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Le Club de Mediapart lun. 30 mai 2016 30/5/2016 Dernière édition

Les deux Boltanski

Qu'est-ce qu'une œuvre sociologique ? Doit-on y voir la réitération d'une problématique unitaire, approfondie à travers des exemplifications successives et affinée par des précisions conceptuelles progressives ? Où peut-on plutôt y discerner, comme il est d'usage lorsqu'on parle des œuvres d'art, plusieurs périodes ou manières, qui peuvent ne pas s'articuler de manière cohérente, et même entrer en conflit ? La mise au jour de l'existence de plusieurs œuvres dans l'œuvre n'est pas une nouveauté dans les sciences sociales : un des plus illustres exemples dans le domaine demeure celui de Durkheim, dont on divise souvent l'œuvre en deux parties relativement autonomes, et quelquefois en quatre après la relecture qu'en fit le sociologue structuro-fonctionnaliste Talcott Parsons. En philosophie, il existe plusieurs exemples de clivages théoretico-biographiques : les deux Wittgenstein et les deux Foucault sont sans doute les plus remarquables.Il arrive aussi, comme l'illustra jadis avec un succès social sans précédent la lecture « symptômale » de Marx par Louis Althusser, que la postérité discerne une coupure radicale, là où l'auteur et le premier cercle des lecteurs n'avaient vu qu'un unique mouvement : il existe un Marx d'avant et d'après la coupure.
Factuellement, il existe aussi deux Boltanski. Celui qui fut le collaborateur efficace et inventif du « patron », comme il le nomme lui-même, Pierre Bourdieu, aux beaux jours de la première version d'Actes de la recherche en sciences sociales. Au patron, normalien parfait, le sérieux de la grande théorie, au jeune second, autodidacte bien connecté à la vie parisienne, les audaces de la bande dessinée et de la bohême post-soixante huitarde. Et il y a un autre Boltanski : celui qui sembla réinventer overnight, avec son complice Laurent Thévenot, la sociologie autour du concept de justification. Un nouveau lexique pour de nouveaux objets, un nouveau style aussi, fait de connivences philosophiques et de déprises idéologiques, où l'on ne retrouvait guère le disciple de Bourdieu. La main droite de Luc Boltanski ignorait-elle désormais ce qu'avait fait sa main gauche au temps de la jeunesse ? Les naïfs semblaient le croire, tel l'habitus du sociologue semblait transformé. Peut-on changer d'habitus comme de « look » ? L'escapade de Boltanski suscita des questions théoriques venues du plus profond de la sociologie de Bourdieu. Elle mit de mauvaise humeur les membres du premier cercle du sociologue béarnais, qui avaient préféré creuser comme de vieilles taupes l'édifice structuraliste du maître ou s'étaient contentés d'en reproduire servilement les lignes. Autodidacte génial au milieu de normaliens craintifs, paralysés par la grandeur du maître, le souvenir réinventé de la fondation durkheimienne et la nécessité de faire école en sciences sociales. Boltanski, qui n'avait aucun surmoi scolaire, gagna sur les deux tableaux : il avait été le disciple préféré du maître. Il en fut le dissident le plus reconnu. On n'a pas souvent remarqué que la question de la philosophie se trouvait au centre de la relation entre Bourdieu et Boltanski. Le Bourdieu d'avant la gloire, en tout cas d'avant les Méditations pascaliennes (1997), avait poursuivi la tradition durkheimienne de rupture avec la philosophie. Il disait l'avoir mis à distance de la science, à travers une objectivation dont elle ressortait en lambeaux. Les lecteurs pressés qui virent dans la Distinction la haine de la philosophie se trompèrent lourdement : il s'agissait en fait d'un amour fou, d'un amour vache, comme la suite le dira. Bourdieu disait souvent à ses élèves, dans la forme du tête-à-tête vespéral qu'il aimait et d'où les jeunes sortaient comme s'ils devaient devenir un jour les maîtres du monde conceptuel : laissez-moi la théorie, contentez-vous de l'utiliser. Les jeunes agrégés de philosophie qui continuaient d'entourer le maître, Durkheim style, prirent au sérieux une telle mise à distance du concept, et pour certains, coururent vers l'abîme empirique, disparaissant