mot de passe oublié
onze euros les trois mois

Restez informé tout l'été avec Mediapart

Profitez de notre offre d'été : 11€ pour 3 mois (soit 2 mois gratuits) + 30 jours de musique offerts ♫

Je m'abonne
Le Club de Mediapart mar. 26 juil. 2016 26/7/2016 Dernière édition

Une ère nouvelle pour les écoles supérieures d'art

L’ésã, Ecole supérieure d'art du Nord-pas de Calais, porte à compter d'aujourd'hui sur la place publique les débats qui l’animent, grâce à Mediapart.

Photographie de l'exposition des étudiants de l'ésã de décembre 2011 intitulée Fulgurances et organisée par l'association des étudiants : Sans Titre. © association Sans Titre Photographie de l'exposition des étudiants de l'ésã de décembre 2011 intitulée Fulgurances et organisée par l'association des étudiants : Sans Titre. © association Sans Titre


Sans prétention à généraliser un régime, fut-il esthétique, notre recherche identitaire articule le singulier au collectif à plusieurs niveaux.

Photographie de l'atelier Play/display avec Maïté Vissault et Ruben Bellinckx. Sur l'image : Angèle Mouteau, Julien Boucq et Antoine Liebaert  © Marina Chao Photographie de l'atelier Play/display avec Maïté Vissault et Ruben Bellinckx. Sur l'image : Angèle Mouteau, Julien Boucq et Antoine Liebaert © Marina Chao

Les écoles supérieures d’art ont vécu ces dernières années ce que l’on peut qualifier de mise en crise régulière. Nécessité contextuelle, contingence, ou secouage volontaire de cocotiers, liposuccion d’une souris-mamouth (maousse) ou signe d’un endormissement du projet radical des écoles d’art, cette vague réformatrice serait venue de Bologne (qui s’en désespère). Les écoles d'art vivent depuis Bologne sous la férule de l'évaluation, des indicateurs, de la mesure, de la mondialisation, de l'ouverture des échanges, de la mise en concurrence des formations. On peut y lire l’empaquetage de la part irréductible de l’art - avec le reste - en modules agençables à souhait et gavés aux hormones d’un rôle social devenu viatique. Mais la mobilité du regard passe par celle du corps et il faut permettre au corps mobile de retrouver quelque assise ici et là, d’emmener avec lui ses lettres de crédits pédagogiques, son bagage étiqueté.

Vue de a revue de l'association des étudiants : STAC (Sans Titre Avec Contenu). © Marie Decarnin Vue de a revue de l'association des étudiants : STAC (Sans Titre Avec Contenu). © Marie Decarnin

Ces réformes réenclenchent une inquiétude essentielle. Elles réveillent, comme une blessure ancienne, une fondation qui, à défaut d’être stimulée, se fragilise, se délite.

Notre identité est là où nous nous reconnaissons et où nous sommes reconnus; elle se définit de manière fluide, plastique, par les interactions entre des perceptions et des mouvements, internes et externes. Appeler ici plus qu'ailleurs à l’expression de ces flux nous a semblé plus qu’une évidence, une nécessité.

" Le chant tel que tu l’enseignes n’est pas convoitise ni quête de quelque chose que finalement on pourrait atteindre.

Le chant est existence. " (1)

Installation de figures en céramique lors de la manifestation Spreading out, en septembre 2011. © Akiko Okumura Installation de figures en céramique lors de la manifestation Spreading out, en septembre 2011. © Akiko Okumura


Roland Decaudin

Directeur de l'Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais / Dunkerque-Tourcoing.



(1) : R.M. Rilke Les Sonnets à Orphée, I, 3 (trad. Angelloz, légèrement modifiée par Pierre Hadot in Le Voile d’Isis, Gallimard, 2004)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Tous les commentaires

Cet été, Mediapart vous accompagne partout !

onze euros les trois mois

À cette occasion, profitez de notre offre d'été : 11€/3 mois (soit 2 mois gratuits) et découvrez notre application mobile.
Je m'abonne

Le blog

suivi par 10 abonnés

Identité(s) de l'Art

mots-clés