souvenirs, souvenirs

c'est marrant, à force de vous parler des " études " de médecine et des stages à l'hosto qui vous maintiennent dans un état d’imbécillité  la France  " longtemps " (apprendre tout par cœur pour aussitôt l'oublier ou presque et ensuite, servir d'esclave en se faisant hurler dessus par toutes sortes de petit(e)s ou " grands " chef(fe)s qui en savent souvent pas plus que toi, finalement je sais pas si c'est des études - puisque ce que tu apprends le plus vite et le mieux c'est qu'il ne faut pas réfléchir, et que les malades ne sont pas important(e)s)  surprisedça me rajeunit presque et me fait me rappeler toute ma fraîcheur et ma bonne volonté de l'époque ⇒ notamment, et pour payer lesdites études, j'avais donc remplacé dans divers se(r)vices de l'hosto dès avant la première année et ensuite pendant les 4 mois des vacances universitaires  money-mouthpour commencer les  kiss femmes de ménage (avec un substitut de salaire aussi, et versé longtemps après  laughing), puis des aides-soignantes ; et puis à partir de la 4ème année de fac j'avais été considérée comme l'équivalente d'une infirmière  kiss et là, beaucoup mieux payée sans pratiquement bosser ... oui je me souviens, à chaque fois je me disais que j'apprendrai en plus quelque chose d'utile pour mon futur métier ⇒ penses-tu  wink si les nanas s'ingéniaient à te faire faire tout le sale boulot à leur place, quand c'étaient les femmes de ménage  wink - bien sûr elles se cassaient à ne rien t'apprendre d'intéressant (encore plus valable pour les aides-soignantes et les infirmières) mais surtout, à toujours bien te montrer que tu étais au bas de l'échelle, à peine au-dessus des malades  wink (... mais zum Beispiel, si j'avais été du genre à colporter des ragots " croustillants " sur les malades, ou si j'avais été assez habile pour en rapporter en douce sur d'autres membres de " l'équipe ", j'aurais bien sûr été mieux intégrée à la soi-disante équipe  innocent) (la faute à ne pas commettre étant aussi de s'intéresser vraiment aux malades - et/ou pire, de vouloir ou simplement de se mettre à réfléchir à améliorer leur sort : c'était rondement rédhibitoire, déjà pour qui elle se prend, celle-ci ?  tongue-out)

nana-masse-gif-6-8-18

... je me rappelle, les vacances avant de devenir une externe en titre avec un salaire royal de 300 FF mensuels pour servir de portefaix-défouloir à hauteur d'une cinquantaine d'heures/semaine, j'avais été " remplaçante d'infirmière " en chirurgie thoracique, en 4 mois j'ai même pas appris à poser un pansement ou surtout pas une perfusion, et donc, comme j'aimais pas les ragots, je me suis retrouvée à être super bien payée à quasiment rien phouttre  innocent  n'empêche, ça c'est le truc qui plait pas aux infirmières (pas de pas bosser  cool mais de pas participer aux ragots  frown) - mais je pense que j'en ai été assez protégée parce que l'une d'entre elles était une bonne copine de terminale avant, et qui me prenait assez pour une cone, donc j'avais la paix : ça a donc été un été enfin peinard  laughingoù j'ai eu à bouffer, pas comme quand je remplaçais toutes les femmes de ménage en titres en gériatrie avant de commencer médecine, seule avec une nana d'origine vietnamienne pour tout le bâtiment, et que j'ai perdus 15 kgs  cry

