est-il seulement marguillier ?

Le feu au front ? Est-il seulement perruquier ?

Le feu à Notre-Dame ? A-t-il seulement donné son denier ?

 

Ce couvre-feu pour d’autres feux couvrir

Pour empêcher les gilets de jaunir

Et la colère banlieusarde de vomir

Ou alors pour notre cuir assouplir

Et notre devoir de citoyens accomplir

Mais en guise de feux divers à couvrir

Sire Macron risque d’attiser notre ire.

Jean-Noël Cuénod

A OUÏR

JNC

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