CACHEZ CES MINEURS QUE l’ON NE SAURAIT VOIR !

Le 13 septembre dernier, lors d’une réunion publique en Mairie du 18ème Madame Versini déclarait : « il n’y a pas un seul mineur isolé à la rue à Paris » Si par hasard on en trouvait, il suffirait de lui ramener !! ce texte a été distribué aux conseillers de Paris le 27 septembre 2016

Ils sont là pourtant par dizaines sur les trottoirs parisiens, nous sommes témoins de leur errance, l’ADJIE et quelques collectifs en communiquent régulièrement les noms, prénoms et dates de naissance à la Mairie.

Un petit aperçu de la manière dont on s’y prend, à la DASES, (l'ASE de Paris)   pour décider qu’il n’y a pas de mineurs à la rue dans Paris 

 

En 1 : Quand ils arrivent à franchir la porte du DEMIE, à Couronnes, on leur pose des questions ; c’est l’entretien d’évaluation

 

  En 2 : ils ne peuvent pas facilement répondre à une question ? ils  sont évasifs sur l’âge de leurs parents, de leur frère, de leur sœur…. ?

 

En 3 : ils n’ont pas de photo sur leur extrait de naissance, tout comme nous ?

 

 En 4 : conclusion : « Vous n’apportez aucun élément permettant d’étayer la minorité que vous alléguez », ils ne sont pas mineurs.

Attention, çà ne veut pas dire qu’ils sont majeurs non plus mais dans le doute, on  les met dehors, hors de toute protection, à la merci de tous les dangers de la rue !

 

Décision prise dans un bureau, loin de ces gamins. 

 

 

Passez muscade, le tour est joué !!

C’est ainsi qu’on peut déclarer « qu’il n’y a aucun mineur à la rue dans Paris »

  Ils repartent  avec l’adresse du 115, inaccessible pour un mineur, et un papier de refus. S’ils lisent bien les petites lettres, ils saisiront le juge, et nombre d’entre eux finiront protégés, après ces mois d’errance à la rue.

Et pendant des mois de procédure, l’accès à l’école de la République leur est refusé , un droit fondamental pourtant, les mettant en danger, car sans scolarisation pas de pespectives de régularisation. 

Contre « l’intérêt supérieur de l’enfant », Convention Internationale des Droits de l'Efant, et en dépit des recommandations du Défenseur des Droits, alors que le doute  devrait profiter à l’enfant.

Et c’est bien en votre nom, élus parisiens  et avec votre accord que cette situation inique existe. 

Nous sommes prêts à les amener quand vous voulez, ces gamins, gamines parfois. Certains avaient tenté de venir à votre  rencontre lors de rassemblements devant la Mairie de Paris, en avril, mai et le 1er septembre dernier, Rendez-vous manqués.

Ainsi, vous pourrez constater de visu qu’ils existent bien, alors même que vous niiez leur existence, leur état civil, mettez en doute leur histoire. 

 

 

 Les Collectifs Réunis pour la Protection des Jeunes Isoléslescollectifsmineurs@gmail.com (ASMIE, TIMMY/CPSE, permanencier/es ADJIE, …)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.