Ovaires et couilles

Voilà voilà voilà. J’ai un peu hésité, c’est pas la meilleure façon de se faire virer, mais comme j’avais envie de voir de nouvelles recouvertures, allez hop ! J’espère qu’on va pas le dépublier, ça m’obligerait à migrer l’article vers mon blog, j’aurai un peu peur pour ma réputation, avec toutes les énormités qu’il contient !

 

coquille

Savez-vous ce qu’est «  l’erreur 500  » ? C’est une erreur serveur qui se produit entre autres quand, sur Mediapart, on clique sur « quitter l’édition ». Je m’en suis tapé tout un tas, puisque j’ai réitéré l’essai toute une semaine, pensant à un problème momentané. Mais non. J’ai donc envoyé un MP à Grain de Zèle, lui demandant comment on fait. Elle m’a demandé si c’était pas un malentendu, je lui ai répondu que non, elle m’a pas répondu, j’ai pas insisté.
Au fond, elle a eu raison. La preuve, me revoilà ! J’ai en effet eu à résoudre un problème de mot. Je voulais dire « Macron est le seul à avoir eu les couilles de … », et j’ai vu que cela n’était pas bon : déjà, c’est grossier. Puis c’est macho, phallocrate, carrément vintage, politiquement incorrect au plus haut point. Comme par ailleurs j’avais déjà eu l’occasion de réfléchir à l’écriture inclusive et au débat qu’elle pose*, j’ai trouvé illico une solution : « Macron est le seul à avoir eu les ovaires de … »
Et je remplace « couillu » par « ovairu ». Of Corse.
Franchement, je suis pas mécontent. Le style y gagne, et aussi la poésie et l’expression. C’est très laid, une couille. Peut-être qu’un ovaire c’est moche aussi, mais comme on le voit pas c’est pas grave. Et puis c’est bien plus efficace : entre un ovule et un spermatozoïde, y a pas photo. Et le côté « struggle for the life » de la course des spermatos, laisse tomber. Ce qui est d’ailleurs le cas d’une couille, vulgaire coquille sans « q », comme l’a souligné Boris Vian, et qui pend. (poil au curé de Camaret).

Et puis, c'est vrai, Anna Politkovskaïa, Wangari Maathai, Rosa Parks, entre autres, sont couillues.

politkovskaia

 

* J’avais eu cette idée : y a qu’à mettre au féminin. On instaure : "c’est le féminin qui l’emporte". Après la levée de boucliers qui s’ensuivra, on aura qu’à négocier : une fois sur deux, on met : «  Les intermittents ont protesté, une fois sur deux « les intermittentes ont protesté ». Je fais déjà ça avec la conjugaison. Aux troisièmes personnes, on met alternativement « il » ou « elle », « ils » ou « elles », ce qui est quand même moins con que « il, elle, chante », « ils, elles, chantent ». Les gosses aussi sont contents, ça fait moins de boulot.

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