Politique Internationale : Changer de cap, une urgence Française et Européenne

Dans ce monde multipolaire de compétition économique avec des visions de court terme régie par l’équilibre des rapports de forces qui repose sur la puissance économique et militaire, mais aussi sur la loi du nombre, de l’espace territorial disponible et du volume de ses ressources fossiles disponibles, La France et l’UE doivent revoir leurs alliances.

Réalité de la situation Française et Européenne sur le plan international

Son accession au pouvoir de la Russie remonte à 20 ans, un poste qu’à l’âge de 66 ans, il occupe encore. Wladimir POUTINE qui a été invité par le Président Français, préalablement à la réunion du G7 (ex G8, dont la Russie est écarté depuis 5 ans) nous rappelle que la France, et d’une manière plus générale l’UE, n’a pas fait les meilleurs choix fait en terme de politique des relations extérieures. Par apport à la situation écologique, dans un monde multipolaire aux économies fondées sur un libéralisme avec des visions du court terme de type transcontinental destructeur de la planète, il est urgent de repenser notre approche mondiale des relations politiques, ainsi que les alliances.

Peut-on rester figer dans une alliance de dépendance totale à l’Amérique de TRUMP ? alors qu’après le retrait de l’accord de Paris sur le climat et celui du nucléaire Iranien, aujourd’hui les conséquences du récent retrait Américain du traité sur sur les forces nucléaires à portés intermédiaire (dit traité INF), annoncé en octobre dernier et officialisé début août, ne se sont pas fait attendre. Washington a annoncé lundi soir avoir réalisé, avec succès, un test de missile de moyenne portée tiré depuis le sol. Ce lancement, qui ne va pas sans soulever de vives tension avec les Russes et les Chinois, représente une première depuis la fin de la Guerre froide. Il faut rappeler que le traité INF avait été conclu en 1987 entre le président Américain Ronald REAGAN et son homologue Russe Mikhaïl GORBATCHEV, après plus d’une décennie de crise dite des «Euromissiles». La France et l’UE, comme la Russie et la Chine ne peuvent accepter cette escalade militaire qui peut à tout instant déboucher sur le pire...

Pourquoi ne pas se passer du parapluie militaire des USA, en mettant fin à l’OTAN ?

Doit-on maintenir l’OTAN  (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ? Pourquoi ne pas profiter des exigences exprimés par TRUMP sur le financement lorsqu’il réclame un effort supplémentaire de ses alliés Européens et exige qu’ils respectent l’engagement pris en 2014 de consacrer 2 % de leur PIB à leurs dépenses de défense en 2024. Quand Ensuite c’est 4 % du PIB qu’il leur demande de consacrer à la défense. Une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, sont sous la barre de 1,4 % en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère le président américain. Toutefois pour se rapprocher de l’objectif des 2 % de leur PIB consacrés à la défense, l’Europe et le Canada verseront 100 milliards de dollars supplémentaires en 2020.

Trump ne se cache pas qu’il souhaite que les Européens se « débrouillent » pour assurer leur sécurité  et « martèle » que les Américains n’ont pas à financer la défense des Européens. C’est l’unique sujet que le président républicain a soulevé à propos de l’OTAN, à son arrivée au pouvoir, en 2017. Ainsi, la France ne doit - elle pas ressortir de l’alliance militaire Transatlantique pour créer une dynamique permettant sa dissolution ? Ce qui obligerait à la mise en place d’une vraie défense Européenne qui ne coûterait pas forcément plus cher et qui va s’avérer de plus en plus indispensable face aux effets de la crise écologique, problème démographique, immigration économique et climatique, épuisement de l’eau et des énergies fossiles à accès facile etc.

L ‘UE doit cesser de subir les contraintes de l'extraterritorialité du droit américain et réagir

L'extraterritorialité du droit américain est la capacité que se donnent les Américains d'édicter des normes applicables à des personnes, physiques ou morales, non américaines. Cela a permis aux USA de sanctionner plusieurs entreprises européennes : Siemens en 2008, Technip en 2010, Alstom en 2014… En 2018, Sanofi a été contrainte de payer une amende d'environ 25 millions de dollars, au titre du FCPA. Titulaire d'actions cotées aux USA, la société française a été accusée de corruption dans le cadre de plusieurs appels d'offres publics au Moyen-Orient et au Kazakhstan. Dernière affaire en date, Airbus serait sous le coup d'une procédure judiciaire américaine pour corruption, révèle a révélé le journal le Monde le 20 décembre 2018.

