Billet de blog 13 août 2022

Cédric Lépine
Critique de cinéma, essais littéraires, littérature jeunesse, sujets de société et environnementaux
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Entretien avec Mariana Di Girólamo, actrice principale de "La Verónica"

"La Verónica" sort officiellement dans les salles en France à partir du 17 août 2022. Ce film est notamment porté par l'interprétation prodigieuse de Mariana Di Girólamo qui avait auparavant marqué par son rôle extraordinaire dans "Ema" de Pablo Larraín.

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Verónica, modèle et épouse d’un célèbre footballeur chilien, passe sa vie sur Instagram. Elle est prête à tout pour récolter 2 millions de likes afin de devenir l’égérie d’une marque de rouge à lèvre.

Cédric Lépine : Contrairement à votre rôle dans le film Ema, où tout votre corps s'exprimait à travers la danse, cette fois, comment avez-vous accepté le défi de ce nouveau scénario où votre corps n'est pas filmé dans son intégralité ?
Mariana Di Girólamo : Bien sûr, contrairement à ce que j'avais à faire dans le film Ema, où nous avons construit le personnage à partir de sa démarche, de sa danse, de son expression la plus physique, ici nous avons travaillé en réunissant notre tension et nos efforts sur un visage. Presque tout le film est tourné en plan moyen, en plan fixe, central où l'enjeu pour le personnage est de savoir comment atteindre, impacter, influencer les masses. Verónica est une influenceuse qui veut hypnotiser à travers la beauté de son visage et générer de l'empathie dans les masses, chez les auditeurs, chez les followers. Cette immobilité était difficile : j'étais presque toujours assise sur une chaise et souvent mes mains n'apparaissaient même pas à l'écran. J'ai donc conçu une interprétation autour des yeux, le froncement de sourcils, de la bouche et des mots ; un travail sur l'impact que ces mots ont, ces flèches que Verónica lance.

"La Verónica" de Leonardo Medel © Moonlight Films Distribution

Mon travail était à la fois très intime et très frontal avec la caméra. Les influenceurs et communicants des réseaux sociaux utilisent en effet une chaise avec un anneau de lumière devant l'ordinateur ou devant un trépied avec un téléphone. Dans le format dans lequel j'ai travaillé, j'étais assise devant un appareil photo derrière lequel filmait le directeur de la photographie Pedro García. Verónica est issue du monde des réseaux sociaux et c'est un format dans lequel le personnage se sent très à l'aise, contrairement à moi.

Au final, ce qui changeait dans ce film, c'était le décor, ce qu'on voyait derrière le dos de Verónica à l'instar de ce que font les influenceurs. Cela pose la question de la manière de générer du contenu et inventer différents espaces et fantasmes à travers l'arrière-plan proposé au spectateur.

Verónica a plusieurs visages et dans chaque scène on peut peut-être voir un profil différent. J'ai toujours été filmé frontalement, presque jamais à 360°. Ce tournage a été très différent de tout ce que j'avais fait jusque-là.

C. L. : Le fait d'avoir joué à plusieurs reprises pour Leonardo Medel vous a-t-il donné la confiance nécessaire pour relever le défi d'incarner un personnage omniprésent filmé exclusivement en plans-séquence ?

M. Di G. : Cette expérience de tournage que nous avons eue avec Leonardo Medel et avec toute l'équipe de la société de production Merced était en effet essentiel. Leo [Leonardo] m'a toujours invité à sortir de la zone de confort et des espaces que je connais le mieux. Par exemple, quand je tournais à la télévision, quand je faisais des feuilletons pendant de nombreuses années, il m'a invité avec ses projets à sortir de cette monotonie pour entrer dans ces nouveaux espaces de création, expérimenter de nouveaux formats, comme la réalité virtuelle. En effet, nous avons fait trois films en réalité virtuelle : Constitución (2016), Harem (2018) et Hotel Zentai (2018). Nous avons eu de bons moments avec Leo qui a toujours été très généreux avec moi en me partageant ses références, ses anecdotes de vie, en se plongeant dans différents aspects de la vie. Il était convaincu de faire ce film avec moi et je pense que ces deux années de travail ensemble ont été très importantes pour nous. Je l'admire beaucoup pour tout son courage et sa créativité.

