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Billet de blog 25 janv. 2023

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Forum économique mondial de Davos et réforme des retraites en France qui « patine »

Les riches et les puissants de la planète se sont retrouvés à la station de ski de Davos en Suisse pour le forum économique mondial. Mais à quoi ces rencontres peuvent-elles encore servir quand le fossé des inégalités de richesses des pays et celui des revenus ne cesse de se creuser entre les plus riches et les plus pauvres. Pendant ce temps la France se débat dans une réforme des retraites

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Les ambitions initiales du forum économique mondial ont-elles encore un sens en 2023 ?

L’ambition initiale de ce forum mondial de Davos était de faire réfléchir les puissants du monde économiques et politiques dans un contexte de mondialisation grandissante, et pour eux, d’augmenter leur réseau, en y apportant chacun leurs expériences. Mais aujourd’hui la mondialisation économique par le libéralisme économique sont de plus en plus contestés, voire remis totalement en cause par le « produire national et local » à l’instar de ce qu’exprime tous les responsables politiques en France...Sans forcément être suivi d’effet immédiat...

Entre la guerre de la Russie à l’Ukraine qui divise une partie du monde, les efforts que chaque pays doit faire face au dérèglement climatique, la question démographique qui est exclue des conférences nationale, internationales ou des rencontres du forum mondial et une grave crise alimentaire qui se profile, certain(e)s exhortent notamment à taxer les super profits. Ces supers profits sont actuellement réalisés par des multinationales des secteurs agroalimentaires, pharmaceutiques, pétroliers, et industriels qui profitent de façon immorale de la situation en Ukraine, notamment par la spéculation.

Ce ne sont pas les observations ou recommandations du forum économique mondial de Davos qui vont les ramener à plus de raison, mais les Etats qui coordonnent leurs actions de taxation fiscale des super profits de ces multinationales...

Certains parmi les plus riches participant à ce forum économique mondial n’hésitent pas, par ailleurs, à affirmer qu’ils peuvent et veulent faire un effort de solidarité en payant plus d’impôts… Et de « viser » la France qui a supprimé l’impôt sur la fortune (ISF), remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), Ce qui est une aberration !... Cet impôts rapportant moins de 2 milliards d’euros, contre 4 à 5 pour l’IFS et ne concerne pas forcément les plus riches, qui eux, par des artifices juridiques peuvent toujours placer leurs biens immobiliers dans des paradis fiscaux. Certains experts de ce forum économique mondial font pas par ailleurs observer que la France, comparativement à leurs ressources, est le pays où les plus riches payent moins d’impôts que les plus pauvres...

Des systèmes fiscaux sont-ils entretenus de façon volontairement injustes par les pouvoirs politiques ?

Au delà de ces constats, on ne peut que déplorer qu’à travers le monde, la plupart des systèmes fiscaux sont obsolètes et particulièrement injustes, car les plus riches ne paient pas leur juste part. Les lois semblent ignorer les nombreuses façons, dont les sociétés et les particuliers fortunés peuvent échapper à l’impôt et elles excluent la mondialisation financière permettant aux entreprises de transférer leurs bénéfices et leurs actifs vers les paradis fiscaux ou vers des pays à faible fiscalité.

Plutôt que de s’opposer à ces failles juridiques volontairement entretenues, les États préfèrent jouer avec la fiscalité indirecte, en particulier la TVA qui frappe de manière disproportionnée les plus modestes. Au cours des dernières décennies, ces inégalités systémiques ont entraîné un déclin massif de la richesse publique et une énorme concentration de la richesse privée. Elles ont également contribué à l’explosion des inégalités, comme le montre le dernier «Rapport sur les inégalités dans le monde d’ Avril 2022 ». https://ses.ens-lyon.fr/actualites/rapports-etudes-et-4-pages/rapport-sur-les-inegalites-mondiales-2022-world-inequality-lab-avril-2022#:~:text=Les%20in%C3%A9galit%C3%A9s%20de%20revenus%20entre,de%2040%20fois%20plus%20%C3%A9lev%C3%A9.