Les Mesures Américaines d’extraterritorialité contestables au sens du Droit international ?

Les mesures prises par les USA sont contestables au regard du droit international, parce qu'elles comportent des mesures de sanctions "primaires renforcées" et "secondaires". Les mesures primaires ne concernent que les nationaux de l'Etat qui les décident. Mais pour en renforcer l'application, l'Etat peut les étendre aux succursales et filiales étrangères contrôlées directement ou indirectement par une entreprise américaine. On parle dans ce cas de sanctions primaires renforcées ou étendues. Les sanctions secondaires visent à interdire à tout Etat ou toute personne quels qu'ils soient de commercer avec l'Etat sanctionné, sous peine d'être soumis aux mêmes sanctions. A ce titre, toute entreprise étrangère qui poursuit le commerce avec l'Etat sanctionné se voit exclue du commerce américain et par conséquent du commerce international.

Vis-à-vis de l'Iran, les sanctions primaires et secondaires des USA affectent directement la souveraineté de tous les Etats tiers. Y compris des entités supranationales comme l'Union européenne, contraints de respecter des sanctions qu'ils n'ont pas décidées et qui sont parfois contraires à leurs intérêts.

En réaction à la réimposition des sanctions secondaires des USA sur l'Iran, l'Union européenne avait annoncé envisager un mécanisme de paiement par compensation au sein d'un véhicule de financement dit "SPV". Ce montage financier isolerait tout lien avec le système monétaire américain, de sorte à n'exposer aucune transaction aux sanctions américaines. Si cette voie de financement que L’UE pourrait mettre en place, elle devrait pouvoir, à terme, permettre aux entreprises européennes de poursuivre librement des échanges commerciaux avec l'Iran. Toutefois, elle semble aujourd'hui que pour conserver leur rôle dans le commerce international, les entreprises européennes ont jusqu'à maintenant préféré se conformer aux sanctions américaines. Une preuve de faiblesse et de manque de courage évident de plus de l’UE...Pour plus de détail à lire : https://www.touteleurope.eu/actualite/extraterritorialite-du-droit-americain-l-europe-face-aux-etats-unis.html

Un monde multipolaire qui se fonde sur le seul rapport de force avec les risque que cela implique

Dans ce monde multipolaire régie par l’équilibre des rapports de forces qui repose sur la puissance économique et militaire, mais aussi sur la loi du nombre et de l’espace territorial disponible, ainsi que du volume de ses ressources fossiles disponibles, l’UE fait figure de « maillon faible ». A cet effet, cette situation de grande faiblesse de l’UE en tant que l’une des puissance de ce monde multipolaire est due non seulement à ses divisions internes, tant d’ordre économiques que politiques, qu’à la profondeur de la crise d’identité la traversant. Incapable de répondre aux défis évidents de l’immigration résultant des interventions Américaines en Irak en 2003, de la France de Sarkozy en Libye en 2011, alors que ce pays était un partenaire proche avec une opportunité d'ouverture stratégique sur l'Afrique, ou celle de HOLLANDE, au coté des tueurs islamistes du front Alnosra (Al-Quaïda) en Syrie, contre le régime de Bachar AL-ASSAD, la France et l’UE par ses alliances et leur stratégie politique ont conduit une politique destructrice de leurs intérêts, comme du climat.

