Thomas Piketty: La dette pour les uns, la diète pour les autres

Il est possible qu'un jour, les locataires de cette planète que nous sommes tous, élèvent leur regard pour projeter leurs intérêts à long terme. Pour cela il faut comprendre le monde et son économie. Thomas Piketty dans son livre le Capital du XXiè siècle nous éclaire de quelques savoirs qu'il est important de connaitre. Je me suis arrêté sur le chapitre de la dette.

 (article original publié en 2015)

Résumé :

Les mesures « en faveur » de l’emploi s’accumulent depuis 40 ans sans effet durable et c’est normal. La France a connu une fulgurante ascension du chômage à partir des années 70 et un maintien dans un tunnel de 8%  à 10% depuis 1980. Un enchaînement machiavélique va donner les pleins pouvoirs au marché. La déréglementation des marchés financiers des années 70 provoque une explosion des dettes et place les Etats dans une totale dépendance. La révolution numérique des années 90 amplifie formidablement les outils spéculatifs qui permettent de transformer le monde de l’entreprise en un produit financier.

Il existe pourtant des réponses qui permettraient d’infléchir ces constats.  Trois méthodes principales sont soutenues par Thomas Piketty dans son dernier livre : « l’impôt sur le capital, l’inflation et l’austérité", en soulignant immédiatement que l’impôt exceptionnel sur le capital privé est la solution la plus juste et la plus efficace »

 

Le bons sens de Piketty

Il semble inutile désormais de rechercher dans le programme des partis politiques les réponses à cette question de la dette. Thomas Piketty a publié « Le capital au XXIème siècle ». « Fruit de 15 ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s’appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs ». En tirant de l’expérience des siècles passés les leçons pour l’avenir, cet ouvrage montre que les moyens existent pour inverser les tendances qui concentrent les patrimoines aux mains de quelques uns et menacent ainsi la justice sociale des sociétés démocratiques.

Cet éminent spécialiste de l’histoire de l’inégalité des revenus termine son ouvrage de 948 pages par la question de la dette publique.

Il rappelle tout d’abord « qu’il existe deux façons principales pour un Etat de financer ses dépenses : par l’impôt, ou par la dette. D’une manière générale, l’impôt est une solution infiniment préférable, à la fois en terme de justice et d’efficacité. Le problème de la dette est qu’elle doit le plus souvent être repayée, si bien qu’elle est surtout dans l’intérêt de ceux qui ont eu les moyens de prêter à l’Etat et qu’il aurait été préférable de faire payer les impôts ».

En fait Thomas Piketty nous explique qu’il vaut mieux mettre à contribution ceux qui ont les moyens pour payer des impôts plutôt que de les solliciter pour nourrir la dette.

C’est une question éminemment politique qui débouche sur des réponses qui devraient être portées par ceux qui aspirent à conduire les intérêts d’un pays, les intérêts de ceux qui vivent dans ce pays et non de ceux qui vivent sur le dos de ce pays.

 

L’austérité n’est pas la solution

Pour réduire la dette publique il existe trois méthodes principales que l’on peut combiner dans diverses proportions dit l’auteur : « l’impôt sur le capital, l’inflation et l’austérité", en soulignant immédiatement que l’impôt exceptionnel sur le capital privé est la solution la plus juste et la plus efficace ».

De suite nous comprenons que l’austérité qui pèse sur les populations, et mise en oeuvre par l’Europe comme solution unique, n’est pas la bonne réponse.

 

Même le Fonds Monétaire International le reconnaît.

« Le Fonds monétaire international s’est livré à une étude de l'impact des politiques dites de consolidation budgétaire. Sa conclusion, en forme de mea culpa, est sans ambiguïté: l'austérité réduit plus fortement que prévu l'activité économique, et donc les rentrées fiscales, provoquant en fait un creusement du déficit. » [14]

L'observation de la situation en Grèce confirme ces erreurs dans les solutions avancées. Entre 2010 et 2015 le PIB Grec a chuté de 25%, le chômage est passé de 11%  à plus de 26%, la dette est portée de 120% à 170 % du PIB, etc.

 

L’Europe se trompe mais persiste

La solution de l’austérité sera donc confirmée malgré ce constat d’échec en terme d’efficacité et il est désormais légitime de se poser la question sur la véritable ambition de l’Europe en matière économique.

