Un indice de crédibilité

Malgré la destitution des Boutef et de ses sbires le pays poursuit toujours la politique du 5e mandat. Sinon comment expliquer cet alignement avec l'Arabie Saoudite au dernier sommet du monde arabe ? Dans les grands médias c’est le statut quo. On nomme et on dégomme de hauts fonctionnaires sans aucune autre information. On ne sait pas s’ils étaient pour ou contre le 5e mandat

Si la majorité du peuple marche pour le changement, ceux qui ne marchent pas sont mus par diverses raisons dont les ennemis les plus dangereux sont ceux qui veulent pérenniser le système et tentaient hier de libérer Toufik leur mentor de prison. Il y a ceux qui ne cessent de dénigrer le Mouvement car il dérange leurs commerces. Pour eux la crise est née du Mouvement.
Il y a aujourd’hui, celui qui veut aller vite comme s’il voulait mettre en pratique la politique du « pousses toi que je m’y mette » pressé à occuper un poste vacant. Il y a celui qui considère que l’Algérie doit être libérée des démocrates, qu’il assimile à des kofars (impies)à l’image de celui qui veut faire croire que même Dhina n’est pas un islamiste, façon de nous faire baisser la garde et nous poignarder dans le dos une deuxième fois, comme en Octobre 88. Il y a celui qui porte le drapeau amazigh pour consolider à juste titre la première identité de l’Algérie mais pas que cela et il y a toujours celui qui brandit le drapeau palestinien pour rappeler la solidarité indéfectible avec ce peuple et tous les peuples en lutte, mais pas que cela. Il y a des centaines de citoyens qui portent leurs slogans ou simplement une idée dans leur bras… Il manque celui qui devrait faire le signe de solidarité avec les Gilets jaunes et tout le reste.