Aggravé par la question du terrorisme Islamique sur laquelle les populistes de différents pays ont mis le doigt et qui a ouvert un boulevard au maître du Kremlin, pour affaiblir l’UE. Avec les populistes Européens, POUTINE a aussi plusieurs autres jokers en poche, comme celui de l’ex Ministre de l’intérieur l’Italien Matteo SALVINI ou l’Autrichien Sebastian KURZ, avec lesquels il entretient de très bonnes relations, Sans oublier la Française Marine LE PEN. Ses actions sont égalementen hausse en Europe centrale, notamment chez le Hongrois ORBAN et le Tchèque ZEMAN. …

C’est aussi une bonne opération pour les USA et la Chine qui profitent désormais de la faiblesse du concurrent Européen pour pouvoir mieux se partager, au travers de leurs capacités d’influences respectives, les zones terrestres riches en énergies fossiles d’Afrique, Asie, Arabique, Amérique du sud via des « guerres » économiques qui n’ont que faire des accords de Paris sur le climat, y compris pour ceux qui, contrairement à TRUMP, n’ont pas « déchiré l’accord de Paris.

La France est devenue "un nain politique" sur la scène internationale, l’UE « un maillon faible »

La France affaiblie politiquement et économiquement, en froid avec son partenaire Allemand, est toutefois désireuse de jouer un rôle de premier plan de médiateur international dans la crise iranienne. Mais depuis la Présidence de SARKOZY elle est devenue un « nain politique » sans grande influence hors de l’Europe. La Russie, dont les propagandistes télévisuels du Kremlin ne se privent pas d’ironiser sur le locataire de l’Élysée, comme ils le firent pour ses deux prédécesseurs, et sauf à changer radicalement d’orientation politique sur le plan international, on ne voit pas comment POUTINE, en dehors des exigences protocolaires diplomatiques de façade, serait sensible aux éventuels desiderata exprimés par le Président Français s’ils ne vont pas dans le sens de ses intérêts géopolitiques ...

En s’alignant inconditionnellement sur la politique des USA, la France, mais aussi l’UE deviennent les serviteurs serviles du national populisme agressif de TRUMP. On n’a pu le constater lorsque, par exemple, en Avril 2018, où sans mandat de l’ONU et en violation du droit international, les USA ont entraînait la France et la Grand Bretagne pour aller bombarder Damas. Afin de justifier cette action criminelle contre un Etat souverain et avant qu’une commission d’enquête ait rendu son rapport, TRUMP et MACRON évoquèrent l’usage de gaz chimique par Bachar Al-ASSAD, qui ne fut d’ailleurs jamais démontré et fortement nié par le représentant de la Syrie à l’ONU. Le Conseil de sécurité des nations unis avait d’ailleurs rappelé que la destruction des 27 installations syriennes de fabrication d’armes chimiques, qui avaient été déclarées en 2014, a été vérifiée et effective.

A ne pas négliger les aspects démographiques et l’étendue des espaces territoriaux qui participent aux rapports de force déterminants

A titre indicatif, en 2019 la Russie a 150 millions d’habitants pour une superficie totale de 17 125 402 km² qui représente représente 11,48 % des terres émergées de la planète. Les USA ont 332 Millions d’Habitants pour une superficie de 9 629 047 km² et représentent 6,60 % des surfaces émergées. La Chine a 1,4 milliards d’habitants pour une superficie de 9 596 96I km² et représente 6,44 % .des surfaces émergées. L’UE avec 513,5 millions d’habitants pour une superficie de 4 493 712 km² représente 3,62 % des surfaces émergées.

Avec 551 000 km², la France a une population de 68 millions d’habitants (outre-mer compris) et représente 0,37 % des terres émergées de la planète. Avec une population de taille modeste (0,87 % de la population mondiale) elle doit néanmoins assurer la protection de la deuxième plus grande zone maritime du monde, la France est ainsi particulièrement vulnérable dans un contexte de montée des tensions géopolitiques et des migrations, marqué par une course aux au réarmement des grandes puissances. En regard de son histoire, sa situation géographique et son rôle au sein de l’UE elle doit pouvoir toutefois, par une autre politique de relation internationale, retrouver une place prépondérante pour servir d’aiguillon dans une réorientation de la politique internationale des grandes puissances pour tenter de faire face aux problématiques de l’urgence écologique, au premier rang duquel la question démographique aggravée par les problèmes migratoires.