Si au niveau mondial les inégalités de revenus entre pays se sont réduites, les inégalités de richesse sont encore plus prononcées

Certes, comme l’indique le «Rapport sur les inégalités dans le monde de 2022 », au niveau mondial, les inégalités de revenus entre pays se sont réduites au cours des 40 dernières années  où le revenu moyen des 10 % des individus les plus riches était environ 50 fois plus élevé que celui des 50 % des pays les plus pauvres en 1980, il est désormais un peu moins de 40 fois plus élevé. Pour les inégalités de revenu dans le monde en 2021, les 10 % les plus riches de la planète captent 52 % du revenu mondial, tandis que la moitié la plus pauvre n'en gagne que 8 %. La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN) est la plus inégalitaire au monde : les 10 % les plus riches y perçoivent 58 % des revenus. L'Europe est la plus égalitaire : la part de revenus des 10 % les plus aisés est d'environ 36 %. Il y a toutefois encore de la marge en Europe pour réduire davantage les inégalités de revenus...

Les inégalités de richesse sont encore plus prononcées que les inégalités de revenus : la moitié la plus pauvre de la population mondiale détient seulement 2 % du patrimoine total, tandis que les 10 % les plus riches en détiennent 76 %. C'est en Amérique Latine que la concentration du patrimoine est la plus forte : les 10 % les plus aisés y détiennent 77 % du patrimoine personnel, contre 22 % pour les 40 % du milieu et seulement 1 % pour la moitié la plus pauvre. Elle l'est moins en Europe où les 10 % les plus riches possèdent 58 % du patrimoine, les 40 % du milieu 38 % et la moitié la moins dotée 4 %. En outre, les inégalités de patrimoine se sont accrues tout en haut de la distribution : les 1 % les plus riches (multimillionnaires) ont capté 38 % de tout le patrimoine supplémentaire accumulé depuis le milieu des années 1990, alors que les 50 % les plus pauvres n'en ont capté que 2 %.

Dans le même temps, comme indiqué dans ce rapport , les inégalités se sont accrues de manière significative à l'intérieur des pays : le rapport entre le revenu moyen des 10 % des individus les plus aisés et celui des 50 % les plus pauvres au sein des pays a presque doublé de 1980 à 2020, passant de 8,5 à 15. Désormais, les inégalités intérieures pèsent davantage que les inégalités entre pays dans les inégalités globales : 68 % contre 32 % en 2020.

Dans les pays riches, la quasi-totalité de la richesse se trouve aux mains du privé. La part de patrimoine détenue par des acteurs publics est proche de zéro ou négative, une tendance amplifiée par la crise de la Covid. Ces quarante dernières années, les pays se sont nettement enrichis, contrairement aux États. La guerre en Ukraine permettant aussi par le biais de la spéculation de s’enrichir un peu plus, alors que le pays ne cesse de crouler sous les destructions et que les populations meurent sous les bombes Russes.

L'écart de revenus entre les femmes et les hommes s'est un peu réduit mais reste très important : en 1990, la part des revenus du travail perçue par les femmes avoisinait 30 % ; elle se situe aujourd'hui à moins de 35 %.

Egalement, très forte disparités des impacts au dérèglement climatique

Par ailleurs, le «Rapport sur les inégalités dans le monde d’ Avril 2022 » confirme une réalité évidente, les disparités des contributions au changement climatique au sein de la population mondiale sont très importantes. D’après ce rapport, 10 % de la population est responsable de près de 50 % de toutes les émissions de CO2, tandis que les 50 % du bas de la distribution n'en produisent que 12 %. Ces inégalités mondiales des émissions de CO2 sont étroitement liées aux inégalités de revenus et de patrimoine mondial.

Il est toutefois dommage que ce rapport n’intègre pas la problématique démographique, car plus nous sommes nombreux, plus nous consommons et, outre les énergies et ressources fossiles qui s’épuisent, y compris les terres rares indispensables au numérique et aux nouvelles énergies, il y a d’importants rejets de gaz à effet de serre correspondants, dont le CO2. La question climatique deviendra impossible à traiter, surtout à résoudre. Par le désir d’appropriation qui est le plus fort chez l’être humain, plus il y aura de consommateurs plus les besoins seront importants, en particulier pour les personnes les plus aisées qui consommeront toujours plus que les plus pauvres… Un vis sans fin...

Contraindre les plus riches à un effort de solidarité en France un geste d’équité sociétal et donner du temps au temps pour la « énieme » réforme des retraites

Pour mieux redistribuer les richesses et investir dans l'avenir, le « Rapport sur les inégalités mondiales 2022 » envisage plusieurs stratégies telles qu'un modeste impôt progressif sur la fortune des multimillionnaires. Pour les auteurs de ce rapport 1,6 % des revenus mondiaux pourraient être prélevés et réinvestis dans l'éducation, la santé et la transition écologique. Mais aussi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales, ou encore une taxe carbone progressive ciblant les pollueurs aisés.

