Trois remarques d'actualité

Trois petits points. Trois remarques sur l’actualité. Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi. Nous avons le droit d’y réfléchir ensemble.

Petit retour sur la semaine écoulée avant de voir ce que le week-end nous réserve.

Salut aux troupes du président des USA Donald TRUMP à Paris pour le 14 juillet Salut aux troupes du président des USA Donald TRUMP à Paris pour le 14 juillet

Politique étrangère :

Pendant combien de temps les médias français et américains réunis vont-ils s’épuiser à essayer de nous démontrer que l’actuel président des Etats-Unis est mauvais, malade mental et dangereux ; alors qu’il suit son programme électoral, qu’il donne satisfaction à ses électeurs et qu’il marque des points en permanence dans son pays, pour son pays, depuis qu’il est élu ?

C’est tellement gros cette campagne de démolition internationale que ce n’est même plus une campagne, c’est une mascarade.

Qu’on ne soit pas d’accord avec Monsieur TRUMP, que les intérêts des Etats-Unis ne soient pas ceux de la France, c’est bien entendu le droit de chacun de l'apprécier différemment.

Il devrait tout de même y avoir un droit du téléspectateur/auditeur/lecteur à ne pas être pris pour un imbécile qui nous protège de cette propagande éhontée de tous les bien-pensants de la planète.

 

Honneurs au président de la République le 19 janvier 2018 à Toulon Honneurs au président de la République le 19 janvier 2018 à Toulon

Politique intérieure :

Les vœux aux armées ont été encore une fois l’occasion de faire de la communication à tout prix, avec des formules et des éléments de langage si éculés qu’on en perd le sens.

Une de ces formules c’est le « garde-à-vous » dont nos journalistes usent et abusent de façon stupide. Ils ne savent clairement pas ou plus ce que cette expression signifie. C’est sans doute la faute des dictionnaires en ligne qui décrivent uniquement la posture réglementaire sans en préciser les raisons profondes. Du coup on ne se sert plus du mot que comme si c’était une marque de soumission alors que c’est une marque de respect.

Idem pour le mot « humiliation » qui est ressassé à volonté concernant l’ancien chef d’état-major des armées. Dans la fureur sémantique visant à effacer la dignité et les vraies raisons du départ d’un grand officier général, on essaie de redorer le blason d’un « chef » qui finalement ne fait que dire maintenant que ce qui lui avait été reproché hier était vrai. Tous ces crédits décalés d’un an - que l’on distribue comme des bonbons à des enfants alors que ce sont des nécessités pour remplir les missions nécessaires à la défense de la France – prouvent d’abondance que le chef d’état-major avait raison de les exiger et de refuser leur report.

Respecter la loi de programmation militaire n’est ni une faveur ni un cadeau. Ou alors ce serait faire passer les militaires pour des voleurs essayant de tirer une part plus grosse du gâteau budgétaire. Cette façon de discréditer des femmes et des hommes prêts à donner leur vie pour le pays est d’autant plus inadmissible qu’elle est sournoise et dictée dans l’ombre par des lâches.

 

Entrée de la prison de Borgo après agression avec la Gendarmerie en position Entrée de la prison de Borgo après agression avec la Gendarmerie en position

Actualité locale :

Encore un détenu « radicalisé » qui attaque des gardiens de prison à Borgu. Formule malheureuse d’un syndicaliste qui expose que demain « on ne se laissera plus égorger ». Pourquoi ? A ce jour on devait se laisser égorger peut-être ? Non. Formule malheureuse, c’est tout.

Mais on en est où dans les moyens donnés à cette institution qui constitue le bout du parcours judiciaire ? On en est où pour ramener à la loi – dans les prisons – ces détenus qui estiment que là où ils sont, ils peuvent encore en rajouter ? Venir sur place, quand on est ministre de la Justice c’est bien. Il faut le noter. Devoir faire remplacer toute une équipe pénitentiaire par un ERIS en attendant d’avoir compris ce qui se passe c’est la solution ?

Apparemment la route est longue et il y a du travail pour revaloriser une profession et lui donner les moyens de faire respecter son autorité dans les centres de détention. Des moyens sur lesquels il ne faut pas mégoter vu la réalité des menaces en face. Pas juste en Corse, mais France entière.

Trois petits points.

Trois remarques sur l’actualité.

Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi.

Nous avons le droit d’y réfléchir ensemble.

Didier CODANI

 

19 janvier 2018

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