Collectifs utopiques en temps de pandémie (3/5)

La crise sanitaire fait émerger certaines tensions et limitations dans chacun des trois collectifs que nous suivons [1]. Comme dans les moments exceptionnels de très grande marée, des écueils d’habitude immergés apparaissent au grand jour.

rochers-brignogan-1928-rogne

 

DES ÉCUEILS ET DES FAILLES

Rester « forts ensemble », est-ce parfois une faiblesse ?

Les néo-cévenols du Mas Lafont ont pris le temps de trouver, tous ensemble, un accord de confinement pour préserver la cohésion du groupe. Comme le dit Gus, « garder la tête froide, être lents, ça nous a permis de rester unis ». Mais que se passerait-il si la situation épidémiologique exigeait réellement une réponse urgente ?

Le temps long du débat, qui permet de rester « forts ensemble », pourrait de fait représenter un danger. Gus en est conscient : « Prendre le temps de la discussion ça peut aussi être une faiblesse si une maladie est très contagieuse, si le vers est déjà dans le fruit et que pendant ce temps-là on discute. Un peu comme un incendie : ça brûle autour et on discute. Ce mode de fonctionnement pourrait causer notre perte. » Cela n’a pas été le cas, ne serait-ce que grâce à la situation géographique du Mas – à la campagne, dans le sud du pays, bien loin des premiers foyers de la pandémie.

Au terme de quatre jours de discussion, le groupe a opté pour le confinement collectif. Les plus âgés ont été consultés et ont tous choisi de maintenir les contacts habituels, sans précautions particulières. « Les personnes sont tellement bien ici, ensemble, qu'elles sont prêtes à tout pour garder ça » rapporte Gus. « J’ai même entendu dire : ‘Je préfère mourir ici avec vous que seul dans un appartement en ville dans dix ans’. »

Il n’empêche, au-delà des postures individuelles, Gus s’interroge : « Et si on était trop légers ? Et si le corona arrive et que des personnes meurent ? Ça créerait trop de troubles. Est-ce que c’est de la naïveté ? L’avenir le dira. »

Prendre le temps de la décision, préserver à tout prix la cohésion du groupe, entretenir des relations de grande proximité : ce qui fait la force du collectif en temps normal peut-il se transformer en faiblesse face à une situation inédite exigeant une réponse rapide ?

« Libres ensemble », est ce toujours possible?

Prendre une décision collective est une chose. Sa mise en pratique en est une autre, surtout quand son impact dépend des attitudes de chacun des membres du groupe.

Désireux de respecter les choix individuels, le groupe a décidé que ceux et celles qui désiraient se confiner au sein même du Mas Lafont pouvaient le faire en restant la plupart du temps dans leur chambre. Dans la pratique, l’efficacité de ce confinement interne est toute relative : « Tout le monde voit qu'il y a plein d’incohérences : les poignées de portes, les toilettes... Mais ceux qui ont décidé de se confiner dans leur chambre continuent quand même ! », s’étonne Gus.

Cela explique en partie pourquoi la majorité du groupe a opté pour le confinement collectif… dont la mise en œuvre semble cependant tout aussi problématique. Prenons l’exemple des courses : « une seule personne les fait pour l’ensemble du groupe, mais pas toujours la même, à chaque sortie il peut y avoir un volontaire différent », précise Gus. Différentes personnes ont donc des contacts avec l’extérieur, chacune étant censée faire attention. Gus avoue cependant avoir du mal à respecter les fameux gestes barrières : « Je n’ai pas de craintes pour moi alors, quand je sors, au bout d’un quart d’heure, j’oublie ». Il n’est sans doute pas le seul, tant il est difficile de changer de comportement du tout au tout, une fois passé le seuil de la propriété. Même si l’on sait que les possibilités de contact avec le virus s’en trouvent multipliées d’autant.

