Ecologie : considérations économiques qui priment sur les promesses présidentielles ?

Très souvent, le mot « écologie » est utilisé, tel un verbiage pour justifier un peu tout et n’importe quoi, de manière à rassurer et donner bonne conscience à « l’homo – faber- consummeris », il pourra ainsi mieux consommer, persuadé qu’il fait un geste pour lui même et la nature.

Nos Présidents, lorsqu’ils sont en période de recul dans les sondages, ne sont pas les derniers à à intégrer  l’écologie dans un verbiage de circonstance

Les images sont belles quand le président Emmanuel Macron, tout sourire, tente de démontrer que pour lui, l’écologie est sa nouvelle priorité. Sans douter à priori de sa bonne foi, mais on croirait voir Sarkozy avant qu’il ne déclare « l’environnement ça suffit », Chirac quand il déclare à Johannesburg «  la maison brûle et nous regardons ailleurs » ou Hollande lorsqu’il nomme des ministres verts (qui n’ont servi à rien, sauf à discréditer l’écologie). L’écologie devient le « dada » de nos derniers présidents. Un « dada » qu’ils enfourchent dès qu’ils baissent dans les sondages ou que les Verts obtiennent de bons résultats aux élections intermédiaires. Ces bons résultats sont généralement le fait du principe des vases communicants avec le PS, lorsque celui-ci baisse à ces élections.

En cela, Emmanuel Macron n’est pas différent de ses prédécesseurs. Comme eux, il fait de beaux discours, affiche des intentions vertueuses et présente la France en exemple. Certes il a cédé aux écologistes sur quelques dossiers et pas des moindres : abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes, le projet A45, Europa city, et inviter les députés à engager diverses lois (alimentation, mobilités etc.) notamment, grâce à la présence de Nicolas Hulot. faisant ainsi toutefois un peu mieux que ses prédécesseurs.

Mais, comme ses prédécesseurs, il est coincé par des considérations économiques qui l’emportent toujours. Les lobbies les plus anti écologistes y veillent également… Certains font partie des ses plus proches conseillers et leurs conseils vont générer des mesures totalement opposées à l’écologie (exemple avec Mr. Thierry Coste pour la chasse et le négoce des armes, ce qu’il ne conteste d’ailleurs pas lors d’interview à la télévision ).

Il y a le dire d’Emmanuel Macron et le faire du Président, par obligation acceptée ?

Dernier exemple : Emmanuel Macron après avoir annoncé la fin du glyphosate en 2021, en sa qualité de Président de la république, le président va faire l’inverse de ce qu’il a dit. En cédant au lobbing de la FNSEA, il prend la décision de ne plus imposer la suppression des glyphosates à des agriculteurs, « tant qu’il n’y aura pas un produit de substitution » (on risque d’attendre beaucoup plus longtemps que prévu). Oubliant au passage que des agriculteurs n’utilisent pas le glyphosate, et pas seulement les agriculteurs Bio, mais ceux là échappent au contrôle de la FNSEA.

La FNSEA, tout puissant lobbiste au service des fabricants d’intrants chimiques (glysophate et autres produits) roule dans la farine des agriculteurs bien naïfs, dont ils n’ont que faire de leurs difficultés. Alors que leurs nombreux adhérents sont des paysans pauvres, couverts de dettes, qui ont toutes les peines du monde pour « joindre les deux bouts » en fin de mois, les dirigeants de ce syndicat agricole bénéficient de généreuses rémunérations. Plusieurs d'entre eux gagnent environ 120 000 euros bruts par an, soit davantage qu'un salaire de ministre dans le gouvernement d'Edouard Philippe ( http://www.leparisien.fr/economie/la-fnsea-assume-les-confortables-salaires-de-ses-dirigeants-20-02-2020-8264025.php ).

Au delà de son discours, Emmanuel Macron ne peut sacrifier notre industrie nucléaire qui, paradoxalement, est la moins émettrice de CO2. Enfin, il ne le dit pas, mais son discours écologique va à l’encontre de la très libérale politique de l’Union Européenne. Laquelle UE devient l’otage de Mr. Trump qui vante les OGM, ou de Mr. Bolsonaro qui laisse brûler la forêt amazonienne pour faire place à d'immenses cultures de soja transgénique , ce soja à bas prix qui va inonder nos territoires.

- Evoquer l’écologie et se mettre en conformité avec le discours impliquerait que nous cessions d'importer ces protéines pour engraisser des animaux entassés dans des usines à viande et à lait.

- Evoquer l’écologie et se mettre en conformité avec le discours, c’est relancer la production de protéines végétales européenne et mettre un terme à l'élevage industriel.

- Evoquer l’écologie et se mettre en conformité avec le discours, c’est remettre en cause les procédures de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay), qui une fois ratifiées nous empêcheraient d'atteindre la souveraineté alimentaire et ferait passer les intérêts des multinationales avant ceux des paysans et des citoyens.

