Voici un an , je décide de partir faire la bourge en thalassothérapie à Djerba.

Je rêvais de passer 8 jours à ne rien faire et à me laisser vivre entre les massages, les algues dans un bain....

"Une fois dans ma vie , je veux savourer cela" me disais je.

 

Me voilà arrivée à Djerba :janvier 2008 ,donc habillée avec le pull à col roulé et bien fatiguée. Rien d'une Carla en déplacement.

Je m'installe dans ma chambre.

Le téléphone sonne, une voix d'homme :

-"bonsoir , j'aimerai passer la soirée avec vous"

-"pardon???? qui êtes vous?"

-"le réceptionniste , je vous trouve belle"

-"j'arrive"

 

Un jeune homme de 20/25 ans.....j'en ai 50 !

J'ai beau savoir que 3 h d'avions lifte (comment vous ne le savez pas ?) je lui demande des explications et pige en 5 mn....que c'est un moyen de gagner de l'argent.

 

Je réalise soudain que pour lui je représente l'espoir d'avoir de l'argent, des papiers pour la FRANCE.

 

 

Je me rendrai compte ensuite que le tourisme sexuel est une réalité que je méconnaissais.Des "vieilles" vont à Djerba assouvir leur besoin sexuel en profitant du besoin financier de jeune en souffrance.

 

Toujours est il, que la chasse à la gazelle a été ouverte pendant 1 semaine (mais que j'ai regretté d'être blonde).

Des jeunes qui imaginent qu'ils vont pouvoir accéder à un eldorado grâce à des femmes .

 

J'ai pu en parler avec les jeune femmes qui me faisaient les soins :elles m'ont expliqué la misère qui pousse ces jeunes à se prostituer (appelons un chat , un chat.).L'une d'elle m'expliquait que son amoureux était actuellement en France avec une "vieille" et qu'il rentrerait l'épouser.

C'était pour elle la seule façon de pouvoir espérer une vie meilleure.

 

Djerba ,c'est aussi et surtout un régime tunisien où chaque personne est surveillée par un voisin qui peut aller à la police.Plusieurs fois je me suis faites arrêter dans la rue par un homme qui me demandait si j'étais avocate.

 

Lorsque je suis rentrée en FRANCE j'ai écrit au dictateur BEN ALI pour lui demander ce qu'il pensait de ces jeunes qui n'avaient pas d'avenir sauf celui de faire "les chiens de plage" (c'est la terminologie employée par les tunisien eux mêmes) à la recherche d'une vieille.

 

Je lui ai aussi indiqué que son régime policier, corrompu était un élément qui faisait que je ne remettrai jamais un orteil dans son pays.

En effet j'ai oublié de vous dire que j'avais prévu d'envoyer 20 euros à une jeune femme.

 

"Tu verras , ça ne passera pas " m'avait t elle dit.

J'ai mis 20 euros dans du buvard avec des photos: elle eu les photos mais pas les 20 euros.

 

BEN ALI ne m'a jamais répondu.Je n'avais pas mis le timbre pour la réponse!

 

Boycottons nos séjours dans ce pays.

Ce sera dire notre respect à un peuple qui vit sous un régime policier et qui méprise le peuple.

 

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