Malgré la destitution des Boutef et de ses sbires le pays poursuit toujours la politique du 5e mandat. Sinon comment expliquer cet alignement avec l'Arabie Saoudite au dernier sommet du monde arabe ?
Dans les grands médias c’est le statut quo. On nomme et on dégomme de hauts fonctionnaires sans aucune autre information. On ne sait pas s’ils étaient pour ou contre le 5e mandat. La police elle, continue comme par le passé à interpeller les citoyens sans raison valable. Deux animateurs du mouvement ont été arrêtés lors de la commémoration de la Journée nationale de l’artiste à Tiaret. Ils ont été relâchés. Combien de manifestants sont empêchés de rejoindre la capitale les mardis et vendredis ?
La courte expérience du mouvement nous démontre que le changement des hommes si puissants soient-ils n’est pas suffisant. Il est donc nécessaire de préciser que ce sont les oligarques qui doivent rejoindre leurs trois compères Saïd, Toufik et Tartag et de préciser que ce sont leurs méthodes qu’il faut bannir à jamais, et en premier celle de courber l’échine face aux puissants de ce monde comme vient de le faire le général Soudanais au dépend du hirak de son pays
Les changements que nous souhaitons ou que nous acceptons doivent être pris en charge par le mouvement. Les partis, les associations les personnalités pour être crédibles doivent descendre de leur piédestal, dans la rue pour se faire entendre, réentendre et écouter à leur tour. Sinon comment rendre crédible une opinion si elle n’est pas mise en débat au grand jour, les médias n’étant plus crédibles.
On constate que tous les slogans sont tolérés les vendredis sauf celles qui prônent l’égalité et celle qui affichent le refus de l’Etat théocratique. Le vendredi 7.06.19 à la Place Audin vers 14h, plusieurs individus se sont mis à interpeller une jeune dame qui portait un panneau ou était inscrit : « Non à l’Etat Islamiste…. ». Harassée par la vindicte, la dame a fini par enlever son panneau en disant : « si tout le monde le refuse donc je l’enlève ». J’ai refusé cette censure et s’en est suivi un débat houleux avec le monsieur qui la sommait d’ôter le slogan. Il était habillé d’une gandoura locale jaune d’orée et pour donner du poids à ses argument farfelus, déclarait détenir un doctorat quand un autre citoyen pour l’approuver, invoquait l’argument que c’est le hirak qui a décidé de ne pas afficher la tendance politique … Comme on le constate la réaction ne s’affiche pas seulement, elle pratique la pensée unique qui a accouché de leur « La-yajouz », (illicite) du temps de Chadli. Ils font la guerre aux slogans des démocrates ; ces derniers assimilés à des kofars comme à leur habitude. Chassez le naturel, il revient au galop.
Ceux-là mêmes qui affirment à juste titre que Bouteflika a détruit toute activité politique, prônent une solution politique tout en l’opposant à la Constitution ! J’assimile cette confusion à une invitation à nager dans les eaux troubles de la transition de la bourgeoisie.
Nous avons toujours souhaité la victoire de la Syrie, sachant qu’après ce pays frère c’est nous qui allions être la cible du Capital financier et de ses larbins locaux. Contrairement à la Libye, la Syrie a vaincu ses adversaires. Elle a su résister et a préservé, grâce à la solidarité de ses voisins la Russie, l’Iran et le Liban son indépendance. 
Le général Al-Burhan vient d’être corrompu par les Saoudiens qui lui ont offert 3 milliards de dollars pour stopper la démocratisation du Soudan.
Notre Silmiya est d’une ampleur sans précédent et aura une solution de son envergure et non des solutions que préconisent des gourous logés y compris dans Facebook, dont l’un d’eux veut nous faire croire récemment que son compère Dhina n’est pas un islamiste parce qu’il est marxiste, un marxiste qui était pour l’assassinat des communistes comme Hitler le national-socialiste l’était pour les juifs. Il faut qu’il sache aussi qu’on n’approche pas de près les sciences sans le matérialisme et le plus brillant des matérialistes est Karl Marx. Certainement qu’il n’est marxiste qu’à ce titre à l’instar de la majorité des scientifiques et non un scientifique qui lutte pour un rapport de force en faveur des travailleurs et des plus démunis comme le fut Karl Marx. Bien au contraire les dirigeant du FIS, ses compères voulaient instaurer la chariâa (la loi coranique) pour asservir le peuple à la manière de Bouteflika. Ils ont un but commun avec des moyens différents. Si le FIS s’est servi du terrorisme-islamiste, Bouteflika s’est servi de la corruption et ses ingrédients.
A ceux qui annoncent à grandes manchettes dans la presse leurs réunions de commissions d’associations à ne pouvoir en compter et ceux qui font des pétitions qui n’ont plus d’autres destinataire que le Mouvement ou l’A.N.P sachent que le débat vient juste d’être entamé pour ceux qui pensent que la Silmiya est la solution idoine à la crise où nous a mené l’anti démocratie. Pour basculer de cette dernière à la démocratie, le Mouvement doit installer non pas un homme ou plusieurs mais instaurer un processus politique dont le moteur est la vérité pour pouvoir débattre sereinement. Par exemple Gaïd, en inculpant certains responsables et en épargnant d’autres, tombe dans le discrédit. Pour quelqu’un qui appelle au dialogue, il y a un problème. Tant que l’opacité et le mensonge sont légions chez l’Autorité il ne peut y avoir de dialogue pour avancer.
On ne pourra parler de fin de mission de l’ANP dans la sphère politique que le jour ou tous les oligarques et tous les responsables des meurtres et assassinat d’hier, encore vivants et ceux d'aujourd’hui rejoignent la prison pour occuper la place des prisonniers d’opinions qui eux, doivent sans tarder, rejoindre leurs foyers.

Des « extrémistes religieux » viennent de racketter des gérants de débits de boissons à Aïn Turk Oran. Pourquoi de tels raquetteurs ont toujours été moins inquiétés que ceux qui veulent tout simplement fêter un événement lié à l’art, à la culture ou simplement à la politique c'est-à-dire à la gestion de sa Commune de sa Daïra de sa Wilaya et de son pays ? La réponse est simple : Ces bandits raquettes au nom de Dieu car il est dans un pays ou la loi fait de l’islam religion de l’Etat. Parfois c'est le bandit qui applique la chariâa (loi coranique) et non le pouvoir. Cette alternance à ce sujet finit par supprimer le réflexe idoine au simple agent de l’ordre. L’imbroglio a été entretenu depuis longtemps. Quand une femme se plaint d’une agression à un flic, elle reçoit comme réponse une autre violence par : qu’est-ce que tu fais dans la rue ? Lorsque la Police deviendra intransigeante envers tous les voyous,  traquera les bandits des villes et des campagnes, ceux qui s’accaparent des terres et non le citoyen ou la citoyenne honnête, on aura un indice de crédibilité qui invite au dialogue avec l’Autorité. Saadeddine Kouidri Alger le 11.06.19

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