C. L. : Quelle a été votre préparation pour construire le personnage de Verónica ?

M. Di G. : Je ne crois pas que Verónica ait une seule identité. Plusieurs personnages vivent en elle et l'on pourrait peut-être dire qu'il y en a un différent dans chaque scène selon l'interlocuteur qu'elle a en face d'elle : son public, ses followers sur les réseaux sociaux ou encore sa mère, son mari, ses nounous, les dames qui l'aident à faire le ménage. Plusieurs visages, plusieurs profils habitent en elle et se combinent. C'était important et stimulant de passer d'un profil à un autre, d'une étape à une autre, d'un espace émotionnel à un autre. En tant qu'interprète, j'allais pouvoir passer rapidement d'une émotion à l'autre, de la joie à l'euphorie, du chagrin à la manipulation... Avec Leo, nous avons beaucoup parlé de différentes techniques et nous avons travaillé scène par scène.

C. L. : Avez-vous beaucoup observé les réseaux sociaux pour créer votre personnage ?

M. Di G. : En vérité, non. Ce n'était pas nécessaire car je dois avouer que malheureusement, avec la perte de temps et d'anxiété que cela me cause parfois, je suis une personne qui passe beaucoup de temps immergée sur les réseaux sociaux. Il y avait donc plusieurs références que j'avais déjà, en plus du fait que je suis une personne publique au Chili. Je m'y reconnais dans certains aspects que cela implique : être exposée, recevoir des commentaires, où votre contenu est constamment jugé, l'anxiété que cela peut générer, la question de l'estime de soi, ce qui est caché, ce que je montre, que je ne dis pas, le pouvoir que cela génère, l'ego, être soumise comme Verónica à un procès public virtuel constant... Ce n'était pas un travail que j'ai fait exclusivement pour le personnage, c'est quelque chose que j'ai subi pendant un moment, mais oui, j'ai dû rechercher un contenu un peu différent de celui qui apparaît avec mon algorithme, pour trouver des profils similaires à Verónica.

C. L. : Comment vous êtes-vous appropriée les dialogues du scénario ?

M. Di G. : En les relisant encore et encore, les apprenant et les énonçant. L'apprentissage de l'accentuation et de la ponctuation était très important. Ce sont des textes longs énoncés en plans-séquence, où il n'y avait donc aucune possibilité de les couper. Je devais les apprendre et les connaître par cœur. J'ai travaillé sur la puissance de ces mots et l'impact qu'ils avaient sur les autres personnages, comme des flèches qui les traversaient. Verónica a toujours su quoi dire, comment influencer : elle vous dirait que peut-être son seul espace de vulnérabilité où elle s'est effondrée et s'est laissée fragiliser était devant sa belle-mère, le reste n'était peut-être que pure manipulation.

"La Verónica" de Leonardo Medel © Moonlight Films Distribution

Cela demandait beaucoup de travail au quotidien et beaucoup de concentration. Tout le travail de préparation avant le tournage réalisé avec Léo m'a permis d'intégrer des références qui apparaissent clairement dans le texte pour construire ce film.

Je reviens aussi à la concentration qui était essentielle. Je l'associe très directement au silence, à l'ambiance qui s'est dégagée et qu'on a compris qu'il fallait créer sur le plateau pour pouvoir dialoguer. J'ai eu peu de scènes avec un échange de regard avec un autre acteur, ce qui est d'habitude facilitant pour construire un personnage. J'avais besoin de cette concentration surtout dans les scènes les plus intimes.

Au final, évidemment, il y avait devant moi le directeur de la photographie, Pedro García, un ingénieur du son, mais c'était très important pour moi de me retrouver avec cet objectif, avec cet objectif et rien d'autre, pour pouvoir communiquer. Il y a eu d'autres scènes, comme celles de la piscine où, contrairement à ce que je viens de dire, en voyant l'équipe, en les écoutant, en les sentant rire de la brutalité de ces scènes, j'ai pu construire mon personnage en interaction.