gif-nana-pomme-21-2-18

j'avais même le droit de m'asseoir aux cafés et de les écouter, mais donc si j'avais espéré apprendre quelque chose, macache - et y avait même pas beaucoup de ragots sur les malades à vrai dire, sans doute parce que ceux/celles-ci ne restaient que peu de temps après les interventions et toujours branché(e)s sur oxygène, ça limitait  cry beaucoup les interrogationsoires sur leurs vies privées ... et comme de toute façon on me disait rien ... toutefois, y avait un classique " ragot " qui revenait tous les jours : la cheffe anesthésiste était une nana de la cinquantaine, que perso j'admirais beaucoup  embarassed → je l'avais vue se précipiter x fois sur des malades par exemple en détresse respiratoire pour/et les sauver, je l'avais également entendue passer un savon parce qu'il avait encore failli tuer un malade et qu'Il s'en phouttait royalement au genre d'interne mâle mou vous savez qui prescrivait n'importe ouate, se phouttait des malades aux deux sens du terme et frimait devant/avec les infirmières qui bien sûr papillonnaient autour de Lui en se croyant un Grand Docteur ; mais surtout, elle était d'une efficacité redoutable avec/pour les malades et j'aurais bien aimé apprendre quelque chose avec/d'elle (mais bien évidemment les infirmières faisaient barrage total - et je vous dis pas comme j'aurais été lynchée si seulement je lui avais adressée la parole, certainement que ma copine d'école n'aurait plus pu alors me protéger) - eh ben, croyez-moi, tous les jours  undecided à tous les cafés, ceux du matin et ceux de l'aprème, ça revenait sur le tapis via les infirmières  kiss donc, les seules autorisées à s'exprimer aux cafés, que l'anesthésiste rendez-vous-compte elle roulait en Audi  surprised (par ailleurs elle avait une petite baraque  surprised à la campagne, et accourait à toute berzingue au moindre appel jours et nuits)

allo-gif-28-11-17

donc la seule info " médicale " que j'ai eue durant QUATRE MOIS pleins, pas 6 fois par jour parce que je faisais que le matin ou que l'aprème comme remplaçante d'infirmière - mais 3 fois quand même au moins  tongue-out - c'est que la cheffe anesthésiste avait le front de rouler en Audi  surprised à vélo elle aurait eu du mal à venir à pas d'heure pour faire (super bien) son taf, mais passons - au moins, j'ai appris ce qu'était une Audi donc  wink et je me permets de râler, donc encore

persona-gif-pince-nana-14-2-18

sinon, comme les malades avaient évidemment de grosses pathologies, " on a eu " une fois une jeune femme pour une lobectomie pulmonaire ou je crois même l'ablation d'un poumon entier suite à un cancer  frown → comme donc je faisais quasiment rien mais que je devais quand même assister aux cafés, le temps qu'elle est restée dans le service, même ne connaissant rien à rien je pouvais pas m'empêcher de réfléchir un peu zum Beispiel à l'injustice de la maladie, au courage qu'il lui fallait  etc. ... heureusement que j'ai gardées ces réflexions pour moi, parce qu'aux fameux cafés ce qui préoccupait avant tout mes momentanées collègues  kiss c'était la provenance de son bronzage intégral : où c'est qu'elle avait pu bronzer comme ça ? non mais c'est dingue elle avait dû TOUT enlever  surprisedimaginez les nanas la reluquant pratiquement 24H./24 (hors cafés) sous toutes les coutures et la chemise-sodomie   ... et s'exposer pendant longtemps ... comment elle avait fait ? ... pour finir y en avaient même qui posaient l'hypothèse d'une plage privée au Maroc, me demandez pas où elles avaient trouvé ça, c'est vrai qu'elles avaient et gardent le temps de gamberger un max

yes-sir-nana-gif-16-6-17

quand je repense à tout ça, je me dis que c'est dingue  frown comme une majorité de gens arrivent à réduire la vie, la vraie, que ce soit la motivation à faire du bon/beau boulot ou la lutte pour survivre avec des problèmes de santé gravissimes, à rien, à des anecdotes portant sur des apparences, à des ragots à (se) colporter pour se croire/se rendre intéressants  undecided qu'ils croient  bon y a tout le système macho-patriarcal qui reste indulgent avec elles tant que les nanas  kiss se réduisent elles-mêmes à des cocottes ou des dindes qui pépient à propos de rien(s) et les malades à l'hosto sont cons-sidéré(e)s comme des riens - mais même dans les études, tout est fait pour que le réel intérêt pour l'Autre, pour les malades, disparaisse totalement au profit de concours de bytthes perpétuels pour se montrer qui aurait la plus grosse  tongue-out - sur ce, avant que je dise des grossièretés, je vous laisse mes ami(e)s, mais je reviendrai, et en attendant je vous fais plein de gros bisous d'amour  embarassed

19-8-16-diable-bisous-clignants

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.