- Evoquer l’écologie et se mettre en conformité avec le discours devrait interdire de multiplier les accords de libre-échange avec de nombreux pays, dont le CETA que les députés Français ont ratifié, ce qui multipliera le recours aux tankers et avions qui sont loin du «localisme» vertueux.

- Evoquer l’écologie c’est aussi avoir à l’esprit qu’aujourd’hui l’espace des humains empiète toujours plus sur celui des autres espèces, dont on détruit quotidiennement le biotope. c’est 1,75 hectare par humain sans rien de prévu pour toutes les autres espèces terrestres : éléphants, rhinocéros, grands félins, chevaux, moutons petits mammifères divers ... donc, il y a réellement bien moins de 1,75 hectare par humain si l’on réserve de la place aux animaux..

- Evoquer l’écologie c’est aussi avoir à l’esprit que nous avons une perte dans le monde de 275 km2 par jour de terres arables sous le béton et l'asphalte, du aux effets de l'urbanisation, des voies de circulation de circulation routières, ferroviaires à grande vitesse, aéroportuaires, en particulier dans les pays riches et émergents. Avec une démographie qui ne cesse de croître, accompagnée dans les pays riches par des mesures natalistes excessives,on peut imaginer l'impact écologique  des plus désastreux!

De l’écologie à l’écologisme, ce que semble méconnaître Emmanuel Macron

L’écologie et non l’écologisme est d’abord une discipline scientifique, pratiquée par des écologues, qui se fonde sur la construction de l’idée d'« écosystème », dont l’homme n’est pas séparable de la place qu’il y occupe avec toutes les autres espèces. L’écologisme est plutôt une discipline politique qui n’est pas forcément pratiqué par des écologues, mais plus largement par des personnes (écologues bien sur, mais surtout des militants associatifs et politiques) qui entendent développer des projets dans un un cadre politique en se référant à l’écologie scientifique. Il convient toutefois d’éviter certaines contradictions, entre un projet politique se référant à l’écologie, avec les moyens permettant de l’imposer par des jeux et stratégies d’alliances, lesquelles peuvent s’avérer incompatibles avec les enseignements de l’écologie science. Ce qui caractérise constamment, en particulier EELV, mais pas seulement...

Faut-il rappeler que le vivant est un monde d’interactions.

La moindre activité d’un organisme suppose toujours des échanges, de matière, d’énergie, d’informations, des mouvements, des comportements. Des interactions qui favorisent ou empêchent. Voilà peut-être ce qui caractérise l’écologue : c’est celui qui veut comprendre le monde des vivants et ses interactions.Vouloir comprendre le monde du vivant et la complexité des interactions de l’écosystème est une chose, adhérer à une pensée écologiste qui s’emploie davantage à questionner notre place dans ce monde et à développer par une interprétation la projection d’un cadre politique et sociétal de l’homme pour son maintien dans cet écosystème, qui peut prendre la forme d’un projet politique, est autre chose.

Rappel de quelques éléments, en tant que science d’observation de l’écosystème, dont devrait tenir compte Emmanuel Macron quand il évoque l’écologie

Dans la nature, la vitesse et l’espace sont une nécessité de survie. Le prédateur doit disposer d’un espace le plus vaste possible et courir très vite pour attraper sa proie et la proie disposer d’un espace encore plus grand et courir encore plus vite pour échapper au prédateur. Les deux développent généralement des techniques adaptées, en fonction de leur morphologie et de l’environnement dans lequel ils évoluent.

L’écologie a reçu de Darwin cette intuition fondamentale : les interactions entre espèces conditionnent leur existence et leur devenir. L’écologie scientifique démontre ainsi qu’aucune espèce ne peut proliférer au détriment des autres espèces, comme le fait l’homme, sans se mettre en danger et à terme disparaître. L’homme, prédateur au sommet de la pyramide des espèces, par sa croissance démographique explosive ne saurait échapper aux démonstration de l’écologie science.

Concernant les notions d’espace et de vitesse

Si l’homme conserve dans ses gènes, en souvenir de l’époque très lointaine où il était soumis à cette règle d’espace et de vitesse, aujourd’hui, s’il a besoin d’un espace moins important, mais d’un espace vital minimum pour lui permettre de vivre correctement, il ne devrait plus avoir besoin de vitesse pour sa survie.