sans laisser de traces. Comme par un tour de passe-passe, ce fut Boltanski qui reprit à son compte l'exigence philosophique : il le fit avec autant de maladresse que d'inventivité. Loin d'être conspué par les philosophes de métier qui auraient pu y voir une sorte de zèle du néophyte, il fut reconnu séance tenante par leur communauté, par Paul Ricoeur en particulier. La sociologie en gros sabots, effectuée par des normaliens souvent mal à l'aise en société, avait vécu. Lui succédait quelque chose de plus fin, de plus « palatable » pour les gens de bonne naissance, qui se nommait « nouvelle sociologie » et qui me faisait irrémédiablement penser à la « nouvelle philosophie de M. Bergson » du début du siècle dernier, laquelle niait toute attache avec les épisodes précédents de la discipline, bien que, comme l'historiographie l'a amplement montré, le bergsonisme fût en bonne part une résurgence du vieux spiritualisme français. La finesse de Boltanski fut de percevoir une profonde transformation des sensibilités sociales, dont Bourdieu avait eu l'intuition vague à travers sa théorie un peu bancale de la « petite bourgeoisie nouvelle », mais n'en avait rien conclu : l'heure était à la critique du déterminisme, des régularités pesantes et de l'anonymat structural. Il fallait en revenir à l'acteur et à ses capacités. Contre le sociologisme guerrier et cogneur du maître, il fallait quelque chose de plus « cool », l'exigence du bien commun à la place de la guerre de tous contre tous. Nous fûmes fascinés, car un peu d'agapè vaut mieux d'un tas de bournifles sur un terrain de rugby boueux, et après des décennies de Kampfplatz, on méritait bien un petit break. Au-delà, la proposition de la nouvelle sociologie intéressa, car elle était porteuse d'inventions théoriques de première importance. Bien plus : les nouvelles sociologies, dont Philippe Corcuff s'était fait le héraut, balayaient tout sur leur passage et rangeaient l'œuvre de Bourdieu dans le grand et obscur carton à chapeaux du mainstream, de la sociologie « standard », comme dit Boltanski dans De la critique, avec une certaine injustice. Une référence assez lâche au pragmatisme fit l'affaire, et l'on prit l'habitude d'associer la théorie de la justification de Boltanski et Thévenot à celle de l'acteur-réseau de Bruno Latour et Michel Callon, en oubliant que dans l'œuvre du premier nommé une exigence politique continuait de travailler l'approche pragmatiste des objets et le distinguait du retour à la magie de Tarde et de l'oubli de la domination qui continuent de caractériser la sociologie aujourd'hui majoritaire en France, particulièrement quand elle se fait à l'Institut d'études politiques de Paris.
L'an dernier, dans un ouvrage plus personnel mais formidablement attachant, Rendre la réalité inacceptable), Boltanski avait levé un coin du voile sur sa double vie théorique, comme s'il était travaillé par une exigence de cohérence à soi. L'oubli de son passé chez Bourdieu, ou plutôt son oblitération, avait permis à Boltanski de lever les censures imposées dans la vie collective souvent exténuante qu'exigeait la construction de la science : il avait quitté la maison à l'aube les chaussures à la main, pour ne pas réveiller les vieux disciples, et sans doute pour ne pas fâcher le patron. Il avait désormais accumulé assez de ressources et en avait peut-être assez de passer pour un sociologue convenable (son Nouvel esprit du capitalisme, rédigé avec Eve Chiapello, était loin d'avoir déplu aux franges les plus éclairées du patronat, phénomène dont le livre lui-même permettait de faire la théorie) : il pouvait revenir à ce qui était devenu une sorte de gros mot, la « critique ». Certains de ses disciples crurent y voir une sorte de tête-à-queue, ou une facétie de vieux rebelle. À un certain moment de la vie, on a sans doute envie de se débarrasser d'impedimenta, et les élèves sont dans le lot. Si le groupe réuni autour de lui mima les comportements de secte que le nouveau chef avait connus chez Bourdieu, on sentit très vite que Boltanski avait d'abord envie de faire son œuvre, plutôt que de créer une école pour les siècles des siècles.