Le groupe continue donc là encore à fonctionner selon ses principes habituels : rotation des tâches (ici, les courses), respect de la diversité des comportements, confiance en la responsabilité individuelle. Cela fonctionne globalement bien en temps normal : les gens apprécient d’accomplir des tâches variées, d’être acceptés dans leur singularité et d’évoluer dans un climat de confiance qui rend les relations plus fluides.

Qu'en est-il en temps de pandémie, quand les probabilités de contamination dépendent du comportement de chaque membre du groupe ? Est-il pertinent de continuer à fonctionner selon ces mêmes principes en laissant une grande latitude à chacun ? Faut-il déplacer le curseur et renforcer les contraintes ? Ou, à l’opposé, assumer l’inefficacité de certains compromis et en accepter ouvertement les conséquences ?

Diversifier les sources et confronter les interprétations

L’image de l’incendie employée par Gus rend compte de l’urgence mais pas de la façon dont l’épidémie se déploie. Contrairement à l’incendie que l’on peut voir, entendre et même sentir de loin, l’épidémie n’est pas directement détectable par nos sens. Le virus est invisible à l’œil nu et ses effets ne sont pas immédiatement perceptibles – d’autant moins qu'une proportion significative de porteurs de virus ne manifeste aucun symptôme tout en étant contagieux. De plus, la progression de la maladie est exponentielle: elle démarre de façon presque imperceptible et tout à coup accélère rapidement.

Dans ces conditions, il n’est pas possible d’orienter nos actes à partir de nos perceptions et de manifestations tangibles de l’épidémie. Il est donc nécessaire de s’appuyer sur des informations fournies par des tiers. Mais comment savoir si nous pouvons nous fier à ces sources externes ?

Pour pouvoir décider quelles mesures prendre en tout début de crise, les membres du projet Tera, dans le Lot-et-Garonne, ont rapidement réuni des informations. « Plusieurs personnes ont fait des recherches sur le Covid, raconte Julie. Elles ont mis à disposition de tous une revue de presse sur notre plateforme. Personnellement, c’est le genre de travail que je n’aime pas faire. Mais là, simplement en allant sur le Forum, j’ai eu accès à un contenu de bonne qualité. Je connais les personnes qui ont fait ce travail et je leur fais confiance. »

Pour Julie, cette confiance dans la source d’information a beaucoup compté et a reposé sur deux éléments complémentaires : d’une part, sa proximité avec les personnes ayant recueilli les informations (des amis issus du même collectif); d’autre part, la crédibilité accordée à ces personnes (elles ont fait leurs preuves dans le passé).[2]

Ces deux facteurs – proximité et crédibilité – ne garantissent cependant pas la qualité de l’information : combien d'infox (fake news) sont relayées dans les réseaux sociaux sans vérification parce qu'envoyées par un ami (proche) jugé « sérieux » (crédible) ?

Comment faire alors pour s’assurer de la fiabilité des informations qui vont guider les choix du collectif ? Une solution consiste à multiplier les sources d’informations (la revue de presse de Tera en est un exemple), puis d’en discuter, permettant ainsi l’expression et la confrontation des interprétations et des sentiments parfois contradictoires qui les accompagnent.

Julie se souvient qu'au tout début, les points de vue sur la pandémie étaient très variés. Elle y voit non pas un handicap mais, au contraire, l’un des gros avantages d’être en groupe : « Ça m’a permis de mieux comprendre ce qui se passait. On a discuté comment on avait vécu l’annonce du confinement, chacun a été écouté. J’ai été nourrie par la vision des autres. Seule, j’aurais pris des décisions moins drastiques. Nourrie par les autres, j’ai pu être plus entière dans mon approche ».

Repérer les croyances

Si la confiance en une information de proximité peut nous faire adhérer à certaines sources sans y regarder de trop près, la défiance par rapport à une information distante et moins incarnée peut, à l’inverse, nous faire rejeter d’autres sources sans examen préalable.