Curieusement, alors qu’il ne cesse de restreindre son espace vital, il ne cesse de développer des techniques de vitesse toujours plus rapides qui épuisent les ressources fossiles et altèrent gravement l’écosystème. A t-on besoin de tel projet autoroutier, plutôt que d’améliorer les axes routiers existant, ou de telle nouvelle ligne à grande vitesse, alors que l’on va fermer des lignes secondaires, pour au bout des trajets sur plusieurs centaines de km gagner quelques minutes ? ... A t-on besoin de vitesse pour aller le plus vite possible travailler, quand on exerce son activité de bureau derrière un ordinateur à plusieurs dizaines de km de son domicile, alors qu'il est possible de le faire sans se déplacer de quelques centaines de mètres de son domicile grâce à la mise en place de S-hub de télétravail ?... Certes, Il implique avant tout de changer de référentiel de valeurs. En France particulièrement, nous sommes habitués à une culture d’entreprise basée sur le présentéisme : les horaires de bureau, les pointeuses, montrer qu’on “fait des heures”. Cette barrière doit tomber, les Communes et  leurs intercommunalités, outre les bâtiments S-hub à mettre en place, doivent  y contribuer en offrant des avantages aux entreprises, sur le plan fiscal et en leur permettant d’ obtenir les aides diverses auxquelles elles peuvent prétendre par ailleurs.

Par rapport la notion d’espace, quelle surface actuelle habitable est estimée par habitant ?

La surface totale de la Terre est de 510 000 000 km2, forets, mer, désert compris. La surface des terres immergées est de 360 000 000 km2 (soit 70,7 %). Celle des terres émergées est de 149 000 000 km2 (soit 29,3 %). La surface des terres habitables(?) 134 000 000 km2 (soit 26,3%). La surface des forets tropicales est de 1,7 milliards d’hectares dont 800 millions au Brésil. Celle des des autres forets de 1,8 milliards d’hectares. Les surfaces inhabitables sont officiellement de 1,5 milliard d’hectares avec 7,7 milliards humains aujourd'hui et demain ?...

Sachant que la surface totale de la terre est de 510 millions de km2, soit 51 milliards d'hectares / 7,7 milliards d'habitants cela fait environ 7,4 hectares par humain, de terre, de mer et de désert. 29% de terre émergée (pour le moment, avant la fonte des glaces !) donc, 149 millions de km² désert compris = 14, 9 milliards d’hectares / 7,7 milliards humains = 2,2 hectares par humain de terre et de désert.

134 millions de km² sont déclarés habitables, ce qui signifie que les forets semblent être considérées comme des zones fertiles et habitables. (1,5 milliards d'hectares seraient inhabitables et l’on dénombre 2,73 milliards d’hectares de quasi-déserts).

Si l’on ôte les 2,73 milliards d’hectares des quasi-déserts aux surfaces émergées de la planète on obtient : 12,17 milliards d’hectares / 7,7 milliards d’humains = 1,75 hectare par humain de terre plus ou moins fertile, forets autres et forets tropicales comprises.

Sachant que l’effet de serre naturel remonte la température moyenne de la Planète, à chaque degré supplémentaire, les calottes glacières fondent, le niveau des mers monte et la surface habitable par habitant diminue.

Selon ces données, déjà, aujourd’hui, c’est 1,75 hectare par humain sans rien de prévu pour toutes les autres espèces terrestres : éléphants, rhinocéros, grands félins, chevaux, moutons petits mammifères divers ... donc, il y a réellement bien moins de 1,75 hectare par humain si l’on réserve de la place aux animaux..

Avec une perte de 275 km2 par jour de terres arables sous le béton et l'asphalte, du aux effets de l'urbanisation, des voies de circulation de circulation routières, ferroviaires à grande vitesse, aéroportuaires, en particulier dans les pays riches et émergents, et une population qui explose, on peut imaginer l'impact écologique !

La croissance démographique non maîtrisée, le pire des périls

Il faut également avoir à l’esprit que, contrairement aux cinq précédentes extinctions des espèces, Pour la première fois l’homme, par son nombre et son économie, est le seul responsable de la sixième extinction massive des espèces. Jusqu'à un million d'espèces animales et végétales sont menacées d'extinction, dont beaucoup « dans les prochaines décennies », selon un projet de rapport de l'ONU sur la biodiversité.

Pendant ce temps, malgré quelques ralentissements, en Europe, la croissance démographique se poursuit et nous atteindrons probablement vers la fin de cette année 2020 les 8 milliards d’habitants. La dernière décennie 2009- 2019 la population mondiale a augmenté de un milliard, passant de 6,7 à 7,7 milliard d’habitants. Pour rappel, selon B. Sundquist de l’université du Minesota, à l'échelle du globe, les pertes de surfaces arables sont estimées en moyenne à 100 000 km2 par an, avec des impacts écologiques sans cesse toujours plus aggravés. En quarante ans, c’est donc 4 millions de km², soit à peu près la superficie des 27 pays de l’UE. Si l’on poursuit au rythme d’une augmentation d’un milliard d’habitants par décennie, comme pour la période 2009 – 2019, il y aurait 10 milliards d’habitants en 2030, 12 milliards en 2050 et 17 milliards en 2100. A raison d ‘une perte annuelle de 100 000 km² de terres arable, en 2100 c’est plus de 8 millions de km² de terres arables qui auraient disparu, soit la superficie totale du Brésil ou près de 2 fois la superficie des pays de l’UE.

