La paradis suisse

Comme ailleurs la prospérité suisse se nourrit de la précarité qui alimente le recrutement de l'extrême-droite et le mensonge du ruissellement.

Ce court article du Courrier nous rappelle cette vérité bien connue : la prospérité se nourrit de la précarité des bas salaires de ses employés. Au passage nous pouvons constater que les bas salaires suisses commencent à 3971 €uros (4335  CHF) ce qui en dit long sur les prix dans la Confédération Helvétique.

Sous ses apparences de pays confortable et de coffre-fort européen la pays n'est pas si différent de ses voisins. Le travail à temps partiel y sévit comme ailleurs. Les bas-salaires touchent tous les cantons, avec 19 % à Genève, mais plus fortement les zones moins riches, 25 % au Tessin. Je me souviens avoir entendu il y a cinquante ans cette blague lors de la Fête Nationale (1er Août).

Quand Neil Armstrong a posé le pied sur  la Lune il s'est trouvé face à un Suisse. Étonné il a demandé l'explication. L'autre lui a dit : "On a un truc". Joignant à la parole  le geste d'empiler un objet sur un autre il a continué : "On prend un italien, puis un italien, puis un italien..."

Le racisme anti-sud persiste, alimenté dans les couches défavorisées par le manque d'emploi. Les boucs émissaires sont donc bien vite identifiés par la démagogie de cette extrême-droite que nous devront bien un jour cesser de simplement nommer populiste par je ne sais quelle pusillanimité.  

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