Au Mas Lafont, le collectif était divisé à l’annonce du confinement. Une partie du groupe voulait bien suivre l’injonction gouvernementale, mais une autre se méfiait. Gus se souvient que « bloquer l’économie, ça me paraissait disproportionné. Je trouvais ça louche. ». Dans un premier temps, le fait que les informations et les ordres proviennent de représentants de l’Etat bénéficiant d’un degré de confiance très bas aux yeux de Gus, a « opéré comme un filtre » pour lui et les personnes les plus politisées du groupe. Dans un second temps, cette défiance a priori a été quelque peu tempérée : « Ensuite j’ai évolué, j’ai compris les effets de l’épidémie sur la capacité des hôpitaux, l’histoire du manque de masques et de tests »

Au Mas Lafont on n’a pas cherché à regrouper des informations dans un même espace virtuel[3] mais « chacun a lu un peu. On a vu que tout le monde n’était pas d’accord avec le confinement, qu'il y avait des voix discordantes comme Raoult qui affirmait qu'il y avait des traitements ». Tout comme le gouvernement, les institutions scientifiques étaient regardées par certains avec suspicion : « On eu un débat avec une personne d’ici dont la sœur travaille à l’OMS. Elle faisait l’experte mais, pour moi et d’autres, ça a eu l’effet inverse : l’OMS avec ses 5 milliards de budget, je ne lui donne pas beaucoup de crédit. Je ne cherche pas à me rassurer auprès d’organisations internationales. »

Cette défiance par rapport à la science « officielle » est présente de façon plus marquante encore au hameau de Vispens, où Camille, la compagne de Vincent, avait en principe tout d’une source d’information fiable sur le coronavirus. Médecin, chercheuse à l’Institut Pasteur, elle est membre de l’équipe qui a effectué l’étude épidémiologique de la propagation du coronavirus au lycée de Crépy-en-Valois, l’un des tout premiers foyers de Covid-19 en France. Difficile de faire mieux en matière de source d’informations scientifiques en pleine campagne aveyronnaise ! Et pourtant… cette spécialiste a été très peu sollicitée par certains habitants du hameau: « Il y a une tension avec les partisans des soins naturels, raconte son compagnon Vincent. Ils viennent la voir mais lui demandent rarement son avis. Ils parlent d’homéopathie, d’ateliers de respiration pour contrer le virus ! » [4]

Vincent se dit « heurté par ceux qui refusent une discussion basée sur des informations scientifiques ». Au-delà des croyances individuelles, il relie cette attitude à des enjeux politiques qui lui tiennent à cœur : « Ces personnes qui défendent l’homéopathie pour lutter contre le virus critiquent l’hôpital public sans se poser la question de la racine de ses difficultés. Et ça, ça me met vraiment en colère ! » Partisan de l’Etat social, Vincent défend les solutions collectives – l’accès universel à l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité… – bien au-delà des limites étroites de son hameau. « Sinon c’est chacun pour sa gueule ! » s’indigne celui qui dit « craindre que l’épidémie n’exacerbe l’individualisme » au sein même de son collectif.

Son exaspération est motivée par « des désaccords sur le fond » d’un projet qu'il souhaiterait plus engagé politiquement. Pour qu'un véritable débat démocratique puisse avoir lieu, Vincent en appelle à « la vigilance intellectuelle », au développement d’un esprit critique qu'il tente « de travailler dans le groupe depuis un bon moment». Il s’agit, entre autres, d’apprendre à détecter les biais cognitifs, ces « déviations systématiques de la pensée logique » auxquelles nous sommes tous sujets.[5]

Valoriser le travail intellectuel et le travail manuel 

Au hameau de Vispens, des discussions politiques ont tout de même eu lieu : « Le confinement, ça a posé la question de notre capacité à obéir. Il y a des lignes rouges, on en a parlé : la numérisation, la surveillance... ». La plupart des réunions portaient toutefois sur des tâches opérationnelles car, « contrairement à ce qui se passe dans la société, notre collectif valorise plus le travail manuel que le travail intellectuel ». Au grand dam de Vincent, qui estime que ce moment de crise demanderait un rééquilibrage vers des réflexions et des positions politiques plus marquées : « Il faut plus de vigilance critique par rapport à la société. »

