" guérir quoi ? soulager, pourquoi ? consoler, et puis quoi encore ? "

le fameux : « Guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours » est attribué soit à Ambroise Paré, soit à Louis Pasteur, soit à Hippocrate, mais toujours à des époques où modestement, les traitements médicamenteux et chirurgicaux étaient plus rares - maintenant, au 3ème millénaire, ça donne quoi ?

... à l'heure où les malades leur arrivent sur un plateau  money-mouth (technique ...), les urgences sur RDV  money-mouth (gare à toi si tu appelles le SAMU ou si te pointes aux urgences avec une urgence, ce sera rien ou dans ta tête, ou parce que tu abuses des soins  laughing) triées et souvent refusées par des sous-fifres secrétaires - et bientôt des " assistant(e)s " - " médicales ", la priorité de tou(te)s ces " soignant(e)s " burnes outé(e)s qui se font ou réclament plus de pognon pour eux/elles-mêmes, dont on ne questionnera jamais le " dévouement " sauf dans des ouvrages vite oubliés (cf. le bien nommé " Omerta à l'hôpital "), c'est certes pas plus de soigner  frown on leur a dit de faire du pognon avec les malades, le message est si bien passé  laughing - de soulager encore moins (laisser les gens souffrir permet de jouer encore et toujours la carte de la persécution par les malades, en même temps que de con-forter son petit pouvoir sur eux/elles) - quand à les soigner, ce serait pas vraiment ni de suite lucratif  ⇒ appelons plutôt ça les rentabiliser toujours plus  tongue-out

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c'est un mécanisme bien connu (? pas reconnu par qui l'utilise) de projeter la faute sur les autres, en l'espèce sur beaucoup plus vulnérables que soi, disons des gens qui n'ont pas le choix, puisqu'en face, alors qu'on est si arrogant(e) et qu'on se montre si rempli de toute-puissance triomphante  undecided la vérité jamais avouée aux malades est qu'on se couche en fait devant les gestionnaires  money-mouth " de santé " - (cadres si bien payé(e)s et administratif(ve)s à l'hosto, petit(e)s chef(fe)s de la sécu en ville) → plutôt que de reconnaître sa propre lâcheté devant de pur(e)s financier(e)s, on dira que c'est le bas peuple des malades qui profite des soins   surprised - qu'en plus, suprême tarte à la crème, on n'assure plus puisque ça coûte cher à la sécu (le refrain bien repris actuellement) et que le mot d'ordre omniprésent est qu'il faut faire du profit

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comme la vraie médecine n'a rien à voir avec des impératifs financiers, tout élan véritable pour soigner sera automatiquement refréné car cela ne rentre pas dans des plans comptables, les seuls admis par les autorités de contrôle → tout(e) malade n'est donc plus vu(e)s que comme une source de profit  money-mouth le réflexe immédiat est de le/la dispatcher entre le maximum de spécialités et de sous-spécialités lucratives devenues fins - non plus moyens  undecidedqui vont le découper en tranches et se le renvoyer comme une patate dans un circuit sans fin, où nul(le) ne voit de quoi/ni de qui il s'agit globalement et ne le/la voit que sous l'angle de sa partie, étanche d'avec les autres, avec une communication qui se délite de plus en plus autant que les responsabilités  wink pour arriver à un puzzle de pseudo-pathologies (qui ne sont hiérarchisées ni selon l'optique des malades, ni même du bon sens) que les généralistes ne peuvent/veulent reconstruire

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le/la malade est con-sidéré(e) non seulement comme en morceaux où choisit celui qui con-vient le mieux à telle ou telle " spécialité " pour faire des actes donc lucratifs, mais en plus hors sol, hors de son milieu " naturel " - de travail ou d'environnement social - où l'on ne calcule plus ses potentialités et intérêts  frown → il/elle doit se plier aux contraintes fixées par ces spécialités à distance qui évoluent pour leurs comptes  money-mouth loin des milieux de vies habituels des malades, lesquels n'intéressent les médecins du 3ème millénaire que de loin - pour en faire aussi des catégories, de la sociologie de bazar  undecided ... ou plus prosaïquement, satisfaire leur curiosité malsaine de/poser des jugements sur les vies des autres  tongue-out