La crise Grecque est un révélateur extraordinaire de cette anomalie européenne qui privilégie le capital au détriment du travail, qui privilégie les rentiers contre les peuples.

C’est donc un échec total. Mais ça ne fait rien. L’Europe continue dans cette voie contre les peuples car il est clair désormais que les dirigeants européens représentent d’autres intérêts. Rappelons que le taux d’impôt sur les bénéfices des entreprises n’est que de 25 % en moyenne en Europe contre 40 % aux Etats-Unis.

 

Et pour cause !

Pour s’en convaincre il suffit d’observer les pratiques luxembourgeoises qui pourraient paraître scandaleuses si elles n’étaient pas légales.

Des accords fiscaux secrets entre le Grand Duché et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa, afin de minimiser leurs impôts, sont ainsi révélés dans une enquête s'appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).

De grandes entreprises « s'appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les déficiences de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu'ils n'y soient pas taxés, ou très faiblement », écrit notamment Le Monde[15].

Le ministre des Finances luxembourgeois, Pierre Gramegna, a défendu la pratique de "tax ruling". Elle "fait partie de notre patrimoine et nous voulons la perpétuer dans le respect des règles"."Le maintien d'une certaine compétitivité, loyale, entre les Etats dans le domaine fiscal est indispensable", ajoutait le ministre du Grand-Duché.[16]

Lorsque l’on sait que Jean-Claude Juncker, l’actuel Président de la commission européenne, a été Premier ministre du Luxembourg entre 1995 et 2013, soit pendant la période où les accords mentionnés par l'ICIJ ont été signés, on comprend mieux l’acharnement de l’Europe à poursuivre son œuvre en faveur des possédants.

Ce même Jean-Claude Junker qui à propos de la Grèce, vocifère que la démocratie ne peut remettre en cause les traités européens.

Si l’on ajoute à cela le passé du président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi à la Goldman Sachs entre 2002 et 2005, la banque qui avait conseillé la Grèce dans l'utilisation de produits dérivés pour masquer ses déficits budgétaires, on appréhende mieux cette Europe détachée des peuples.

 

Première solution : prélever un impôt exceptionnel sur le capital

Comme nous l’avons vu la dette ne peut pas être le moyen ordinaire de financer les Etats, sauf à considérer, comme les dirigeants de l’Europe actuelle essentiellement conservateurs et de droite, que les banques doivent privatiser les profits et les Etats mutualiser leurs dettes !

Nous l’aurons compris, tout démontre aujourd’hui que l’Europe actuelle poursuit d’autres intérêts que ceux des peuples.

Thomas Piketty, et de nombreux économistes avec lui, estime que « la solution de loin la plus satisfaisante pour réduire la dette publique consiste à prélever un impôt exceptionnel sur le capital. » Jamais cette question n’est abordée et ce n’est pas la ridicule taxation sur les transactions financières que la France a sabordée[17] qui peut devenir une réponse.

Par exemple, explique t-il, « un impôt proportionnel sur tous les patrimoines privés rapporterait près d’une année de revenu national (2000 milliards) et permettrait donc de rembourser immédiatement toutes les dettes publiques. » Mais reconnaît-il « il serait sans doute excessif de chercher à réduire d’un seul coup les dettes publiques à zéro. »

Mais « un impôt progressif sur le capital prélevant 0% sur les patrimoines nets inférieurs à 1 million d’euros, 1% sur la tranche de patrimoine comprise entre 1 et 5 millions d’euros, et 2% sur les tranches supérieures à 5 millions d’euros rapporterait l’équivalent de 2% du PIB européen. » (richesse produite en Europe)

Ceci n’est ni utopique ni scandaleux si l’on rappelle « le prélèvement exceptionnel sur le capital appliqué en 1945, et dont le but était notamment de réduire massivement l’endettement public avec un barème progressif montant graduellement de 0% à 25% pour les patrimoines les plus élevés. »

C’était une volonté politique du gouvernement provisoire du général de Gaulle, une volonté qui n’existe plus aujourd’hui !

 

Deuxième solution : laisser filer l’inflation.

