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Le Club de Mediapart mar. 9 févr. 2016 9/2/2016 Édition du matin

A Blois, Conseil Local de Santé Mentale mort-né

Bonjour!

Je me permets de vous proposer cette information et cette interrogation qui est d'actualité fraîche, à tous les sens du terme

Amicalement

 

A BLOIS : CONSEIL LOCAL DE SANTE MENTALE MORT-NE

Bonjour !

 

Blois, vous connaissez ? c’est la ville chef-lieu du Loir et Cher, ce département qui a, entre autres, donné à la France Pierre Abelin, Jack Lang et Maurice Leroy.

Une ville actuellement gérée par des gens de gauche, et qui a pleinement intégré dans sa politique les actions en faveur de la santé comme à l’endroit des personnes en situation précaire, qui se penche sur le sort des gens vivant, comme l’expression douteuse le veut, « dans les quartiers ».

 

Il était donc logique de penser, à l’instar de grandes villes comme Marseille, Lille ou Brest, que la mise en place d’un Conseil Local de Santé Mentale permettrait d’insérer le discours et les réflexions concernant la « folie » dans l’espace de la Cité, en soutien et facilitation des actions des professionnels, eux-mêmes, pour la plupart, désireux de se fédérer et de se coordonner

Une instance rassembleuse, consultative et d’enrichissement des réflexions de tous les acteurs du soin et de tous leurs partenaires sociaux et citoyens, sous l’égide d’une municipalité non « gouvernante », mais garante de démocratie, de rigueur, d’éthique et de pérennité.

 

L’enfant est mort-né , par décision de l’instance politique de la Mairie. Ce qui appelle à tenter de comprendre pourquoi…

 

Le Conseil municipal a t-il peur de se voir reprocher une intolérable immixtion dans les affaires des professionnels, une mainmise sur les pratiques institutionnelles ou libérales ? Pourtant le corpus du projet contient toutes les précisions de nature à éviter cet écueil : structure non décisionnaire, garantie d’un comité d’éthique, municipalité positionnée comme facilitatrice et non directrice…

 

Certains conseillers ont-ils trouvé abusif que la collectivité locale « s’empare » d’un champ de préoccupations et d’intervention supposé être réservé aux initiés ? On aurait pu au contraire, dans un moment où la prise en considération des problèmes psychiques s’oriente vers la stigmatisation, le contrôle légal, les figures hideuses de la délinquance et de la dangerosité , se dire que ce champ-là est bien l’affaire de toute la communauté, et de nature à restaurer les capacités d’accueil des gens « différents » dans la Cité.

 

Certains conseillers ont-ils écouté les sirènes des tenants d’un lieu de soins qui s’est auto-proclamé seul et exclusif détenteur de « LA-VERITE » ? Dans ce cas, la stigmatisation ne viendrait plus de la communauté locale, mais de gens désireux d’exclure tout ce qui ne leur ressemble pas, et de jeter des anathèmes idéologiques sur de supposés « ennemis de classe »

 

Comme il est peu probable que des personnes très engagées par ailleurs puissent en arriver à ce stade, et qu’on peut difficilement imaginer qu’ils pensent et désirent en arriver à un « clash », on doit rejeter cette dernière hypothèse au même rayon fictionnel que la suivante : les élus s’en ficheraient-ils, au motif que ce n’est pas électoralement payant ?

 

Alors, ce lieu d’échanges fructueux, de partage des pratiques, de renforcement des concertations et des soutiens mutuels comme des apports originaux de chacun, ce lieu de travail en profondeur pour que les gens atteints de maladies psychiques soient considérés, respectés, protégés de tous les rejets et a priori, ce lieu-là ne doit-il pas exister.

Je ne sais pas, je ne comprends pas… Je sais bien, « on ne fait pas de politique contre l’opinion (Rocard) »… Mais c’est quoi, une opinion ?

 

Jean Claude Duchêne, pas trop psy mais totalement citoyen

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Tous les commentaires

oui, comme tu le dis, Jc, les "fous" ce n'est pas vendeur électoralement parlant, la sécurité ou les immigrés sont plus des thèmes à la mode. Avoir de la démocratie en matière psy quel horreur, des citoyens et potentiellement des malades psy qui se préoccupent de leur santé mentale, quel danger pour une politique sécuritaire et autoritaire !

Amicalement,

Lucile

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Contes de la folie ordinaire

À propos de l'édition

Comment cette société-ci accueille-t-elle la folie? Par la peur et le bannissement? Les prisons comptent près d'un quart de détenus qui souffrent de troubles psychiques et le projet de loi sur la rétention

de sûreté devrait prolonger indéfiniment la détention de ceux que l'institution jugera dangereux (pour qui? pour eux même ou pour la société?). Cette édition se veut le lieu du débat, et pourquoi pas, des propositions d'action.