Et que dire par rapport aux émissions de gaz à effet de serre 

Depuis le développement des activités industrielles, les réservoirs terrestres et océaniques ont absorbé la moitié des émissions anthropiques. Les émissions restantes persistent dans l’atmosphère, entraînant l’accroissement des concentrations de gaz à effet de serre (GES). À l’échelle mondiale, les forêts sont des puits nets de carbone. Le puits brut attribué à la biosphère, c’est-à-dire essentiellement aux forêts, qui concentrent 80 % de la biomasse aérienne et 50 % de la photosynthèse terrestre compense 19 % des émissions anthropiques annuelles de GES, soit environ 10 Gt CO2 équivalent (Giec 2013, Canadell ). La déforestation entraîne des émissions de GES par la combustion et la décomposition des matières organiques. Ces émissions brutes représentent environ 12 % des sources d’origine anthropiques annuelles de GES dans le monde (Giec 2013). En France, la séquestration nette de carbone dans la biomasse des forêts est estimée à environ 50 Mt CO2 équivalent, soit environ 12 % des émissions nationales de carbone.

Quelle est l’empreinte carbone moyenne d’un Français ? Combien de CO2 émet- il chaque année ?

En reprenant les données officielles du Ministère de la Transition Écologique, les inventaires nationaux de la consommation et les données du cabinet d’évaluation environnementale Carbone 4, l’ingénieur énergie indépendant Régis Janvier obtient des données permettant de rentrer un peu plus dans le détail.

Grâce à ces données on peut savoir un peu plus précisément d’où viennent nos émissions de CO2. Voici les principales sources d’émissions dans l’empreinte carbone moyenne d’un Français :

La voiture : 2 tonnes de CO2 par an. La voiture reste encore aujourd’hui la principale source d’émissions de CO2 des Français. Elle devance largement l’usage de l’avion (en moyenne 480 kg de CO2 par an et par personne).

L’énergie de nos logements : 1.7 tonne de CO2 par an. Le deuxième poste d’émissions de CO2 d’un Français, c’est l’énergie qu’il utilise dans son logement : gaz, chaleur, électricité… Mais cela prend aussi en compte l’énergie utilisée pour les services associés au logement comme le traitement des déchets.

Les services publics et les services de santé : 1.5 tonne de CO2 par an. Le troisième poste le plus important de nos émissions de gaz à effet de serre est un poste global : il regroupe tous les services publics et les infrastructures de santé. Il s’agit donc à la fois des services comme la sécurité nationale (police, gendarmerie, défense), de la santé, d’éducation ou de justice et bien d’autres. On considère que ces services qui profitent à tous émettent des gaz à effet de serre que l’on répartis entre les Français.

L’achat et les usages des nouvelles technologies : 1.2 tonne de CO2 par an. Internet, ordinateurs, téléphonie mobile, mais aussi high-tech représentent le troisième poste d’émissions de CO2 d’un Français. L’achat de nouvelles technologie progressant chaque année, c’est un poste qui risque d’augmenter dans les années à venir et pour lequel un gros effort de recyclage doit être fait.

L’alimentation (viande et poissons) :  1.15 tonne de CO2 par an. On le sait, les aliments d’origine animale ont souvent une empreinte carbone élevée. C’est notamment le cas du boeuf et de l’agneau, qui représentent 650 kg de CO2 par an et par personne, soit environ 6% de notre empreinte carbone totale. La volaille ou le porc, ainsi que les produits de la mer ont une empreinte carbone largement inférieure, moins de 200 kg de CO2 par an et par personne, soit environ 1.5%. Pour réduire votre empreinte carbone alimentaire, il faut donc réduire en priorité la consommation de boeuf et autres ruminants, surtout ceux qui sont élevés en élevage industriel (plus émetteurs).

Pour conclure

Au delà du verbiage présidentiel sur l’écologie et des intentions qu’il exprime, il y a des besoins minimaux dus aux exigences du nombre « d’ homo – faber - consumméris » et à la satisfaction plus large de besoins, dont la plupart ne sont pas utiles, mais imposés de façon subtile par les lobbies les plus anti écologiste qui soient . Ces « obligations économiques » et les lobbies qui les orchestrent, font que  le dire d’Emmanuel Macron et le faire du Président, par obligation plus ou moins volontairement acceptée , nous sommes dans une situation qui à très court terme va s’avérer catastrophique et totalement irréversible... Faute d’avoir eu le courage d’anticiper par des mesures courageuses en opposition à certaines dérives consumméristes…

 

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