De la critique est la mise en forme théorique de l'histoire que je viens de tenter de raconter. Ce livre fera date, même s'il n'est en rien, comme son titre l'indique, un précis. Boltanski a la vieille, et rigolote habitude, de se moquer des catégories scolaires. Il s'agit de l'édition de trois conférences Adorno prononcées à l'initiative d'Axel Honneth, avec lequel l'auteur dit « entretenir un dialogue très enrichissant » dont le lecteur ne saura à peu près rien. Plus généralement, la théorie critique, souvent rassemblée autour de la notion confuse d'« Ecole de Francfort » ne semble pas intéresser outre mesure Boltanski. En fait, ce qui est de la plus haute importance pour lui est d'instaurer une conversation posthume avec Bourdieu, en lui donnant une forme beaucoup plus conceptuelle et en restituant, à l'aide de l'opération dialectique critique/critique de la critique/dépassement de la première forme de la critique dans une opération redéfinie comme « sociologie de l'émancipation », une logique historique des énoncés successifs. Bien que certaines argumentations laissent le lecteur dans l'ambivalence, l'ensemble, qui a gardé le léger tremblé de la présentation orale, est une vraie réussite, comme si le cadre formel avait permis à l'auteur, sans doute pour la première fois, de se situer d'emblée dans le registre théorique. Ces conférences sont bel et bien une épreuve, au sens que Boltanski a contribué à fixer, de laquelle sort une nouvelle construction théorique. Contre les limites de la théorie critique « à la Bourdieu », Boltanski reprend en les approfondissant des arguments éprouvés dès les Cadres, publié en 1982, un livre particulièrement réussi puisqu'il se situe hors de l'espace propre à Bourdieu sans s'embarrasser des contraintes lexicales et rhétoriques futures de la théorie de la justification. Boltanski a bien montré l'inanité de la position « surplombante » en sociologie et raillé la « science royale » qui s'en garantirait. L'affaire est entendue : plus personne ne se reconnaîtrait aujourd'hui dans une sociologie du dévoilement qui ferait des acteurs de simples supports de structure ou les exécutants d'une partition. Là encore, Boltanski vise plutôt la sociologie de Bourdieu que l'ensemble des gestes sociologiques qu'on peut subsumer sous la notion de « sociologie de la domination ». Boltanski ne se soucie pas trop d'érudition sociologique, et il serait vain d'axer la critique de l'ouvrage sur ce point, tant il est loin de préoccuper l'auteur. Disons simplement qu'il offre sous une forme saisissante une critique bien fondée de la position critique. Il insiste surtout sur un fait que l'entrée de Bourdieu dans le panthéon universitaire américain et mondial laisse complètement de côté : Bourdieu a voulu se démarquer de la théorie critique en recentrant l'activité sociologique autour de la recherche empirique, ce que Boltanski appelle « l'enracinement de la pratique de la sociologie dans un métier ». C'est aussi ce qui donne à la conceptualisation de Bourdieu son caractère éminent dans la proposition de Boltanski. Elle seule permet de mettre en tension les projets d'une sociologie descriptive tels que les connaît la sociologie ordinaire et l'idée même d'une sociologie critique. Le problème de la critique ne se poserait pas vraiment si la recherche empirique et la position critique se situaient dans des registres radicalement différents. Boltanski met admirablement cette contradiction en lumière : la sociologie de Bourdieu est à la fois un métier, au sens le plus technique et le plus juridique du terme, et une disposition critique qui ne peut faire l'objet d'une inclusion simple dans une institution de savoir. C'est de cette tension de plus en plus intenable, marquée dans le clivage même de la vie de Bourdieu, médaille d'or du CNRS et porte-voix des grévistes à la gare de Lyon, et qui le distingue radicalement de tous les autres « intellectuels engagés » que la critique de la critique a voulu sortir. Cette sortie s'est sans doute faite au prix d'une certaine dépolitisation de la sociologie, bien que les objets de la théorie de la justification fussent essentiellement de l'ordre du politique. Il fallait à tout prix de se dégager de la tenaille dont les branches seraient d'un côté la science royale et de l'autre côté la libération sociale. Les pages que Boltanski consacre à sa contradiction sont parmi les plus fortes de l'ouvrage.
Le programme pragmatique apparaît comme l'alternative à la contradiction énoncée plus haut. La question des institutions apparaît centrale à ce point. Boltanski ne part pas du point de vue durkheimien sur les institutions, fondé sur l'adhésion non interrogée à la croyance en l'institution (la sociologie, c'est la science des institutions, disait-il), mais de celui de John Searle, pour lequel l'institution est beaucoup plus incertaine dans sa définition. Le pragmatisme va plus loin dans la déstabilisation de la notion et l'efface de son programme descriptif. Non sans rapport avec l'héritage interactionniste (et en y incluant pour une fois Erwing Goffman), l'approche pragmatiste va mettre au centre de l'attention l'incertitude de l'action et de ses conséquences. Si l'on considère que le cœur de la sociologie est de produire des assertions théoriques sur des constats de régularités ou de récurrences (ce que faisaient Durkheim et, à un moindre degré, Weber), l'insistance sur l'incertain ou sur la réalité du jeu sportif, qui est loin d'être sans régularité mais dont on ne peut jamais prédire le résultat final, implique un déplacement radical de l'activité sociologique, que Boltanski prend avec plus de gravité politique que les théories interactionnistes, dont l'armature trop légère n'a pas permis de tirer tout le profit possible de la description d'un monde incertain.