Selon l’auteur la meilleure façon de réduire la dette publique reste l’impôt exceptionnel sur le capital. « Il s’agit de loin de la méthode la plus transparente, la plus juste et la plus efficace. A défaut, dit-il, il est possible d’avoir recours à l’inflation. »

Cette solution a été utilisée à de nombreuses reprises. « Par exemple en France et en Allemagne , l’inflation a été respectivement de 13% et de 17% par an en moyenne de 1913 à 1950. C’est ce qui a permis à ces deux pays de se lancer dans leur reconstruction avec une dette publique insignifiante au début des années 1950. » Sans oublier, rappelle Thomas Piketty,  « qu’une part importante des dettes allemandes a été purement et simplement annulée par les Alliés à l’issue de la seconde guerre mondiale. »

« L’inflation c’est l’euthanasie des rentiers » (J.M. Keynes). « Elle pénalise les vieux et la rente, et favorise les jeunes au travail » (Matthieu Pigasse « Révolutions » Plon 2012)

Elle peut donc s’apparenter à l’ennemi du capital.

Le tableau ci-dessous peut aider à la compréhension des effets de l’inflation.

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A gauche la situation, sans inflation, d’un ménage qui bénéficient d’un salaire fixe (1000 euros) et d’un remboursement d’emprunt fixe à 200 euros par mois. Le poids de son endettement ne varie pas. Il reste à 20%.

Par contre si le salaire suit l’évolution de l’inflation, ce qui est le cas des rémunérations équivalentes au SMIC , plus l’inflation est élevée plus le poids de l’emprunt diminue.

Il en est de même pour les Etats. Plus l’inflation est élevée plus le poids de la dette fixe diminue.

La différence est un manque à gagner pour les rentiers et en l’occurrence pour ceux qui détiennent les capitaux. C’est pourquoi cette solution n’est pas retenue par l’Europe qui a fait de la lutte contre l’inflation le mandat essentiel de la Banque Centrale Européenne.[18]

Mais comme le souligne Thomas Piketty, « l’inflation est un outil relativement grossier et imprécis dans son ciblage. Les redistributions de richesses induites vont parfois dans le bon sens et parfois dans le mauvais. Certes si le choix est entre un peu plus d’inflation ou un peu plus d’austérité, il faut sans doute préférer un peu plus d’inflation. »

 

La 3ème: L’austérité n’est pas la bonne solution et pourtant !

Comme on a pu le constater les deux solutions avancées par Thomas Piketty ne sont absolument pas privilégiées ni même retenues, ni même abordées par l’Europe libérale du XXIème siècle. Elles remettraient en cause le pouvoir exorbitant du capital qu’elle s’attache indéfectiblement à défendre.

Alors des trois solutions possibles, seule l’austérité sera retenue par l’Europe contre vents et marées, disons plutôt contre la démocratie. La révolte pacifique et démocratique grecque est un exemple salutaire qui devrait être suivi par tous les peuples d’Europe qui souffrent de cette austérité. Rester sourd à cet appel entraînera forcément un chaos de la démocratie en Europe.

Emmanuel Todd « oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre démocratie d’opinion, ne vont pas devoir purement et simplement supprimer le suffrage universel. »[19]

Lorsque Monsieur Junker, président de la Commission Européenne affirme que « la démocratie ne peut remettre en cause les traités européens », il donne écho à l’approche de cet historien, démographe et sociologue.

Dans tous les pays d’Europe, l’austérité frappe tous les peuples avec les mêmes conséquences. Un chômage qui dépasse les 10% de la population active (11,3 % en décembre 2014 dans la zone euro) et qui se maintient à ce taux depuis les années 80.

Le chômage, la précarité, la baisse des revenus, mais aussi le transfert des services publics dans les services marchands, les privatisations, etc., tout est orienté pour servir le capital au détriment du travail.

 

Le chômage comme pression sur les salaires

Contrairement aux messages répandus par ceux qui détiennent tous les pouvoirs, le chômage n’est pas une conséquence de la crise mais une arme pour lutter contre la hausse des salaires et privilégier les dividendes.

Il est intéressant de constater l’évolution de la part du capital depuis ces années 1970 jusqu’à ce jour pour comprendre le transfert qui s’opère au détriment du travail.

 

Revenus du capital en % du revenu national.

