Gaz de schiste : ça sent mauvais...

J'entendais ce matin sur France Inter un savant (?) journaliste nous expliquant doctement que l'exploitation du gaz de schiste aux USA leur permettait de baisser par trois le prix de leurs fournitures pétrolières. J'ai cru rêver.

J'entendais ce matin sur France Inter un savant (?) journaliste nous expliquant doctement que l'exploitation du gaz de schiste aux USA leur permettait de baisser par trois le prix de leurs fournitures pétrolières. J'ai cru rêver. Comment ce fieffé imbécile peut-il parler du prix de revient d'un produit qui détruit la nature à un point jamais atteint jusqu'ici, à part peut-être les expériences nucléaires, sinon dans le but de nous faire avaler la pilule que nous réserve A. Montebourg, et pardon d'avance si je me trompe? Mais il flotte dans l'air du temps la nécessité pour la France d'obtenir à tout prix (c'est bien le mot) de quoi relancer la croissance. La croissance au prix de la destruction de la planète, çà c'est une idée qu'elle est bonne. Oubliés le bouleversement climatique, le Groënland transformé en Floride, la sécheresse au Middle West, les incendies de la tourbe en Russie, et vive la croissance!

Rendez-vous en 2050, quand il n'y aura plus d'oxygène sur Terre. Moi, je m'en fout, je serai mort. Mais il faudrait peut-être penser aux gens qui vivront (?) à cette époque.

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