Pensées en Vrac

De nombreuses activités professionnelles m’ont tenu éloigné de ce blog. Mais plutôt des choses intéressantes. Par exemple : le lancement des Etats généraux de la presse à l’Elysée avec Nicolas Sarkozy qui réussit un brillant discours sur la presse posant toutes les questions importantes pour la profession mais sans lever une grosse ambiguité : pourquoi promouvoir des grands groupes de presse ? Pour l’intérêt de la profession ou pour celui de ses amis ?

 

Quoi d’autre ? Une grosse activité à CB News sur les quotidiens sportifs où -petit moment d’autosatisfaction - nous avons été en pointe. Enquête sur l’Equipe le 8 septembre (premiers à parler de la Face Cachée de L’Equipe), enquête sur le marché à venir de ces quotidiens et retour sur l’épisode Le Sport il y a 20 ans. Et enfin, mardi, l’annonce avant tout le monde du nouveau quotidien sportif dirigé par Karim Nedjari, que le groupe Amaury (proprio de L’Equipe) se prépare à lancer pour contrer le “10 Sport” de Michel Moulin. Semaine sympa, non ?

Sinon, sur les socialistes. Tant de choses à dire et tellement peu d’envie. Vous le savez je considère que ce parti est en état de mort clinique (je le dis depuis 2005…), et que ce congrès qui accouchera d’une souris sans refiefs ni projets actera cet état de fait. Gramsci, grand intellectuel italien, expliquait que la domination culturelle et intellectuelle est un préalable à la domination politique. En clair, la victoire politique suppose la capacité à imposer ses thèmes, son schéma de pensé et in fine ses solutions. C’est la fameuse « bataille des idées », qui est la clef de la victoire. Au secours, la gauche nous manque pourrions nous scander…

 

Or sur les idées, la gauche est inaudible. Non pas qu’elle n’en a pas. Elle ne les dit pas parce que la structure même du PS l’en empêche ! Bref, vous l’aurez compris, quand un parti de gauche sensé incarner l’alternative ne mobilise pas sur ses thèmes. A savoir : la question sociale, la question politique et la question internationale. Alors, je pense qu’il faut changer de parti. Construire autre chose ailleurs. Bourdieu parlait de déterminismes. Le PS meurt aujourd’hui du déterminisme de ses courants…Il faut le dynamiter en s’en allant.

Sur la crise financière, je n’aurais qu’une chose à dire. Lisez le numéro de Marianne du samedi 4 octobre. Il y a tout dedans. Je me souviens de nombreuses discussions avec des amis de droite et de gauche dans lesquelles il m’arrivait de stigmatiser l’illusion financière et où comble du gauchisme je déclarais que l’Etat avait un rôle économique à jouer car la main invisible et l’autorégulation du marché n’existait pas, je me faisais traiter de communisteou d’archaïque ! Je préfère en rire aujourd’hui…Surtout que ces mêmes personnes m’expliquent que l’Etat doit renflouer les banques… Là je dis non. L’économie normale, keynésienne, car c’est la seule qui vaille, n’implique pas de faire intervenir l’Etat quand tout va mal…

A très vite, peut-être plus gai…

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.