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Graphique n°4 : sources Thomas Piketty -Le capital au XXième siècle-  p. 351

 

En France, la part du capital dans le revenu national est passé de 17% en 1975 à 23% en 2010 avec un plus bas à 15% (1982) et un plus haut à 25% (1988)

Pour bien comprendre il faut savoir que le revenu national de la France (le PIB) est d’environ 2000 milliards en 2014. Lorsque la part du capital passe de 15% à 25%, soit une augmentation de 10%, cela représente 200 milliards d’euros. Cette somme correspond au transfert qui s’est opéré vers le capital au détriment du travail. Si l’on se contente uniquement d’observer l’évolution moyenne de ces 35 années, ce glissement est de l’ordre de 5% c'est-à-dire de 100 milliards d’euros. Cette somme correspond bien à celle qui est rapportée par Jean Gadrey dans l’article précédemment cité. (« Du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.»[20])

Comme nous pouvons le constater dans ce graphique n°3, cette tendance n’est pas uniquement française mais touche tous les pays riches. Depuis les années 70 lentement mais sûrement, le capital des rentiers récupère les gains de productivité qui sont constatés partout dans le monde et particulièrement en France.[21]

 

Les dividendes plutôt que le salaire et l’emploi

Le graphique n°5 ci-dessous porte des courbes qui ne nécessitent pas de nombreuses explications si ce n’est que durant les 30 glorieuses et jusqu’en 1983 les salaires étaient indexés sur les prix.

C’est l’argument essentiel des grands argentiers de ce monde. Les salaires sont trop élevés en France et pèsent sur la compétitivité des entreprises.

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Graphique n°5 : salaires et dividendes INSEE

 

Pourtant les entreprises françaises ont accordé 31,4 milliards d'euros à leurs actionnaires au cours du deuxième trimestre 2014 !

Les rémunérations des actionnaires ont ainsi augmenté de 30,3 % en France, contre 3,9% en Allemagne et 9,7% en Angleterre ! Et c’est la France qui fait les plus gros cadeaux aux actionnaires en offrant aux entreprises des milliards d’euros d’exonération pour soi-disant relancer l’emploi ! Selon « Le Figaro »  en 2013 « Les 6 000 aides aux entreprises forment un maquis illisible pour les chefs d'entreprise, coûtent 110 milliards par an et ne sont pas toujours efficaces ».[22] Et selon Christian De Boissieu, au cours d’une émission sur France Inter,[23]  "les entreprises françaises bénéficient aujourd’hui de 270 milliards d’aides publiques." (niches fiscales comprises)

Nous pouvons constater en observant le croisement de ces courbes entre l’évolution des salaires et celle des dividendes versés que ce n’est pas le coût du travail qui est trop élevé mais la part que s’approprie les détenteurs de capitaux dont les envies sont tout à fait insatiables.

Oui le travail des salariés est une affaire rentable car c’est à partir du détournement des fruits du travail que les plus folles spéculations sont organisées. Après avoir baissé les salaires, augmenté la précarité, réduit le nombre d’emplois au strict minimum, pillé les services publics en les privatisant ou en les asséchant, aujourd’hui ils veulent augmenter le temps de travail de ceux qui en ont un pour augmenter encore la productivité et dégager des bénéfices toujours plus importants. Cela ne sera toujours pas suffisant car la concurrence est lancée entre tous les pays pour rechercher le moins disant social.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait de grandes études pour comprendre que lorsque les spéculateurs demandent un rendement de 10% par an aux entreprises alors que le taux de croissance des richesses produites n’est que de 1%, les 9% de différences sont forcément prélevés sur le restant produit. C’est pourquoi, sans changement radical du système actuel les politiques qui se succèdent au pouvoir depuis plus de 40 ans maintenant continueront de contenir le chômage dans la fourchette des 8% à 10% car c’est vraiment une affaire trop rentable.

 

 

Denis Garnier

Juillet 2015

 lecture complète de l'article de 2015 ICI

 

 


[1] Observatoire des inégalités : - La France compte entre 5 et 8,6 millions de pauvres selon la définition adoptée. Depuis 2002, le nombre de personnes concernées a augmenté de 1,3 million. (9 septembre 2014) En 2012, le seuil de pauvreté situé à 60 % du revenu médian, pour une personne seule, est de 993 euros mensuels, celui à 50 % de 828 euros.

