Poésie à lire et à ouïr – REFLUX

Retour vers la poésie. Pour s’efforcer de désensabler les oreilles et laver les yeux. Voilà qui ne manque pas de sel. A lire et à ouïr.

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Le vent des terres s’épuise

Et meurt dans les bras de la mer

Tout est résolu par le sel

La pulsation des marées

Reprend le chant du cœur éteint

L’incorpore pour s’élancer

Vers l’octave supérieure

 

Même les bruits des humains

Se fracassent contre ce rythme

Misérables débris de son

Sombrant dans le néant des sables

Et la voracité des crabes

 

Sourds à la musique vitale

Les humains restent sur la rive

Sans eux la fête continue

La grande étreinte symphonique

S’accomplit au sein de la mer

Noces grises voilées de vert

Jean-Noël Cuénod

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Jean-Noël Cuénod

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