Un de ces baby-boomers tant décriés.. L'important est ailleurs. Dire d'où politiquement on parle. Quelque part entre Marx, Bakounine, Murray Bookchin et Wendy Brown mais aussi Ursula LeGuin et Jackson Browne.
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Primaire, la conclusion du quinquennat Hollande
La primaire qui conclut le quinquennat de Hollande signe le début du processus institutionnel de recomposition de la gauche. Les processus politique et social sont engagé depuis déjà longtemps. L'enjeu n'est plus l'élection de 2017 sacrifiée par le PS depuis longtemps mais la renaissance d'une gauche capable de s'opposer au vent de droite qui souffle sur le monde.
Un de ces baby-boomers tant décriés.. L'important est ailleurs. Dire d'où politiquement on parle. Quelque part entre Marx, Bakounine, Murray Bookchin et Wendy Brown mais aussi Ursula LeGuin et Jackson Browne.
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La primaire socialiste fait couler beaucoup de salive, surtout chez les commentateurs politiques. Le plus drôle est peut-être Laurent Joffrin dans son éditorial de Libération. Incapable d'assumer son hollando-vallsisme -peur de perdre des lecteurs ?- il se contente de faire comme si la victoire de son camp aux élections de printemps était encore à l'ordre du jour.
Il a évidemment au moins deux fois tort.
Ce camp n'existe plus. Ce que l'on appelait gauche a été systématiquement détruit par Hollande et consort. Aucun des politiciens de gauche n'est complètement innocent dans cette affaire mais la responsabilité de la clique gouvernementale va bien au -delà des erreurs tactiques, des mouvements d'humeur ou des accès de sectarisme des uns ou des autres.
La seule chance que la gauche pourrait avoir de ne pas être éliminée dès le premier tour de la présidentielle réside dans un éparpillement des voix entre les trois candidats de droite, LePen, Fillon, Macron, qui permette une improbable qualification pour la suite. Cette situation,, basée sur un malentendu ne pourrait conduire au mieux qu'à une assemblée ingouvernable et au cahot et en aucun cas à un gouvernement progressiste.
La victoire de Benoit Hamon apporte un signe positif : il existe une perspective de rebond à gauche, une perspective de reconstruction. La contradiction première réside dans la source apparemment urbaine et assez bourgeoise du vote Hamon à la primaire alors que les forces vives de la reconstruction se trouvent dans un tissu social plus provincial, parfois rural, attaché au terrain. Cette distance est à la fois une chance et un handicap. La convergence d'une gauche de mouvement qui lui permette un débouché politique ne peut qu'être entièrement rebâtie. De ce point de vue la chute du PS et sa destruction éventuelle à terme n'est pas seulement une bonne chose. Elle est nécessaire. La pathétique intervention de Cambadélis hier soir, plus "ravi de la crèche" que jamais en était la parfaite illustration.
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