J'ai pu travailler avec une équipe très respectueuse et incroyable, avec laquelle je me sens très à l'aise. De plus, tourner avec Patricia Rivadeneira, Willy Semler, Ariel Mateluna, Antonia Giesen, Tutu Vidaure, Coco Páez était merveilleux : ce sont tous des interprètes formidables et très généreux. Nous avons tous été très impliqués dans ce projet et avons trouvé ce qui devait être dit, dans ce nouveau format pour nous tous.

C. L. : Dans quel ordre s'est déroulé le tournage des scènes ?
M. Di G. : Honnêtement, je ne me souviens pas exactement, mais je crois que nous avons toujours tourné dans l'ordre chronologique. Entre-temps, s'est produit un événement très important dans notre pays. En effet, l'explosion sociale a eu pas mal de conséquences, avec une justice sociale que nous réclamons toujours aujourd'hui. Ce soulèvement social a été promu par des jeunes venus de tout le pays pour protester contre la hausse des tarifs ainsi que de nombreuses revendications historiques au niveau national pour l'éducation, la santé, les retraites, etc.

En raison de ce déchaînement social qui a duré longtemps, nous étions tous en train de manifester et la plupart d'entre nous devaient suivre des couvre-feux, ce qui a vu nos enregistrements tronqués. Plusieurs fois, nous avons dû terminer plus tôt pour que tout le monde puisse rentrer à la maison et revenir à l'heure, avant de ne plus pouvoir sortir dans la rue. La société de production Merced est très proche de la Plaza Italia, maintenant Plaza Dignidad, centre névralgique de toutes les manifestations. Ce contexte était particulier et nous l'avons vécu en plein tournage. Nous avons su faire face, nous adapter et vivre avec ce qui se passait.

C. L. : Qu'est-ce qui vous a convaincu d'accepter d'interpréter ce rôle ?

L'envie de faire des films, l'envie de travailler dans ce format très différent et de relever ce défi, l'envie de continuer le projet de court métrage avec Leo Medel et l'envie de travailler avec lui et avec la société de production : telles sont les principales raisons pour lesquelles j'ai accepté ce défi. C'était aussi parce que le personnage et le scénario me paraissent fascinants, j'ai donc voulu être dans la peau de ce personnage, de ce stratège, de cette mère, de cet influenceuse. Ce film a eu un cheminement incroyable et je suis très fière de ce que nous avons fait.

C. L. : Combien de temps faut-il en moyenne pour filmer un plan séquence ?

M. Di G. : Je pense que nous tournions à peu près deux scènes par jour. Il fallait au moins environ quatre heures pour filmer un plan-séquence, sans compter l'agencement du plan, l'éclairage, le maquillage, les costumes, etc.

La difficulté était qu'à chaque fois que je faisais une erreur dans le texte, s'il se passait quelque chose avec la lumière, avec les costumes, avec n'importe quoi, si un avion passait... la scène devait être coupée et recommencée à zéro.

C. L. : Quelle est l'influence réelle des réseaux sociaux sur les désirs des Chiliens d'aujourd'hui de construire une société ?

M. Di G. : Je crois que les réseaux sociaux ont un réel impact et influence encore largement la société chilienne actuelle. La plupart d'entre nous sont sur des réseaux sociaux, la grande majorité consomme du contenu, certains d'entre nous en génèrent aussi. Nous en consommons presque tous quotidiennement et plusieurs heures par jour, que ce soit sur Instagram, sur Tik Tok, sur Facebook maintenant un peu plus obsolète. Lors du déchaînement social que j'évoquais tout à l'heure, ces réseaux ont eu un grand rôle. C'est une épée à double tranchant qui ouvre la possibilité de recourir à des médias officiels et moins officiels, des médias autres que la télévision, média désormais totalement contrôlé par la classe supérieure de notre société. Je parle d'une épée à double tranchant parce qu'elle est puissante et immédiate et que nous devrions l'utiliser de manière responsable en raison de ce que cela signifie et en raison de l'impact qu'elle génère.