[2] Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, selon l'Institut de veille sanitaire (INVS), qui a publié, jeudi 10 octobre 2013, la première étude officielle sur le sujet. En tout, près de cinq cents suicides d'agriculteurs ont été enregistrés sur trois années – 2007, 2008 et 2009. C'est ainsi la troisième cause de mort dans le monde agricole, après les cancers et les maladies cardiovasculaires, précise l'INVS. 

[3] Jean-Luc Gréau « La trahison des économistes » Editions Gallimard 2008- p 223

[4] « Les accords de Bretton Woods prévoyaient que, si les Etats Unis avaient un déficit commercial, les autres banques centrales pouvaient exiger son règlement en or, donc, effectuer des retraits sur la fabuleuse réserve d’or accumulée par les Etats-Unis, essentiellement pendant les deux guerres mondiales» - James K. Galbraith « L’Etat prédateur » Editions du Seuil – sept 2009- p 75

[5] « Impacts économique de la révolution numérique » Pierre-Alain Muet - Président de l’Association Française de science économique - 54ème congrès -2005

[6] Alternatives Economiques Jean Gadrey « La finance pèse-t-elle 100 fois plus que l’économie réelle ? 10 fois plus ? Bien moins ? » sept 2014

[7] Le Monde - 11 juillet 2015 - « Au prix d’un investissement de 267 milliards de dollars (239 milliards d’euros) par an pendant les quinze prochaines années, il est possible d’éliminer la faim dans le monde d’ici à 2030, estime l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport présenté vendredi 10 juillet. »

[8] « Les huit conséquences désastreuses de la crise de 2008 sur la France » La Tribune- 15 septembre 2014

[9] La Tribune 6 juin 2012 - « Où sont passés les 1000 milliards de la BCE ? »

[10] Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie,  était à Addis Abeba pour soutenir la création d’un organisme fiscal international, sous l’égide de l’ONU, afin de lutter contre l’évasion fiscale des multinationales en Afrique. Il accuse les pays riches de chercher avant tout à protéger leurs grandes entreprises qui échappent à l’impôt dans les pays en développement.

[11] « Les taux d'emprunt de la Grèce flambent à plus de 10% »

[12] Annexe au projet de loi de finance 2015 – tome 2 – version du 6 octobre 2014.

[13] Jean Gadrey - Alternatives Economiques  59 % de la dette publique française est illégitime ». Alors, on fait quoi ? » 30 mai 2014

[14] « Le FMI révise ses calculs : l'austérité nuit beaucoup plus que prévu à la croissance » - La Tribune - Ivan Best  - 09/10/2012

[15] « Evasion fiscale : le Luxembourg affirme que ses pratiques fiscales sont « conformes aux lois » Le Monde du 6 novembre 2014

[16] « Comment les multinationales esquivent le fisc grâce au Luxembourg » Challenge - 6 novembre 2014

[17] Lancée au lendemain de la crise financière de 2008, l'idée de la TTF était de prélever 0,1 % sur les échanges d'actions et 0,01 % sur les produits dérivés. En réduisant l’assiette sur laquelle elle devait porter la France à saborder le dispositif. « Comment la taxe sur les transactions financières est torpillée par la France » Le Monde le 29 décembre 2014

[18] L’article 127 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TUE), soit l’ex-article 105 du Traité de Maastricht, stipule clairement que « l’objectif principal du Système européen de banques centrales […] est de maintenir la stabilité des prix ». Aucune quantification précise de cet objectif n’est cependant donnée dans le Traité. La BCE l’a interprété en énonçant qu’elle ciblerait une inflation inférieure, mais proche de 2 % à moyen terme.

[19] Emmanuel Todd - « Après la démocratie » éditions Gallimard, 2008

[20] Jean Gadrey - Alternatives Economiques  59 % de la dette publique française est « illégitime ». Alors, on fait quoi ? » 30 mai 2014

[21] La productivité en France, au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni au cours du XXe siècle - REVUE DE L’OFCE - 111 - OCTOBRE 2009

[22] Le Figaro : « Les aides aux entreprises, coûteuses et peu efficaces » publié le 18 juin 2013

[23] Emission de France Inter « le téléphone sonne » du mercredi 20 août 2014. Professeur d’économie à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne - Professeur au Collège d’Europe à Bruges - Membre du Collège de l’Autorité des Marchés Financiers

 

 

 

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