La France ne retrouvera son rôle de puissance régionale pouvant influer sur les décisions internationale qu’à trois conditions

- première condition : changer radicalement de position à l’égard de la Russie

En décrétant en 2014 des sanctions économiques qui perdurent depuis contre la Russie et sont prolongées de 6 mois depuis le dernier Conseil Européen du mois de Juin 2019, l’UE pensait modifier la politique de POUTINE vis-à-vis de l’Ukraine, mais aussi par rapport au rattachement de la Crimée à la Russie par Moscou qui était jugée illégale par les USA et l’UE (au premier rang de laquelle la France du quinquennat HOLLANDE), de même que le référendum organisé à ce sujet par Moscou en 2014 et approuvé par 90 % des habitants de Crimée. Il convient de rappeler que la Crimée, péninsule Russe, avait été placée sous l’autorité de l’Ukraine en 1954 par la Russie de Nikita KHROUCHTCHEV du temps de l’URSS.

Les contribuables Français, dont les paysans, principales victimes des sanctions contre la Russie

En riposte, le président russe mettait alors un embargo sur les exportations agricole de l'UE. Si au départ l’assiette des citoyens russes a quelque peu souffert des restrictions, trois ans plus tard, l’agriculture russe a considérablement développé sa production dans le secteur céréalier comme dans les productions animales. Bien que sur le plan environnemental il est difficile de faire une évaluation des gains éventuels par le fait des productions locales, car les normes de productions par rapport à l’usage d’intrants chimiques peuvent être plus sévères au sein de l’UE. Mais sur le plan économique les principales victimes de ce bras de fer ont été les paysans européens et surtout français, via la baisse des prix agricoles accentuée par la perte du débouché russe en produits laitiers et en viande.

Avec les frégates Mistral, que les Russes avaient payé, elles ont un prix que les contribuables Français vont devoir payer du fait de l'immobilisation des deux navires depuis l'automne 2014, à cause des sanctions Françaises. Or après huit de négociations, Paris et Moscou étaient parvenus à un accord sur le montant de l'indemnisation, soit :1,16 milliard d'euros (c’est ce qui a été annoncé, mais pour certains observateurs, la somme serait plus importante).

Il est temps de rétablir les liens avec la Russie

A l’issue du délais de 6 mois des sanctions, prolongées en Juin 2019 par le Conseil Européen, c’est à dire au 1er Janvier 2020 la France doit exiger que l’UE mette un terme définitif aux sanctions contre la Russie.

L’Europe ne peut construire son avenir contre la Russie, ni même sans la Russie, dont on ne peut gommer son apport à la culture Européenne. Cet immense territoire aux ressources fossiles qu’il convient de ne pas dilapider possède une puissante armée (on dit que c’est la deuxième armée du monde).

Sans rien céder sur la philosophie des Lumières et le respect des droits de l’homme, qui sont une part constitutive de la culture européenne, il est plus aisé convaincre par la discussion et des échanges francs et directs un ami qu’un adversaire. Il est temps de mettre fin à l’affrontement avec la Russie,fort préjudiciable à l’ensemble des Européens, dont les Russes font partie. Il est urgent de construire ensemble de partenariats politiques et stratégiques au sein de cette grande Europe de « l’Atlantique à l’Oural « comme disait DE GAULLE. Ou comme on pourrait dire aujourd’hui de « Lisbonne à Vladivostok ;

- Deuxième condition au moyen Orient renouer avec la Syrie, sans oublier les Kurdes

Il ne faut pas s’y tromper, et ne cesser de rappeler à une opinion publique totalement manipulée que la prétendue « révolution du jasmin » ou celles des « printemps Arabes, ainsi qu’à un moment l’instrumentalisation des groupe terroristes islamistes, dont Daech par les USA fut un scénario écrit depuis longtemps, si on se réfère à un membre influent des proches de BUSH en 2002 : …« D’abord nous devons en finir avec les régimes terroristes, à commencer par les trois grands : Iran, Irak et Syrie. Puis nous nous occuperons de l’Arabie saoudite …Nous ne voulons de stabilité ni en Irak, ni en Syrie, ni au Liban, ni en Iran ou en Arabie saoudite. Nous voulons que les choses changent. La question n’est pas de savoir s’il faut déstabiliser mais comment le faire.  » (The War against the Terror Masters (Guerre contre les maîtres de la terreur), Sept 2002, de Michael LEDEEN, membre du groupe des néo conservateurs de Georges Bush.)