Le débat Franco-Français sur les retraites occupe la vie politique et sociale, mais La  survie financière du système des retraites est-elle vraiment en péril ?

Maintes fois brandi par l'exécutif pour justifier sa réforme des retraites, l'argument de l'équilibre du système financier est constamment mis en avant, car il y aurait urgence à réduire le déficit de 345 milliards d’euros. Mais de ci de là selon des responsables politiques des oppositions, cet argument de l’exécutif aurait été contredit par le président du conseil d’orientation des retraites (COR), Pierre-Louis Bras.

Compte tenu des réformes des retraites depuis une vingtaine d’années, la question des comportements de départ à la retraite, c’est à dire, celle de la transition entre l’emploi et la liquidation des droits à la retraite, dans un contexte d’évolution des règles n’a cessé de prendre de l’importance. Depuis des semaines, le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) est cité « à tour de bras » par le gouvernement, mais aussi par les oppositions parlementaires et les économistes. En lui faisant dire ce qui les arrange le mieux, fatalement, par leurs interprétations, ils lui font dire tout et parfois n’importe quoi. Aux différents scénarios prédictifs dans l’évolution du financement du système des retraites présentés dans ce rapport, chacun en privilégiant un plutôt qu’un autre.

La « survie financière du système des retraites par répartition intergénérationnelle est-elle vraiment en péril ?

L'audition du président du Conseil d'orientation des retraites (COR) par les députés, jeudi dernier, a remis cette question sous le feu des projecteurs.

Les opposants à la réforme des retraites s'appuient en fait sur une séquence de l'audition, qui avait beaucoup circulé sur les réseaux sociaux, en pleine journée de mobilisation contre la réforme : «Les dépenses de retraites ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées. Dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme», avance, dans cet extrait vidéo, Pierre-Louis Bras. Mais le président du COR remet-il vraiment en cause le bien-fondé d'une réforme du système de retraite ?

Pas vraiment quand on sait que le COR n’a cessé d’indiquer dans ses rapports successifs, l’importance du déficit et sa durée qui dépendent d'un certain nombre de paramètres, parmi lesquels la productivité et l'intervention financière de l'État. Mais quoi qu'il en soit, le système des retraites se trouvera déficitaire dans les prochaines années, que les règles restent en l'état ou soient modifiées…

Entre problématique démographique avec une croissance continue et un nombre de cotisant(e)s de moins en moins nombreux

Je rappelle une nouvelle fois que dans les débats sur les retraites, il est impossible d'échapper à la question démographique, pour une raison simple : dans le système par répartition qui prévaut en France et qu’il convient de préserver, les pensions versées aux retraités sont payées par les actifs actuellement en emploi, suivant un principe de solidarité intergénérationnelle.

En se conjuguant avec certains aspect de la révolution numérique où la connexion des robots entre eux, internet avec l’informatique quantique qui va se développer et se traduire par des entreprises fonctionnant avec très peu d’intervention humaine. Ainsi, conformément aux statistiques officielles, la croissance démographique aura pour effet que le nombre de retraités augmentera, tandis que le nombre d'actifs, lui, diminuera. A lire : https://www.lafinancepourtous.com/2021/12/07/les-evolutions-demographiques-futures-de-la-france-et-leurs-enjeux-economiques/

Alors qu'on comptait 2,1 actifs cotisants pour 1 retraité en 2002, le ratio est descendu à 1,67 actif cotisant pour 1 retraité en 2021. Selon les projections du COR, le ratio cotisants/retraités s'effondrera même à 1,2 pour 1 en 2070. Concrètement, dans 50 ans, il faudrait compter sur les cotisations sociales de six actifs seulement pour financer cinq pensions de retraite.

Même si actuellement, selon l’Insee, le ratio de demandeurs d’emploi au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établissait à 7,3 % de la population active au dernier trimestre 2022, contre 7,9 % en 2002, il convient toutefois de souligner que cette baisse du ratio des demandeurs d’emploi peut être, au gré de certaines situations, variable dans le temps. A cet effet, après avoir connu une baisse sensible entre 2016 où le ratio était de 10 % et au 2eme trimestre 2020 qui était descendu à 7,2 % à cause du Covid-19, au 3eme trimestre de 2020, c’est à dire la même année, il était remonté à 9,1 %.

