Les pouvoirs et l'audiovisuel public

 Après la création de l'ORTF , télévision nationale mais sous tutelle gaullienne les pouvoirs n'ont cessé d'intervenir dans le fonctionnement de l'audiovisuel public . Pompidou demandait a ses journalistes d'être la voix de la France . Giscard a éclaté l'ORTF sous le prétexte d'économies et de meilleur fonctionnement . Le résultat de la création de sept sociétés indépendantes a été une augmentation des effectifs . Mitterrand aurait voulu libérer cette télévision de la tutelle de l'état en instaurant la Haute Autorité , mais plus tard il placera ses amis André Rousselet et Antoine Riboud à la tête de Canal plus et de la cinquième chaîne . La droite à la faveur des cohabitations nous donnera la sixième chaîne et privatisera la première . 

A chaque alternance on voulait masquer l'enjeu des innovations qui demeurait de pouvoir exercer un contrôle sur l'information . Ce souci s'est presque toujours heurté à une résistance plus ou moins forte des professionnels de l'information . Il était d'autant plus ridicule que bien souvent lorsque l'information se trouvait sous sur surveillance , les programmes , et en particulier la fiction , affichaient une relative indépendance . C'est sous les septennats de de Gaulle , Pompidou et Giscard que pouvaient s'exprimer librement les meilleurs réalisateurs , dont une majorité étaient communistes ou de gauche ou un peu anarchistes comme Averty , pour nous donner d'excellents programmes souvent subversifs . Les censeurs gardaient les yeux rivés sur les Informations .

En cette matière comme d'autres les socialistes ont réussi à faire émerger des résultats à l'opposé des buts recherchés ou hypocritement affichés . C'est ainsi que Catherine Tasca a affaibli les moyens des deux chaînes publiques , France 2 et France 3 en limitant leur capacité de production propre à 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.