Il me semble que Boltanski fait franchir un pas considérable à toutes les sociologies d'inspiration pragmatiste, qu'elles aient eu leur source chez John Dewey ou George Herbert Mead : on ne peut se contenter de se « tenir au plus près de ce que disent et font les personnes ». C'est un réquisit certes, c'est un moyen d'analyse mais jamais une fin en soin. En réintégrant la question des inégalités de ressources dans l'espace social et l'existence de formes effectives de domination dont Boltanski, s'appuyant sur ses travaux antérieurs, montre que les dernières espèces ont été élaborées dans la forge du management, on peut retrouver une fonction active de la sociologie, la recherche de l'émancipation. C'est une nouvelle mise en forme de la domination que Boltanski met au jour : moins centrale d'apparence, plus réticulée, beaucoup plus amicale en apparence dans ses propositions mais sans doute beaucoup plus exigeante pour les travailleurs, la nouvelle domination présuppose l'intensification des liens entre ses principaux acteurs et des formes de plus en plus complexes de coordination.
Doit-on s'en tenir à ce constat ? Absolument pas si l'on tient à réintégrer dans un nouveau modèle d'action savante les exigences inaugurales de la critique. Mais comment faire si le savoir nous éclaire sur la puissance des nouvelles formes de domination ? Boltanski décrit avec justesse la course de vitesse de la critique avec une réalité suffisamment robuste pour en intégrer les éléments les plus corrosifs et les activer à son profit. On retrouve ici un vieux débat sur les modes de coordination de l'action politique. Boltanski nous offre-t-il un nouveau kit théorique qui nous permettrait de réconcilier la critique, le pragmatisme et l'efficacité réflexive que leur articulation nous permet ? La réponse est non. Pour finir, Boltanski revient à une proposition qui est bien antérieure à l'émergence de la sociologie professionnelle, ce qu'il appelle « l'éternel chemin de la révolte ». À la révolte est associée la notion de communisme, à laquelle le socialisme réel a fait perdre son lustre, mais qui pourrait redevenir une idée neuve. Ce n'est pas faire injure à Boltanski que de dire que l'envolée politique finale n'est pas à la hauteur de l'effort théorique qu'il produit et des bonheurs conceptuels qu'il suscite chez le lecteur. Comment dire ? On a l'impression que Boltanski le rebelle rentre dans le rang du révolutionnarisme à l'ancienne sans que cela ne lui pose aucun problème. Le sociologue n'aurait-il rien appris de l'historien ? Une telle attitude est dans le goût du jour dans le monde universitaire, mais elle ne suffit pas. La révolte n'est qu'une forme inchoative de l'action collective et l'on peut aussi affirmer qu'on n'a pas encore exploité toutes les ressources de la démocratie, tant que celle-ci reste dans un état d'enfance ou régresse même. Les lecteurs les plus à gauche de Boltanski ne trouveront rien à redire. Je serai plus réticent sur la conclusion : si tout le parcours de Boltanski le conduit à faire l'éloge implicite de la forme parti révolutionnaire et de la figure du révolutionnaire professionnel, le gain est limité. Bourdieu avait dans la première partie de son œuvre, rendu théoriquement impossible l'instrumentalisation de la théorie par la pratique révolutionnaire. C'est autour de ce point que se concentrent toutes les difficultés : la sociologie doit-elle se contenter de voir s'affronter ceux qui veulent, comme Boltanski, rendre la réalité inacceptable et ceux qui font tout pour la faire accepter, comme la sociologie standard ? On peut choisir un point de vue un peu différent : et si la bonne sociologie était ce qui permet de surmonter cette contradiction ? Et s'il s'agissait de penser les moyens de reconstituer un espace politique inédit qui ne se dise pas dans les limites de l'opposition canonique entre l'apathie et la révolte ?
Je reconnais ne pas pouvoir opposer de bons exemples à Boltanski. Il aura raison de voir dans mes remarques finales une sorte de prurit social-démocrate bien tardif. La mode est plutôt à Badiou, « l'intellectuel français le plus demandé à l'étranger » comme il se présente lui-même. Le révolutionnarisme est aussi un produit du nouveau capitalisme. Curieusement, Boltanski semble abandonner toute attitude réflexive vers la fin de son ouvrage.
Il n'en reste pas moins que ce livre, qui nous offre le plaisir rare d'une pensée s'affrontant avec elle-même sans complaisance et avec une rigueur qui nous rafraîchit, est un des grands bonheurs de cet automne. Lisez le et critiquez le.
Un disciple de la théorie de l'acteur-réseau m'a dit récemment que par ses deux derniers livres Boltanski « signait son entrée dans la sénilité ». Il me semble au contraire qu'il a bien rajeuni
Jean-Louis Fabiani
Luc Boltanski, De la critique. Précis de sociologie de l'émancipation, Paris Gallimard, 2009, 298 p.,19,90 euros.

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