La gestion de réputation chez les petits commerçants

Si un bad buzz peut être absorbé rapidement par de grandes entreprises (nous avons vu l'exemple des compagnies aériennes américaines, par exemple), dans le plupart des cas, un travail relativement important de communication doit être effectué pour rétablir la confiance. Comme nous l'avons vu dans notre article précédent, sans un travail de fond, les traces vont rester visibles indéfiniment.

Si l'on se concentre maintenant sur un niveau encore plus petit, au niveau des très petites structures comme les artisans et les fleuristes, certains n'ayant même pas de site internet, les ravages peuvent tout simplement mener à une faillite. Sans les ressources et la culture numérique propre à ces problématiques, de nombreux petits commerçants ne vont pas pouvoir réagir à temps, et n'auront pas forcément les moyens d'investir dans une campagne de communication, même légère.

Selon Patrick Wittwer, de la société de livraison de fleurs 123fleurs.ch à Genève, "en tant qu'habitués du web, nous avons du mal à concevoir que de nombreux gérants de sociétés ne sont pas du tout connectés, et que la méconnaissance du média internet est totale". On peut citer les fleuristes mais ce sont de nombreuses sociétés de commerce de détail qui sont touchées, et surtout l'artisanat. Patrick Wittwer plaide pour "un regroupement des forces à travers des fédérations conseillées par des experts en numériques" pour effectuer la transition vers les nouvelles technologies. Il est vrai que la situation économique des petits commerçants est déjà critique, même avec une présence forte sur le web. Sans communication internet - et donc sans protection contre les crises - il est difficile d'imaginer un avenir pour de nombreuses sociétés.

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