Je parie que l'U.E. va céder à Boris.

Boris Johnson a entamé un bras de fer avec l'Union Européenne. La Commission et Macron ont juré que le "deal" n'était pas négociable. On parie? Qui c'est le chef, Emmanuel ou Angela?

Boris Johnson est parti sur les chapeaux de roue. Il fait savoir a grand renfort de déclarations, de coups de fil à ses collègues et de menaces d'élections anticipées, en un mot de menace de chaos, qu'il ira jusqu'au bout. Mais pour quel objectif au fait?

Le seul objectif chiffré est la date de la réalisation effective du Brexit, le 31 Octobre. Il ne semble pas que le contenu lui importe. Sortie avec ou sans accord, contenu de l'accord à renégocoer, de tout cela il ne dit rien. Il semble faire de la politique à la manière de Donald Trump, brutale.

En fait il fait le contraire. Là où Donald Trump pratique la brutalité, utilise la force comme moyen pour arriver à ses fins (le Mur Trumpien par exemple) Boris Johnson utilise la peur du chaos comme moyen pour sortir vainqueur, être le plus fort. Alors que beaucoup d'analystes et d'agents économiques britanniques agitent le spectre de la catastrophe du Brexit sans accord Johnson le revendique comme un moyen de chantage. Il dit en substance à ses partenaires : "Si vous n'êtes pas gentils avec moi, si vous n'annuler pas le "filet de protection" nord-irlandais je vais le faire ce Brexit sans accord. Même pas peur". 

Et il pourrait bien avoir raison. En face, côté U.E., la voix prépondérante reste celle de l'Allemagne qui craint plus que tous les autres le ralentissement su commerce avec le Royaume-Uni qui ets un de ses importants client. On entend déjà la petite musique conciliatrice qui commence à se jouer à Berlin. Qui l'emportera des rodomontades de Macron et du réalisme de Merkel? La réponse est certainement dans la question

Les élections britanniques étant politiquement inévitables, soit avant soit après le 31 Octobre la seule inconnue est de savoir le poids qu' auront les Libéraux-Démocrates, second parti de la droite ressuscité par l'interminable chantier du Brexit, dans la nouvelle majorité conservatrice.

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