Pour ne citer que la croissance démographique Française, faut-il rappeler qu’en 2002 la France comptait 62 millions d’habitants alors qu’aujourd’hui il y en a 68 millions, soit une progression de 6 millions en une vingtaine d’années et cela va continuer d’augmenter... tant que cette problématique ne sera pas réellement intégrée dans les les débats, mais aussi lors les conférences nationales et internationales sur le climat. https://www.insee.fr/fr/statistiques/5225246

Quelles que soient les réformes à faire, il sera impossible de réduire de façon très importante le déficit des retraites et encore moins de le supprimer

Il faut bien avoir à l’esprit, quelle que soit la réforme des retraites envisagée, allongement de la durée des cotisations ou report du départ de l’age à la retraite, voire les deux, le système sera durablement déficitaire du fait du déséquilibre entre la croissance démographique, dont personne au sein de la classe politique se préoccupe et la baisse du nombre de cotisant(e)s.

La question qui se pose est, bien qu’il faut s’efforcer de ne pas aggraver le déficit des retraites, fallait-il engager maintenant cette réforme ?

Au moment où notre pays, comme d’ailleurs ses voisins, doit faire face à l’inflation (environ 6 % en un an) liée pour le moment à la guerre en Ukraine, dont les risques de guerre nucléaire ne peuvent être exclus, et surtout au changement climatique qui risque de perdurer, faute d’un changement radical de politique économique et de maîtrise de la croissance démographique mondiale…

Est-ce le bon moment pour engager une réforme des retraites et ne fallait-il pas plutôt rechercher des solutions internes d’économie de gestion et des sources de financement externes à l’Etat pour alléger le déficit des retraites.

- Je rappelle que par l’usage du numérique qui doit concourir à simplifier les procédures et permettre des économies de gestion, dès lors que c’est le régime général des retraites qui compense le déficit des régimes particuliers, il faudrait mettre fin à ces régimes particuliers en les intégrant dans le régime général ? Ce qui fut d’ailleurs envisagé un temps.

- pour des recettes nouvelles, il serait indispensable de taxer les super profits des entreprises qui directement ou indirectement par spéculation profitent de la guerre de la Russie à l’Ukraine par divers travers de spéculation, ce qui est totalement immoral quand des centaines de milliers de victimes, avec des destructions tombent sous les bombes. Selon les organisations il est estimé que la taxation de ces super profits se situerait entre 4,5 et 10 milliards d’euros.

- je rappelle également qu’en plus des propositions faites par les auteurs du «Rapport sur les inégalités dans le monde d’ Avril 2022 », en lieu et place de l’actuel impôt sur la fortune immobilière (IFM), il conviendrait de créer une contribution solidarité sur la richesse (CSR) pour les très riches ( au-delà de 7 millions d’euros en y intégrant les biens immobilier, les yachts, jets privés, berlines somptueuses au delà de 50 000 euros...) Ce type de contribution pourrait rapporter un peu plus de 3 milliards d’euros. Cette disposition s’appliquerait à tous les citoyens Français, que les gains de leur richesse se fasse en France ou à l’étranger (Dirigeants d’entreprises du CAC40, divers sportifs, dont des foutballeurs, comédiens, animateurs télé…). Un accord international dans ce sens doit être trouvé lors des réunions du G20…

Les deux mesures suggérées concernant les recettes, ainsi que les économies de gestion par le transfert des régimes particuliers au régime général permettraient de réaliser incontestablement entre 8 et 12 milliards d’euros de recette pour le budget de l’État, dont une partie servirait à réduire le déficit du régime général des retraites.

Pour conclure

Ce ne sont pas les observations ou recommandations du forum économique mondial de Davos qui vont réduire les disparités de richesses entre pays et les revenus entre les très riches et les très pauvres, mais les Etats qui coordonneront leurs actions de taxation fiscale des profits et superprofits. Avec sa réforme des retraites, dont le déficit ne peut que perdurer, réforme ou pas, qu’il veut imposer le plus rapidement possible, le gouvernement Français est entrain de se perdre dans un labyrinthe, dont il lui est impossible de trouver la sortie. Dans l’intérêt du pays il devrait marquer un temps d’arrêt pour cette réforme et imposer des recettes plus justes et équitables qui permettent de réduire le déficit des retraites, sans avoir recours au budget de l’État.

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