mot de passe oublié
onze euros les trois mois

Restez informé tout l'été sur Mediapart !

Profitez de notre offre d'été : 11€ pour 3 mois (soit 2 mois gratuits) + 30 jours de musique offerts ♫

Je m'abonne
Le Club de Mediapart jeu. 25 août 2016 25/8/2016 Édition du matin

L'Europe envisage d'interdire la liberté de déplacement de certains militants

La presse allemande vient de révéler une étude commandée par l'Union Européenne : celle-ci voudrait dans les années à venir interdire le déplacement sur le territoire européen des militants et activistes de la cause animale.

L'Europe est donc en train de préparer une loi qui interdira le déplacement sur le sol européen des militants de la cause animale et ce dans le but d'empêcher le développement d'une internationale européenne de la cause animale. Cette étude, dont certains extraits viennent d'être publiés dans la presse allemande, exprime parfaitement bien ce que les militants de la cause animale représentent pour les institutions européennes : des activistes qualifiés de " criminels itinérants" ! Défendre les droits des animaux est donc perçu par l'UE comme une action criminelle que la loi doit punir pour éviter sa prolifération.

Cette expression de "criminels itinérants" est explicitement  utilisée dans cette étude qui annonce le pire en matière de répression à l'encontre des militants des droits des animaux. L'UE va donc dans les années à venir criminaliser le mouvement de défense des animaux en se servant de tous les moyens répressifs dont elle dispose au risque de mettre en question les liberteés individuelles et publiques et ce dans le but de privilégier et défendre par tous les moyens les intérêts économiques des entreprises qui exploitent et qui vivent de cette exploitation scandaleuse des animaux.

L'UE prend donc partie clairement pour ceux qui se servent des animaux comme biens économiques et donc se range du côté du capitalisme le plus violent. C'est la démocratie elle-même qui sera mise en question avec une telle loi qui interdira tout rassemblement visant à dénoncer telle ou telle entreprise ou institution violant ouvertement les intérêts des animaux et leurs droits à ne pas être maltraités et exploités.

L'Europe est donc en train de tuer l'idée même de démocratie et de liberté d'expression qui constituaient l'une de ses fiertés. Nous savons maintenant que les grandes institutions, nationales et internationales,  à savoir les institutions politiques , judiciaires, scientifiques et économiques sont les principaux obstacles à un réel changement dans la domaine des droits des animaux, ce projet de loi le prouve amplement et nous devons dénoncer le fait que l'Europe, de moins en moins démocratique, envisage dans le secret  cette restriction inadmissible des libertés individuelles, publiques et de la liberté d'expressison.

Les militants de la cause animale, qui font donc peur à l'Europe manifestement, sont et seront de plus en plus surveillés, dénonçons cette surveillance indigne d'Etats démocratiques.  C'est la démocratie qui est en danger avec ce projet de loi qui vise à interdire notre liberté de déplacement sur le territoire européen. Notre liberté d'expression sans laquelle la cause animale n'aurait aucune possibilité d'avancer et de faire bouger les lignes de résistance de tous les exploiteurs d'animaux. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Tous les commentaires

 

"Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l’amour." 
Pythagore (570-480 av. JC)

Plus de 2000 ans plus tard on n'a pas beaucoup progressé. L'avenir est bien sombre.

Cet été, Mediapart vous accompagne partout !

onze euros les trois mois

À cette occasion, profitez de notre offre d'été : 11€/3 mois (soit 2 mois gratuits) et découvrez notre application mobile.
Je m'abonne

L'auteur

L'édition

suivi par 96 abonnés

Droits des animaux

  • 14 rédacteurs
  • Rédacteur en chef : jaquis
À propos de l'édition

Les animaux sont souvent présents dans les médias, et ce de plus en plus fréquemment, mais toujours selon le point de vue intéressé et égoïste des humains. Quand on parle d'eux, c'est toujours,

en outre, de manière négative parce que leur existence vient mettre en question le pouvoir que l'homme s'est donné et s'octroie chaque jour par la violence à leur égard. Il est très rare, voire exceptionnel, il faut bien le reconnaître, de parler des animaux de manière positive et selon leur propre point de vue, c'est-à-dire celui de personnes non humaines cherchant à satisfaire leurs intérêts de vivants et capables d'éprouver du plaisir, de la joie, de la tristesse et de la souffrance, autrement dit d'être les "sujets de leur propre vie"selon l'expression du philosophe américain Tom Regan dont les idées alimenteront cette édition. Le moment est venu de renverser la violence qui consiste à en faire des biens au service de l'homme. Dans cette édition consacrée aux droits des animaux, nous informerons les lecteurs des combats menés en ce moment, et à conduire dans l'avenir, pour changer en profondeur le regard sur eux afin de leur reconnaître un jour, le plus tôt possible donc, des droits qui en feraient des personnes, c'est-à-dire des sujets méritant respect et dignité. Cette révolution est en cours et touche tous les domaines (politique, droit, science...) qui se trouveront tôt ou tard dans l'obligation morale d'arrêter l'exploitation et donc l'aliénation des animaux afin de leur reconnaître une égalité de droit entre eux et nous. C'est à ce changement de civilisation en faveur des animaux que cette édition, unique dans les médias français, veut absolument contribuer. Cette édition qui vise donc à reconnaître des droits aux animaux dérangera mais prendra le temps d'expliquer, d'argumenter et d'analyser les raisons pour lesquelles les animaux, eux, ne peuvent plus attendre.