l’objectif d’abattre le régime Syrien de Bachar AL-ASSAD a échoué 

Il faut se rendre à l’évidence la stratégie Américaine en Syrie a échoué. Grâce au soutien de la Russie et de l’Iran, le régime de Bachar AL-ASSAD sort renforcé dans la lutte contre le terrorisme Islamique de Daech et devient un interlocuteur incontournable sur la scène internationale. Le Président Français doit en prendre acte et engager immédiatement le processus de rétablissement des relations diplomatiques avec le gouvernement légal de la Syrie, c’est à dire avec Bachar AL-ASSAD. Que ça plaise ou non !

- Troisième condition, permettre à la France de retrouver son rôle de puissance régionale qui lui permettrait notamment d’imposer les engagements pris par la signature de l’accord de Paris sur le climat.

Lorsqu’il pris l’initiative de jeter les base d’une « Union Méditerranéenne » avec pour le Nord de la méditerranée : Le Portugal, l’Espagne, la France, Monaco, l’Italie, la Slovénie Bosnie, Croatie, Monténégro,Macédoine, Grèce, Turquie, au Sud de la Méditerranée : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte,les territoires Palestiniens, Israël, la Jordanie,le Liban et la Syrie, ainsi que Malte et Chypre. Cela ne pouvait qu’aller dans le sens d’une volonté de permettre à la France de jouer dans la cour des puissances politiques régionales et de déjouer le scénario Américain évoqué plus haut .

Il convia en 2008 tous les chefs d’État devant composer cet espace Méditerranéen, on se souvient d’ailleurs de certaines réactions ou ironies par rapport à « la tente » de KADHAFI installée dans la cour de l’Elysée… il fut très dommageable pour la suite, que cette initiative resta lettre morte, avec pour le pire à venir ce qu’il fit en Libye en transgressant la résolution de l’ONU et dont on peut s’interroger sur ses motivations, car aujourd’hui l’UE et la France doivent en supporter les conséquences avec les vagues d’immigration et de drames en Méditerranée que l’on connaît...

Reprendre aujourd’hui l’initiative avortée de SARKOZY en 2008, une nécessité politique

Aujourd’hui, il serait urgent que la France reprenne l’initiative de SARKOZY de 2008, agrémentée de certaines dispositions pour rassurer nos amis et alliés avec, en particulier la notion de pays observateurs. Ces pays observateurs au Nord seraient l’UE et la Grande Bretagne qui va sortir de l’UE, au Sud L’Arabie Saoudite, l’Iran et l’Irak. Lors des réunions, ces pays participeraient à tous les travaux de cette union avec voix consultatives.

Cette troisième condition, telle qu’évoquée ici permettrait surtout à la France de reprendre l’initiative et de renforcer sa position de puissance régionale qui lui permettrait également d’avoir un rôle dominant au sein de l’UE et d’agir plus efficacement conforment à ses engagements lors de la COP 21 par la signature des accords de Paris sur le climat.

Pour conclure

Dans ce monde multipolaire de compétition économique avec des visions de court terme, malgré les discours de façade et les vœux pieux exprimés lors des G7, G 20 ou autres grands messes, les Etats les plus puissants, à l’instar des USA de TRUMP ne sont guère sensible à la gravité de la situation écologique . Alors que la problématique la plus urgente à laquelle il faut faire face, c’est à dire la question démographique ne semble pas préoccuper nos responsables politiques, seul un rapport de force favorable aux plus conscients de cette situation, peut imposer un arrêt par la régulation et la décroissance démographique de façon la plus objective et équitable possible avant que n’arrive le « cataclysme final » et à minima d’appliquer les accords de Paris sur le climat qui, face à la réalité de l’urgence écologique, obligeront à ne pas faire l’impasse sur cette problématique ....

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.