Au Mas Lafont, le travail de la terre occupait déjà une place importante dans les mois avant le confinement. La pandémie et la crise économique qu’elle a entraîné sont venu amplifier ce mouvement vers plus d'autonomie alimentaire. Défrichage, coupes, aménagement de terrasses, clôtures, plantations, élevage : le travail manuel occupe aujourd'hui une place centrale dans la dynamique communautaire. Y a-t-il aussi des moments de réflexion collective sur le monde environnant ? « Pour l’instant, collectivement, on ne communique pas spécialement là-dessus, répond Gus. Ça se passe plus au niveau individuel, beaucoup de discussions avec les amis et la famille. »

Pour les membres de Tera, après une intense période de réflexion sur les grandes orientations du projet, la pandémie a été l’occasion d’un rééquilibrage en faveur du travail manuel. « Avant le confinement, on avait beaucoup de réunions sur les gros enjeux du projet, explique Julie. Beaucoup se sentaient saturés par ce genre de réunions. Le confinement, finalement, c’est bien tombé ».

Parmi ces gros enjeux figure un « revenu d’autonomie » qui repose sur un ensemble d’activités productives locales. Plutôt que de continuer à en discuter théoriquement, le confinement a été l’occasion de renforcer ces activités productives. « Le maraîcher a participé à moins de réunions et s’est concentré sur les semis », résume Julie, pour qui ce recentrage sur la pratique est essentiel dans un projet qui reste très dépendant de financements externes.

L’engagement personnel à l’épreuve de la raison d’être du collectif 

La pandémie n'a pas seulement accentué le poids des activités productives. Elle est aussi parfois venu bousculer l’engagement personnel dans le collectif. C'est ainsi qu'en plein confinement, Julie se pose la question de rester ou partir de Tera, en même temps qu'elle questionne le projet lui-même dans le but de le faire évoluer. 

Quand Tera s’est concrétisé à la ferme de Lartel, en 2015, tout le monde vivait et travaillait sur place. L’opposition d’un voisin concernant l’habitat léger (des maisons nomades) a conduit les membres du collectif à déménager à Tournon d’Agenais en 2017, chacun vivant depuis lors dans son appartement. « Au début, il y avait un groupe très fort sur la ferme, raconte Julie. Aujourd'hui, ceux qui le souhaitent partagent des repas, travaillent, chantent ou méditent ensemble, mais chacun retourne ensuite chez soi. Le confinement a montré à quel point nos modes de vie sont individuels. Du coup, je questionne mon engagement : est-ce que j’ai envie de rester dans un groupe où les liens peuvent être si distendus ? » Un grand cercle de partage où chacun pourra exprimer sa vision du « vivre ensemble » est prévu. Plus qu'un simple tour de table, Julie y voit le point de départ d’un questionnement profond du projet : « Est-ce qu'on est une communauté de vie ou une communauté de travail ? Et pour le modèle économique, concrètement, où est-ce qu'on va mettre notre énergie ? »

Au hameau de Vispens, Vincent est lui-aussi prêt à remettre en cause sa permanence dans le collectif. « Je me pose la question de créer un autre groupe, où la question politique serait mieux prise en compte. Mais avant, on va en discuter, on verra dans un an. »

Au Mas Lafont, le confinement a également fait émerger cette tension entre l'individu et le collectif, mais d'une toute autre façon, en lien avec la façon dont le collectif se construit au fil du temps.

