Candidature à l'élection présidentielle

Face à l'inertie des partis de gauche, la complaisance des médiats, la droitisation de l'opinion publique, j'ai décidé de porter ma candidature à l'élection présidentielle. La France, ma France est une idée, une histoire, une nation qui s'ancre dans l'Histoire universelle par la Révolution française et sa déclaration des droits de l'homme.

Face à l'inertie des partis de gauche, la complaisance des médias, la droitisation de l'opinion publique, j'ai décidé de porter ma candidature à l'élection présidentielle. La France, ma France est une idée, une histoire, une nation qui s'ancre dans l'Histoire universelle par la Révolution française et sa déclaration des droits de l'homme. Cette France est par bien des aspects, grandiose, généreuse, inspirante. Cette France là est pourtant mise en péril par une autre France, tapie ci-et là depuis toujours, la France de la défaite. 


Cette autre France n'est pas célébrée par la Nation, elle est la pire part de nous-même et de notre histoire. Nous n'honorons aucun de ses représentants historiques, nos places, nos rues sont exemptes de leurs souvenirs  pourtant elle a carte blanche dans les médias depuis de nombreuses années. 


Cette France a confisqué les termes du débat de la prochaine présidentielle et comme déjà par le passé, elle ampute une part de l'avenir de nos enfants, à l'heure où les défis sont pourtant les plus grands. 


La promotion des idées les plus réactionnaires, les plus racistes se fait complaisamment sur les chaînes de télévision française. Les femmes et hommes politiques s'adonnent à une honteuse surenchère sur les thèmes identitaires, sur la crise existentielle de la France. 

Hier sur une chaine d'information continue, un polémiste a débattu d'égal à égal avec un candidat à la présidentielle. A aucun moment du débat - dont les termes étaient connus, il n'a été mis en demeure de dire à quel titre il débattait et s'il entendait assumer une quelconque responsabilité. Il lui a été une nouvelle fois permis de dérouler une rhétorique xénophobe et raciste très largement inspirée des idées de la révolution nationale, idéologie officielle du gouvernement de Vichy, de Carl Schimtt, constitutionnaliste nazi  et de Renaud Camus, promoteur de la thèse d'un grand remplacement. et plus largement de la pensée réactionnaire européenne qui existe depuis la Révolution Française. 

Eric Zemmour a très largement donc de quoi s'inspirer, puisqu'il s'inscrit dans une tradition intellectuelle plus que centenaire.  Le présupposé essentiel de cette tradition politique est l'idée qu'une communauté politique fonctionnelle repose sur une homogénéité raciale et religieuse. Cette idée est désormais largement admise par les élites françaises et par une partie croissante de la population française. 
Pour cette France là, l'adhésion à la Loi Républicaine est parfaitement accessoire, puisqu'elle ne reconnaît à la loi aucune fixité, le seul ancrage étant la communauté de race et de religion, le soi-disant théologico-politique. Ce n'est pas par hasard, si ce dernier a contesté la juridicité du Préambule de notre Constitution ....

Face à cette France qui a toujours failli, il est temps pour la France éternelle, la France des Lumières, de Victor Hugo, d'Aimé Césaire, de Lucie Aubrac, de s'opposer, de résister, de proposer, de créer comme elle seule sait faire. 
Nos enfants méritent mieux et attendent mieux que les débats rances d'une France qui n'est jamais advenue ! Nous devons relever les défis d'aujourd'hui que sont le creusement des inégalités, la dérécliction de l'enseignement public, le chômage, la lutte contre le changement climatique qui nécessite un changement de paradigme économique. 

Pour finir, je citerai Suzanne Césaire, défiant en son temps cette même France rance, "n’attendez de nous ni plaidoyer, ni vaines récriminations, ni discussion même. Nous ne parlons pas le même langage" 

Regardez devant ! 

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