"La Verónica" de Leonardo Medel © Moonlight Films Distribution

Maintenant, nous sommes en plein processus constituant : en septembre 2022, nous allons voter pour le projet de constitution qui a été rédigé avec une assemblée constituante, et cela a été très controversé, avec beaucoup de fausses nouvelles, de fausses actualités. Il faut donc faire attention à ne pas rester sur les gros titres, à ne pas répéter comme un perroquet ce que disent les autres et il faut davantage lire alors qu'en général je pense que notre société ne lit pas très bien. Je pense qu'il faut faire attention à ne pas s'en tenir à la première chose qui apparaît, à la première chose qu'on entend.

Qu'est-ce qui est vrai et qui ne l'est pas ? Qu'est-ce que l'on montre et qu'est-ce que l'on cache ? On génère du contenu et on crée des envies, des intérêts, des besoins. Ce phénomène rare s'est développé très rapidement, dans lequel nous avons plongé. Je pense qu'il faut agir avec responsabilité avec les réseaux sociaux. Il existe des personnes qui gagnent des millions avec les réseaux, notamment des youtubeurs, adultes précoces, qui vivent en Andorre avec des voitures de luxe, dans des paradis fiscaux sans payer d'impôts, générant des millions depuis leur fauteuil. C'est un phénomène contemporain digne d'analyse et il faudra voir jusqu'où cela évoluera.

C. L. : Peut-on voir dans Verónica le portrait d'une classe supérieure au Chili très éloignée de la réalité quotidienne de la majorité des Chiliens d'aujourd'hui ?

M. Di G. : Nous vivons dans un pays très inégalitaire, avec les écarts sociaux et culturels les plus grands au monde, entre la classe la plus riche et la classe la plus précaire, une classe moyenne délaissée, la classe ouvrière dont est sûrement issue Verónica et à laquelle elle veut renoncer. Elle ne veut pas revenir en arrière car elle a honte de ce passé. On pourrait dire que Verónica est une « nouvelle riche », une fille de l'ostentation, des marques, du luxe, de l'impudeur, une sorte de Chilienne Kardashian. Sa réalité est en effet assez éloignée de la réalité quotidienne de la majeure partie du pays. Nous vivons un moment de transition et de crise, avec beaucoup de chômage, de pauvreté.

C. L. : Quels autres rôles aimeriez-vous jouer dans vos prochains films ?

M. Di G. : Il m'est toujours difficile de répondre à une telle question. Je suis comme obsédée par Jeanne d'Arc. Je suis allée voir une comédie musicale, enfin un opéra au Théâtre Municipal de Madrid Juana de Arco en la hoguera avec Marion Cotillard et la compagnie La Fura del Baus et j'ai été émerveillée. J'aimerais interpréter Jeanne d'Arc et faire une comédie musicale, alors peut-être que je pourrais être une Jeanne d'Arc musicale contemporaine en première ligne du bouleversement social au Chili ! J'aimerais aussi interpréter un film d'époque. Mon grand-père m'a toujours dit que j'avais le visage d'une vieille dame : j'aimerais jouer cette vieille dame.

La Verónica
de Leonardo Medel
Fiction
100 minutes. Chili, 2020.
Couleur
Langue originale : espagnol

Avec : Mariana Di Girólamo (Verónica Lara), Patricia Rivadeneira (Andrea), Ariel Mateluna (Javier Matamala), Antonia Giesen (Julita), Willy Semler (le procureur), Josefina Montané (Carolina), Gloria Fernández (Amanda), Constanza Ulloa (Moni)Scénario : Leonardo Medel
Images : Pedro García
Montage : Daniel Ferreira
Musique : Carlos Cabezas & Sol Aravena
Son : Daniel Ferreira
Production : Merced
Producteur : Juan Pablo Fernández
Vendeur international : Films Boutique
Distributeur (France) : Moonlight Films Distribution

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