Grosso modo, il y a d’abord eu le noyau des pionniers qui ont organisé les réunions préparatoires, trouvé le lieu d’habitation et établi les premiers modes de fonctionnement collectif. Un peu plus tard, les nouveaux arrivants sont passés par un processus d’intégration de plusieurs mois. D'autres, enfin, n'ont pas eu besoin de passer par ce long processus de choix mutuel : ils ont directement intégré le groupe parce que leur petit.e ami.e en faisait déjà partie. C’est ce qui s’est produit juste avant le confinement. S'est alors une fois de plus posée la question de l'équilibre entre deux postures légitimes. D’un côté, la légitimité individuelle de l’habitant qui est chez lui dans le collectif et peut choisir d’y vivre une relation amoureuse avec qui bon lui semble. De l’autre, la légitimité du groupe, gardien des règles et des processus qui le constituent, qui peut questionner l’impact des « conjoints » sur la dynamique du groupe et, si besoin, envisager un mode d’intégration spécifique.

Débattre pour inventer des issues originales

Toutes les difficultés évoquées ici sont gérables au niveau du groupe. Elles sont délicates à traiter mais peuvent toutes faire l’objet d’une discussion interne, qui pourra trouver sa solution en quelques heures ou demander un temps plus long, plusieurs années s’il le faut.

Certaines des questions soulevées dans ces microcosmes utopiques pourraient utilement être élargies à des débats sociétaux. Quelle place pour la voix du citoyen dans les politiques de santé publique ? De quelle façon valoriser le travail manuel des « premiers de corvée » ? Comment apprendre aux jeunes et moins jeunes à s’orienter et s’outiller dans une jungle numérique où se mêlent informations, connaissances et opinions ?

Les collectifs n’offrent pas de réponses toutes prêtes à ces problèmes complexes. Mais on y apprend à écouter et à débattre avec l’intention d’inventer des issues originales adaptées à chaque situation. Montrer que de telles dynamiques sont possibles et aboutissent à des actions concrètes est certainement l’un de leurs plus précieux apports au monde environnant.

C’est  cette dimension expérimentale et prospective des collectifs utopiques que nous allons développer dans  les deux derniers volets de cette enquête.

(A suivre…)

NOTES

[1] Le Mas Lafont (Gard), où vit Gus ; le hameau de Vispens (Aveyron), où vit Vincent ; et le projet Tera (Lot-et-Garonne) auquel participe Julie. Gus, Vincent et Julie expriment ici leur propre point de vue et ne représentent pas l’ensemble du collectif auquel ils appartiennent.  

[2] On retrouve ici les observations déjà anciennes du sociologue Paul Lazarsfeld et sa théorie de la communication à double étage. Elles semblent toujours d’actualité à l’heure des infox virales véhiculées sur Internet.

[3] D’intenses échanges d’informations sur la pandémie ont apparemment eu lieu entre de nombreux collectifs aux Etats-Unis, où la Foundation for Intentional Communities (FIC) en fédère plus d’un millier. Sur la première page du site de la FIC, on trouvait ainsi, début avril 2020, un ensemble de « ressources envoyées par des communautés intentionnelles des quatre coins des Etats-Unis, y compris des exemples de protocoles de sécurité communautaire. » Et parmi ces ressources, un échange par visioconférence organisé le 28 mars 2020 sur le thème « Les communautés répondent au Covid-19 », auquel pas moins de 320 participants étaient inscrits.

[4] Les arguments avancés par ceux qui comptent exclusivement sur la médecine alternative, l’alimentation saine et le renforcement des défenses naturelles pour se protéger du virus, ressemblent à ceux, très anciens, des antivax. L’historien Laurent-Henri Vignaud note ainsi la présence de quatre thèmes récurrents chez les antivax depuis... le XVIIIsiècle : la religion/le destin (qu'il ne faut pas contrarier), la nature (le vaccin est contre-nature), les sciences alternatives (opposées à la science officielle) et la politique (l’Etat ne peut pas me forcer à me vacciner si je n’en ai pas envie ni besoin). Plus de détails sur le site de France Culture : Vaccination : histoire d’une défiance.

[5] Pour une présentation des biais cognitifs qui ont perturbé l'appréciation de la pandémie, voir cette visioconférence avec Oliver Sibony sur le site du Huff Post.

 

CONTACT

bloch.didier2@gmail.com

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.