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Le Club de Mediapart mer. 10 févr. 2016 10/2/2016 Édition de la mi-journée

Libye: sur l'intervention militaire de la communauté internationale

Ainsi la communauté internationale, sur base d’une résolution (portant le numéro 1973) votée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations-Unies, a-t-elle décidé d’intervenir militairement en Libye, à partir de ce samedi 19 mars 2011, afin d’y mettre enfin un terme aux crimes perpétrés sur sa propre population, et en toute impunité jusqu’à ce jour, par ce fou furieux, dangereux psychopathe à la limité de la démence et même terroriste avéré, de Kadhafi.

Ainsi la communauté internationale, sur base d’une résolution (portant le numéro 1973) votée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations-Unies, a-t-elle décidé d’intervenir militairement en Libye, à partir de ce samedi 19 mars 2011, afin d’y mettre enfin un terme aux crimes perpétrés sur sa propre population, et en toute impunité jusqu’à ce jour, par ce fou furieux, dangereux psychopathe à la limité de la démence et même terroriste avéré, de Kadhafi.

C’est là une décision historique, en outre capitale pour la définitive réussite des différentes révolutions secouant actuellement le monde arabo-musulman, dont tout démocrate digne de ce beau nom ne peut certes que se réjouir. Et ce quels que soient les doutes, les critiques ou les réticences, qui pourraient par ailleurs venir légitimement assaillir notre esprit quant au bien-fondé de toute intervention extérieure en un pays souverain. Car, quelles que soient là aussi nos interrogations, notre méfiance ou notre perplexité, quant à la bonne foi, si ce n’est parfois la réelle compétence, de bon nombre de nos dirigeants occidentaux, il est au moins un point, aussi fondamental qu'incontestable, sur lequel l’on ne peut, toutes tendances politiques confondues et par-delà tout clivage idéologique, que concorder - une fois n'est pas coutume - très objectivement : c’est au nom des principes universels les plus inaliénables, dont celui des droits de l’homme comme de la liberté des peuples, que cette intervention doit effectivement avoir lieu, ainsi que n’ont pas manqué de le rappeler très opportunément, lors de discours particulièrement nuancés sur le plan diplomatique, aussi bien le président de la République Française, Nicolas Sarkozy, que celui des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama. Entendons-nous donc : ce n’est que dans un but purement humanitaire - protéger les civils libyens de la vengeance meurtrière de Kadhafi en ciblant exclusivement ses sites stratégiques - que cette opération militaire peut se dérouler ; tout autre motif s'avérerait aussi illégal qu'abusif, sinon contreproductif, et outrepasserait dangereusement, comme tel, le cadre précis de la résolution de l'ONU, à laquelle s'est associée la Ligue Arabe . Quant à la problématique notion de « guerre juste », sur laquelle on pourrait débattre longuement, il apparaît évident que toute guerre puisse être dite « juste », quelles que soient nos difficultés à l’admettre sur le plan éthico-philosophique, lorsque c’est pour mettre fin à la plus sanguinaire des barbaries qu’elle se voit, comme c’est effectivement le cas ici, déclarée.

Davantage : c’est son honneur même, allié à un tout aussi estimable sens de la compassion humaine, que l’Occident, animé là par le seul sens du devoir moral, aura finalement retrouvé là, également, en allant ainsi, comme le réclamaient à juste titre bon nombre d’intellectuels engagés (au premier rang desquels émerge Bernard-Henri Lévy, dont on saluera ici très honnêtement, par-delà la profondeur de nos divergences conceptuelles sur bien d'autres sujets, le courage tout autant que la cohérence), à la rencontre de l’Histoire !

L’Occident, d’habitude si calculateur et cynique, n’aurait-il donc fait là qu’obéir enfin - mieux vaut tard que jamais - à sa seule conscience ? C’est à espérer… DANIEL SALVATORE SCHIFFER** Philosophe, écrivain, professeur à l’Ecole Supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège et professeur invité au « Collège Belgique », sous l’égide de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et le parrainage du Collège de France.

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L'auteur

Daniel Salvatore Schiffer

Philosophe, Ecrivain, Professeur de Philosophie de l'Art
Bruxelles - Belgique

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