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la science médicale s'éloigne ainsi de plus en plus de son objet d'étude  frown l'être humain malade, pour en faire des bouts de pathologies devant entrer dans des protocoles et des actes - techniques - codifiés pour amener toujours plus de pognon  undecided → les soins, qui coûtent de l'argent, passent au second plan et la médecine, qui avait déjà tendance à baratiner les gens depuis les débuts et quand il y avait peu de traitements disponibles, ne devient plus qu'éléments de langage médical souvent employés jusqu'à l'absurde (puisque soigner n'est plus le but) pour catégoriser, mais cacher aussi qu'on ne soignera pas la personne, mais qu'on l'utilisera jusqu'au bout - sans qu'elle ait son mot à dire, bien entendu  tongue-out

monty-silence-9-1-19

le/la malade qui reste celui/celle qui sait que ce qui lui arrive est pathologique, n'est vu que comme un support à maladies qui doivent se voir - c'est déjà enseigné de cette manière à la fac où on nous montre essentiellement des pathologies à leurs derniers stades, spectaculaires, " comme si " la parole des gens n'avait aucune importance et qu'ils nous arrivaient donc sur un plateau au dernier stade de leurs maladies pour nous les montrer, sans avoir jamais rien cons-pris  frown - pour qu'on puisse en tirer profit (bien sûr, déjà le voyeurisme) et l'envoyer vite à telle ou telle spécialité  money-mouth → l'imagerie, qui a fait des progrès considérables, a littéralement tué la clinique puisque l'image doit être la plus belle possible, peu importe ce qui arrive aux gens  surprised (et d'ailleurs, comme saint thomas, les radiologues qui se font le plus de fric ne croient que péniblement à ce qu'ils voient sur leurs images, et comme malade tu peux leur répéter trois fois comme saint pierre ce qui t'est arrivé, ils/elles ne te croiront pas  wink)

monty-faith-9-1-19

mais pour finir de tuer la médecine, qui ne devient finalement qu'un tiroir-caisse, il faut donc définitivement terminer de tuer la parole des malades qui peuvent encore tenter en persistant à la prendre  laughing de contredire même les éléments de langage médical dans ce qu'ils ont de plus hors sol, de  déconnectés de la réalité → en ce sens, la psychiatrie  money-mouthqui attend son heure depuis la séparation d'avec la neurologie pour être considérée comme de la vraie Science médicale malgré tout (et malgré ses assassinats répétés de ceux/celles qui tombent entre ses griffes), est devenue une alliée puissante de cette médecine mortifère, les médecins se voulant tout puissants étant quand même souvent débordé(e)s par la symptomatologie qui s'exprime via cette parole des malades n'ayant pas le choix eux/elles, de mentir, ayant vite cons-pris tout l'intérêt de pouvoir faire des emprunts à cette autre catégorie d'éléments de langage ici psychiatrisants  surprised qui tuent si efficacement la vérité de ce qui s'exprime malgré tout chez les malades ⇒ les diagnostics psychiatriques étant des mises en boites définitives de celui/celle qui parle pour le/la disqualifier, le/la désigner comme anormal(e), et lui nier tout droit à être écouté et entendu  frown - par contre, la camisole au moins médicamenteuse va pouvoir être appliquée dans la foulée - en se posant en face en plus comme une autorité de/en santé mentale, ce qui est un comble pour des médecins (" Docteurs " psychiatres ou non) n'ayant la plupart du temps effectué aucun travail psychothérapeutique sur eux/elles-mêmes - et pour les psychiatres  money-mouthignares en médecine mais encore moins dénu(e)és de curiosité malsaine et d'envies de pouvoir et de pouvoir donner leur avis sur tout, c'est tout bénef, toujours avides de récupérer les malades et les manger à leurs sauces (avec accès direct au cerveau via les neuro"sciences") - et là-dedans, c'est pareil que la médecine " moderne " que la psychiatrie singe : un comportement qui se voit = un symptômeet on en fait vite une " maladie "  money-mouth

monty-model-9-1-19

à une époque où non seulement l'individualisme, mais l’égoïsme est exalté et où il faut consommer  money-mouth prendre l'ascendant sur les autres, la médecine aussi non seulement ne veut pas se fatiguer à aider, mais cherche à exploiter le filon en chosifiant les malades  money-mouthen en découpant des morceaux choisis, dévaluant leur(s) parole(s) qui pourtant n'a pas de prix : c'est là qu'il y a les racines de la médecine pour ne retenir que les signes visibles à faire entrer dans des cases et bientôt emmagasinés dans des ordis pour les " rationaliser " et rentabiliser le tout , l'humain, le sens de l'humain, l'(entre)aide tout simplement humaine et une  vision vraiment globale, des problèmes ainsi que le RÉEL partage se perdent   frown → sur ce triste bilan, je fois vous laisser mes amis, je reviendrai pour les corrections et rajouter des images, je suis à la bourre comme on dit, et en attendant, je vous fais tout plein de gros bisous d'amour  embarassed

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